<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525</id><updated>2011-09-04T07:46:08.490-07:00</updated><title type='text'>Le Monde sans Schopenhauer</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>67</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-8259220196517944491</id><published>2011-05-01T08:31:00.001-07:00</published><updated>2011-05-01T10:15:09.970-07:00</updated><title type='text'>A la Solde du Grand Capital</title><content type='html'>Dimanche premier mai deux mille onze. Dix-Sept heures trente-et-une. En bon social-traître, je travaille un premier mai, a fortiori s'il tombe un dimanche. Horaires allégés, passants émiettés, je travaille peu, mais je travaille. Comme je suis mon propre patron, je le fais parce que je le veux bien. Les transports en commun lyonnais ont, quant à eux, décidé qu'ils ne travailleraient pas; c'est apparemment une obligation religieuse parmi les classes laborieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du temps a passé depuis ma dernière intervention. Nulle raison précise à ce long silence, sinon la vie quotidienne qui s'immisce dans les interstices du réel pour plaquer sur le défilement des jours un filtre de monotonie. Le tapis roulant s'accélère avec les années, toujours plus près du terme du voyage, le bout de la route se fait plus proche, et la trame du réel plus friable. Mais je tiens bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de franchir le cap de mon tiers de siècle extra-utérin. A mon âge, Jésus était mort (et nécro-animé). Il me reste encore deux tiers de siècle, et j'attaquerai le second (je ne pense pas qu'il y en aura un troisième). Pour le moment, la machine tourne encore, malgré quelques raideurs dans les articulations, et ma maladresse qui persiste malgré les points d'expérience que j'investis pour compenser ma pénalité initiale. Il faudrait que je reprenne une activité physique plus régulière, le badminton une heure par semaine (reprise le neuf mai), de la course à pied (j'ai découvert un parc, et peut-être un stade, à un jet de pierre de chez mon aimée), de la bicyclette (regonfler la mienne et filer comme le vent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma journée touche à son terme. Je me serais plus étendu si l'ennui avait été au rendez-vous, mais il m'a déçu. J'ai eu des clients, des passants, des amis et ma mère. J'ai tout de même pu avancer ma lecture ("Le Dernier Vœu", d'Andrzej Sapkowski), que je devrais achever ce soir. Je suis aussi en train de me lire l'avant-dernier roman de Michael Connelly. Et de boire du jus de fruits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: une fois que le tournoi de cartes que j'héberge sera terminé, manger quelque chose, me retirer pour la nuit dans l'une ou l'autre de mes résidences perpétuelles, lire et dormir. Demain, un affrontement futuriste sur une table, une promenade et un repas. En bonne compagnie. Et de la lecture, si j'en ai le temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-8259220196517944491?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/8259220196517944491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=8259220196517944491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8259220196517944491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8259220196517944491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2011/05/la-solde-du-grand-capital.html' title='A la Solde du Grand Capital'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-4698695220745514440</id><published>2011-03-01T11:35:00.000-08:00</published><updated>2011-03-01T11:49:22.212-08:00</updated><title type='text'>La Forge des Enfers</title><content type='html'>Mardi premier mars deux mille onze. Vingt heures trente-huit du matin. La journée de travail touche à sa fin. Il me reste encore quelques heures de boulot à abattre avant de pouvoir quitter mon lieu d'asservissement. Je suis mon propre patron, mais il arrive que je trouve les journées un peu longues. Je bosse sans interruption depuis un peu plus de dix heures. Je compte mettre les voiles dans trois heures environ. Dans l'intervalle, j'aurai encore pas mal de choses à accomplir, et je sais que je n'aurai pas le temps de tout faire. Ni la stamina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait trois bons mois que je n'ai rien dit. Non qu'il ne se passe rien, mais le temps manque pour passer sur cet espace, les choses à vivre ne sont pas systématiquement des choses à dire, et s'exprimer ici relève de l'utilisation de temps libre, une commodité qui depuis quelques mois me fait cruellement défaut (ou que je consacre à des choses plus vitales). Dans ma vie, un peu de la même chose, dans des proportions variables. Je ne pense pas avoir radicalement changé de mode de vie, même si les choix quotidiens ne sont plus les mêmes dès lors qu'on est en couple. Il y a des concessions à faire, que je n'aurais pas envisagées il y a un an. Les aspects négatifs de la relation ne sont dus qu'aux circonstances qui entourent mon amie, qui en ce moment, n'est pas à la fête. Je la soutiens, des amis, communs ou qui lui sont propres, la soutiennent aussi. Il faut tenir bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hiver est passé comme un rêve. Je suis resté dans une logique de fatigue intense, sans vraiment pouvoir me reposer, et la coupure d'une semaine que je m'étais accordée il y a deux semaines, la première depuis un an et demi, n'a pas été aussi reposante que prévu, la faute aux problème mécaniques, de santé, de moral, bref, aux circonstances extérieures. Malgré tout, je demeure un éternel optimiste, et je ne peux m'empêcher de voir du positif en toute circonstance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire un roman de K. J. Parker, en français dans la traduction, par commodité vu que je n'avais que cette édition là sous la main, "Les Couleurs de l'Acier". Un escrimeur avocat est victime d'une malédiction. Un univers baroque intéressant, une fantasy moins gnangnan que la moyenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire. Un roman de Richard Morgan, "Woken Furies", qui est le prolongement de "Altered Carbon" et "Broken Angels". Du cyberpunk post-humain. Avec des vrais morceaux de choses bien dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de travailler. C'est le programme de la soirée, après un éventuel passage dans la salle de jeu. Pour jouer, ou déplorer l'évolution des choses. Ou me féliciter. Ou me plaindre. Ou profiter du temps qui passe pour unir ma complainte à celle du sentier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-4698695220745514440?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/4698695220745514440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=4698695220745514440' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4698695220745514440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4698695220745514440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2011/03/la-forge-des-enfers.html' title='La Forge des Enfers'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5045260298146493702</id><published>2010-12-07T15:37:00.000-08:00</published><updated>2010-12-07T15:52:53.641-08:00</updated><title type='text'>Flottaison</title><content type='html'>Mardi huit décembre deux mille dix. Minuit trente-huit du soir. Oui, je sais. Ca fait longtemps que je n'avais rien dit. Rien à voir avec le vécu, juste un peu moins de disponibilité, un peu plus de bonheur au quotidien, un peu moins le réflexe de palucher le clavier pour étaler ma confiture. Je vis des journées qui se ressemblent, qui sont longues et laborieuses dans un environnement qui me plait, je passe des nuits courtes, généralement pas seul, à lire, dormir un peu, plus car affinité, en décalé quand nos insomnies se croisent sans se téléscoper, elle plus du soir, moi davantage du matin, je vis des instants interstitiels qui se valent d'un jour sur l'autre, mais je m'épanouis, un peu comme les fleurs qu'on voit parfois pousser sur le bitume, pas vraiment des chardons, plutôt des trucs un peu colorés, un peu pâlots, sans forme ni structure, mais ça fleurit un temps. Cette phrase est trop longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai vendu du rêve. Des chevaliers Jedi dans des tubes en carton, des querelles médiévales en deux dimensions, des fragments de récit flanqués entre deux couvertures. Du jeu à l'état pur, du concentré onirique pour les longues nuits d'hiver. J'ai parlé à des gens, écouté leurs bruissements dans mon arrière-salle, bu du jus de fruits, mangé un sandwich dont je ne retiendrai que les cornichons, lu quelques pages, entre deux clients, du livre que je suis en train de ne pas dévorer par manque de temps ("House of Chains", de Steven Erikson, quatrième tome du Malazan Book of the Fallen, comme la Compagnie Noire, en mieux, et en plus long). J'ai ouvert des colis, inventorié des marchandises, converti du papier en électrons moqueurs tapis au détour de la Toile. J'ai rempli mon office.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents sont à Lyon. Ils sont venus pour les Lumières. Si j'ai le temps, je les accompagnerai, demain soir, dans les rues, sauf s'il y a trop de gens. Je n'aime toujours pas les foules. Ce soir, j'ai dîné en famille, dans une cantine vietnamienne du quartier, trop vite et trop abondamment. J'ai bu un café, du concentré de sucre et de taurine, du jus noir qui fait des bulles. Je n'ai pas sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'étais de repos. J'ai lu, matiné gras. Déplacé deux ou trois mille bouquins qui traînaient sur des étagères, histoire de pousser lesdites bibliothèques pour faire de la place contre un des murs, histoire d'y caler la dernière acquise. Mon amie l'a montée pendant que je faisais ma gym avec les livres. J'ai passé un peu moins de trois heures à manipuler les ouvrages, dans la poussière, la plupart des temps alternant entre flexions et pas chassés. Ca fait du sport. Le soir, un jeu de rôle dans l'espace, un retour au bercail un peu trop tard. Une nuit courte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fait plus froid. La semaine dernière, vingt centimètres de neige. J'ai joué aux cartes en Westeros. Il a plu. La neige a fondu. J'ai lu le troisième tome du Malazan Book of the Fallen. La semaine dernière, j'étais à Paris. J'y ai acheté des livres. Je me suis interdit de librairie jusqu'en deux mille onze. Je dois payer mes impôts locaux. Reprise des séances de badminton la semaine prochaine. J'ai refait du vélo. Il repleut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir. Je ne vais pas tarder à décrocher, quitter mon lieu de travail. J'en ai gardé un peu pour demain. Il est minuit cinquante-et-une. Je vais dormir entre quatre et six heures. Il me reste cinq cents pages pour finir mon livre. Je le lis. Je ne l'écris pas. Ni le temps, ni trop l'envie. Toujours à la recherche d'une histoire. Les gens heureux, tout ça. En route. La nuit m'attend, avec un peu de chance, il ne pleuvra plus, et je pourrai lire quarante minutes, le temps que mes pas me ramènent à mon domicile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5045260298146493702?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5045260298146493702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5045260298146493702' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5045260298146493702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5045260298146493702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/12/flottaison.html' title='Flottaison'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5248429942631802402</id><published>2010-09-07T16:09:00.000-07:00</published><updated>2010-09-07T16:25:45.108-07:00</updated><title type='text'>Virtuellement insatiable</title><content type='html'>Mardi sept septembre deux mille dix. Une heure dix du matin suivant. Encore une journée à grosso modo quinze heures de boulot. Nous sommes sur la base d'une semaine de cent cinq heures en sept jours. Heureusement, je tente de me ménager des plages de repos, en accord avec la coordination interne à l'équipe et mes impératifs biologiques (sommeil, faim, fatigue). Hier, j'ai pu me reposer, et cette semaine, je ne travaillerai que jusqu'à vendredi après-midi. Le week-end sera sur Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dimanche, je me suis lu le nouveau roman de Michel Houellebecq, qui sortira demain en librairie. C'était sans doute un de ses meilleurs. Je suis assez fan de l'écriture de Houellebecq, convaincu par son cynisme, modérément affecté par certaines de ses thématiques. Ce roman-ci renoue avec les racines des deux premiers romans, qui étaient les meilleurs, loin de la provocation consensuelle de "Plateforme" (le tourisme sexuel en Thaïlande) et "La Possibilité d'une Ile" (l'univers des sectes). Il est ici question d'art contemporain. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de name-dropping, à la Brett Easton Ellis, Houellebecq intervient comme un des personnages (à la Brett Easton Ellis), il meurt même au milieu, et le protagoniste doit enquêter pour découvrir le meurtrier. Des clins d'œil aux copains (Begbeider), des piques à diverses personnalités, que mon désintérêt flagrant pour l'actualité et le monde des célébrités m'empêche parfois de percevoir. Une anticipation plus fine, plus policée qu'à la fin des "Particules Elémentaires", qui virait au grand-guignolesque post-humain (un peu comme "Babylon Babies", du moins talentueux Maurice G. Dantec).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai regardé la première saison d'une série britannique, "The IT Crowd", et un film, "Juno", en alternance avec la lecture de "Makers", l'avant-dernier roman de Cory Doctorow, dont j'avais lu "Down and Out in the Magic Kingdom" l'automne dernier en Chine, "Little Brother" l'hiver d'avant en Chine, et dont j'ai entamé le dernier roman en date, dont le nom m'échappe, mais que je reprendrai à l'occasion. Ce qui démarque cette lecture des précédentes, c'est qu'il s'agit du premier roman de l'auteur que je lis autrement que sur ordinateur, en version électronique officiellement libre et gratuite, mise en ligne par l'écrivain lui-même. J'ai cette fois-ci affaire à un ouvrage de colle et de papier, et l'expérience en est subtilement différente. J'ai davantage l'impression d'avoir en face de moi un individu et l'expression de sa personne artistique, qui subitement m'évoque Douglas Coupland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: achever cette note, fermer mon commerce, rentrer sous la pluie (il pleut sans discontinuer depuis ce matin), passer quelques heures allongé sur le matelas, à lire ou à dormir si la chaleur me le permet (car la pluie m'empêchera d'ouvrir les fenêtres), ou dans l'étreinte confortable de ma bonne amie. Demain matin, me lever tôt, revenir bosser, en attendant que vienne l'opportunité de dormir suffisamment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5248429942631802402?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5248429942631802402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5248429942631802402' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5248429942631802402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5248429942631802402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/09/virtuellement-insatiable.html' title='Virtuellement insatiable'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2839129263819632928</id><published>2010-09-02T12:54:00.001-07:00</published><updated>2010-09-02T13:12:25.077-07:00</updated><title type='text'>N'est pas d'Or, ce qui à Jamais Mord</title><content type='html'>Jeudi deux septembre deux mille dix, vingt-et-une heures cinquante-cinq. Tirez sur la nappe, hop, magie, les assiettes, les verres, les plats, voire les convives, tout vole en l'air, et parfois la vie, c'est pareil. Ou le tapis roulant s'emballe, les choses s'accélèrent, on ne trouve plus le temps de rien, ni de se poser, ni de repartir, ni d'avancer, ni de reculer pour mieux sauter. Et puis des fois, on prend quand même le temps de dire. Ou on ne le prend pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers mois, le besoin de dire était moins pressant, la vie plus présente de l'autre côté du réel, celui qui n'est pas cathodique, l'autre versant du vécu, celui qui se contente d'engranger du passif au compteur des jours morts. Qui sont des jours vécus, au lieu de jours à vivre, ils alourdissent la charge pleine. La vie est belle, mais les nuits sont courtes, et les jours sont pleins. Les pauses sont rares, et la nécessité de confier à un bout d'écran, à un morceau de clavier et quelques lecteurs épars, les dérives du quotidien, est d'autant moins pressante que le reste du vécu bouleverse un peu le mobilier, bouscule les meubles et fait passer par dessus bord les circonstances superfétatoires. Parce que c'est un mot qu'il fait bon placer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire sur ces derniers mois? Je ne sais plus, au juste, où j'en étais avant que le magicien de salon, un peu bourré, ne prenne la nappe à deux mains pour tout envoyer valdinguer. Il y eut un printemps, il y eut un été, troisième saison. Le vingt-trois mai, un déjeuner sur l'herbe m'a comblé. Un voyage en Allemagne pour un mariage de cousine, un crochet par Paris pour voir famille-amis (à Miami), un petit bout de route collectif à Poitiers pour un championnat de France d'un jeu de cartes évolutif (et tondu), où j'ai fini vingt-quatrième sans être le serviteur de personne, un gros morceau d'été au milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avais-je mentionné le mariage de mon frère? Il s'est marié en avril. Une chose en amenant une autre, le premier de mes neveux est né en août, il y a un mois jour pour jour. Je suis donc triplement avunculaire, et je m'en porte bien. Les deux nièces, en amont, ont sept ans et deux ans, respectivement, sachant lire et marcher, parler, que sais-je encore. Le neveu se porte bien, la terreur des biberons parcourt le monde. Il est parmi nous (le chaton).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite virée en Bretagne, toujours chez Piotr et sa nombreuse descendance, avec un bout d'île d'Houat au bout de la route. C'est un îlot sablonneux au milieu du golfe du Morbihan, avec des gens dessus, du bonheur et des nuits trop courtes. Quatre jours sous la tente, dont deux sur l'île, un dans un lit et le troisième dans la voiture, douze heures aller, douze heures retour, un grand merci à la conductrice, qui se reconnaîtra. Et que j'apprends à connaître, avec beaucoup de contentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon commerce a déménagé, l'avais-je mentionné? Il s'est translaté de quelques mètres, dans un local deux fois plus grand, avec plus de place, plus de visibilité, des rayons beaux comme au premier jour, des vitrines grandes et éclairées, des clients nombreux et satisfaits, des ventes satisfaisantes et des journées de plus en plus pleines. En ce moment, je bosse en moyenne quinze heures par jour (parfois plus, et rarement moins), les semaines font entre six et treize jours, et la saison touche à sa fin, vivement l'hiver, qu'on souffle un peu. J'aime bien l'été, mais je le préfère ayant été qu'étant l'été. Le problème du sud, c'est qu'il y fait chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai-je tout mentionné? Pour l'essentiel, et sans m'étendre, j'ai dû couvrir l'essentiel de mon quotidien. Les lectures ont été nombreuses, je ne saurais en rendre compte, intégralement, en un laps si court. Je n'ai pas tout noté. Lu ce dimanche, le tout dernier roman de Sir Terry Pratchett, "I Shall Wear Midnight", trente-huitième du Discworld, avec des vrais morceaux de Wee Free Men dedans. Pourvu que ça dure. En chantier, "Canticle", qui fait suite à "Lamentation", de Ken Scholes, de la bonne fantasy; "Smiley's People", un Le Carré d'il y a trente ans; "Le Maître des Illusionnistes", qui est allemand et amusant. Et d'autres trucs, qui me tiennent occupé entre le retour nocturne et le sommeil immédiat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: bosser encore une heure ou deux, j'ai du stock à gérer, des commandes à passer, du temps à tuer sur la toile et un retour à pied à opérer (heureusement que je ne suis pas chirurgien). Quand je serai rentré, nuitamment, en mon studio de banlieue, je procéderai aux ablutions, je mangerai une ou deux saucisses et je me brosserai les dents. Je lirai une ou deux pages dans le contre-jour poussiéreux de mon pied-à-terre au quatrième étage, sous le regard blafard des pigeons lunaires, et quand la nuit sera totale, je dormirai un peu, recroquevillé sur ma paillasse en mal de lessive, à attendre le lever du jour et le début d'une nouvelle ronde des chansons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2839129263819632928?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2839129263819632928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2839129263819632928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2839129263819632928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2839129263819632928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/09/nest-pas-dor-ce-qui-jamais-mord.html' title='N&apos;est pas d&apos;Or, ce qui à Jamais Mord'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-88707845933178550</id><published>2010-06-23T03:46:00.000-07:00</published><updated>2010-06-23T04:11:18.899-07:00</updated><title type='text'>Appropriation des Moyens de Subsistance</title><content type='html'>Mercredi vingt-trois juin deux mille dix. Midi quarante-sept. Un peu plus de trois mois depuis ma dernière entrée biographique dans ce journal. Le temps est passé, vite, très vite, pas trop vite mais tout de même. Beaucoup de choses sont survenues dans mon continuum. Mon frère s'est marié, le commerce familial a déménagé dans le local voisin, au prix d'une bonne dose d'huile de coude, d'aide bénévole de nos amis et de nuits blanches passées à tout remettre en place. La famille devrait s'agrandir d'ici un petit mois, ma vie personnelle se ramifie, j'ai repris repris mes traductions professionnelles, tout en travaillant à temps triple, bref, je n'ai presque plus le temps de tout faire. D'où un regain d'activité, sur tous les fronts, car moins j'ai de temps, plus j'en fais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère s'est marié début avril. La mariée était en vert, son père possède des vergers, qui produisent des cerises, lesquelles sont présentement engagées dans une conquête méthodique de mon gosier. Cinq fruits et légumes par minute, merci la belle-famille du frangin, vive la Drôme et vivent les Dromadaires. Le Tigre a changé de mode publicatif, mon marchand de journaux a cédé son affaire, et j'ignore si les nouveaux gérants continuent de vendre le périodique rayé. Comme il est quinzomadaire, je rate deux numéros sur trois. Je rêve de compléter ma collection en envoyant beaucoup d'argent à la maison mère pour une intégrale reliée cuir, orange et noir imitation tigre. Rrrr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai continué sur ma lancée mariagistique pour faire un crochet par l'Allemagne du nord, où ma cousine sautait le pas, dans les bras d'un brave banquier. J'ai pu renouer avec toute cette branche de l'arbre, voir ma tante et mon cousin, dormir sur le canapé de ma cousine, manger les tartines de mon oncle en admirant ses danseuses en céramique, causer teuton avec d'authentiques joueurs de l'Oeil noir, défunt (sur nos rivages) jeu de rôle ayant bercé mon enfance, toujours joué outre-Rhin, avec force. Troisième édition révisée, reliée cuir, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille va bien. Mon grand-père de quatre-vingt-six ans, seul survivant de mes aïeux en ligne directe, survit bon pied, bon oeil, a fait le voyage en Allemagne, a même dansé avec la mariée. Je n'ai pas vu la danse, j'étais rentré me coucher sur le canapé relié cuir, etc., de ma cousine, à regarder l'Eurovision en compagnie de trois chats, deux enfants et un fan de Star Trek. La famille va bien, il me reste plusieurs grands-tantes, et tout le monde sur la génération de mes parents. Je touche tout un tas de matériaux, du bois, du contreplaqué, du cuir et du plastique, en espérant que ça durera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sultan est toujours en Chine. Sa famille s'est agrandie, d'une petite fille au prénom insolite (mais beau), je passerai les voir en deux mille onze s'ils y sont encore et que mes finances me le permettent. Pas de voyage international prévu pour deux mille dix, ou alors, en fin d'année, mais la période s'y prête mal, dans l'industrie des loisirs, la période des fêtes est synonyme d'activité intense. Et les finances, toujours. On en revient toujours aux finances...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, je suis repassé sur Paris, pour voir des amis, de la famille, acheter des livres, me promener, aller au cinéma voir les films qui ne passaient plus en province. Manger. Jouer au boggle et au scrabble. Faire une partie de Shadowrun (je vais d'ailleurs lancer, courant août ou juillet, une campagne). Bref, croiser du monde, recroiser du remonde, profiter du beau temps, en attendant que la saison trop chaude ne commence en vrai. Vivement l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: continuer de tenir seul la boutique, en attendant que mon frère daigne se lever. Manger des cerises. Attendre que mon amie passe au magasin, elle devrait venir en soirée. Poursuivre mes lectures, si j'en suis réduit à l'inactivité (mais c'est peu probable). En ce moment, je dévore à petites doses "Broken Angels", de Richard Morgan, deuxième volume des aventures de Takeshi Kovacs, de la bonne science-fiction, avec ou sans espace, du cyber- et du post-humain, du géopolitique et du rétro-technologique. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, ultime escapade de la saison, championnats de France du jeu de cartes évolutif Trône de Fer, sur Poitiers, avec douze autres lyonnais ou assimilés, départ vendredi après-midi, retour dimanche soir ou lundi. Pourvu qu'il gèle. Winter is coming.&lt;em style="font-style: italic;"&gt;&lt;/em&gt;&lt;em style="font-style: italic;"&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-88707845933178550?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/88707845933178550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=88707845933178550' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/88707845933178550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/88707845933178550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/06/appropriation-des-moyens-de-subsistance.html' title='Appropriation des Moyens de Subsistance'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-7717041365967821985</id><published>2010-03-23T02:05:00.000-07:00</published><updated>2010-03-23T02:19:45.813-07:00</updated><title type='text'>L'Homme-Printemps des Cavernes de l'Angoisse Exaltée</title><content type='html'>Mardi vingt-trois mars deux mille dix. Aucune constance dans la planque, ni dans la tenue de mon journal. Tant pis. La faute au boulot, au pas de connexion chez moi, au régime des coureurs cyclistes et à d'autres impondérables qui feraient mieux de s'acheter une balance (non, je ne vise personne dans le monde réel, je fais juste une jolie phrase un peu obscure, centrée sur un jeu de mots improvisé). Il fait beau, trop beau, encore que l'absence de pluie m'arrange plutôt rapport à l'étanchéité de mes chaussures. Il fait chaud, trop chaud, encore qu'onze degrés au matin, ça aille encore, c'est juste assez pour avoir laissé tomber le manteau, le pull et conservé t-shirt, chemise et blouson. Le soir, c'est un peu juste, mais en journée, un t-shirt suffit la plupart du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, fondue chinoise avec mon frère, ma belle-sœur et son frère. Retour au domicile vers une heure et demie du matin, après avoir longtemps cherché une borne vélométrique en bas de chez moi, en avoir trouvé une mais joué au chevalier des cavernes pour la céder à une jeune femme désespérée de n'en point trouver. Ma bonté me perdra. En attendant, ma bonté m'a fait tourner en rond pendant un quart d'heure, jusqu'à ce que je finisse par repérer un point d'ancrage à dix minutes à pied de chez moi. Avec le beau temps, de plus en plus de gens prennent le vélo pour rentrer le soir, et les travailleurs comme moi doivent prendre pied la route et user les petits souliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, je me suis fait acheter des chaussettes. Elles sont très confortables, et présentent l'avantage certain de n'être pas (encore) trouées. Ce matin, le réveil a été difficile, mais a devancé d'une bonne demi-heure le dring final de la machine qui fait dring. Je savoure présentement mon premier mug de café de la matinée, au magasin, en écoutant Miles Davis et en poursuivant mon rangement des arrivages d'hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au programme du jour: travailler. En attente, de nombreux livres en réassort, des boîtes magiques et sans doute quelques surprises, comme les chevaliers médiévaux à ressort venus du Québec, fraîchement débarqués hier sur nos rivages rhôni-alpinaux. Si j'ai des temps morts, ce qui n'arrivera pas, je poursuivrai ma lecture de l'avant-dernier Robin Hobb, "The Dragon Keeper", que j'ai entamé ce dimanche en prévision d'attaquer un jour le tout dernier, qui nous est arrivé la semaine dernière, "Dragon Haven", suite et fin du dyptique des "Rain Wild Chronicles". Pendant ce temps, en France, le huitième et dernier fragment de la "Soldier Son Trilogy" (le cycle du Soldat-Chamane) vient de sortir en grand format.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-7717041365967821985?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/7717041365967821985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=7717041365967821985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7717041365967821985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7717041365967821985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/03/lhomme-printemps-des-cavernes-de.html' title='L&apos;Homme-Printemps des Cavernes de l&apos;Angoisse Exaltée'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6499598477324415442</id><published>2010-03-08T09:16:00.000-08:00</published><updated>2010-03-08T11:11:43.030-08:00</updated><title type='text'>Faible Femme, Sombre Brute</title><content type='html'>Lundi huit mars deux mille dix. Vingt heures sept du soir. Je n'ai pas encore dîné, ni même déjeuné. Je ne suis pas sûr d'y parvenir ce soir, j'ai trop de boulot. Au programme, finir d'inventorier le contenu de sept ou huit cartons reçus dans la journée, analyser le contenu dudit contenu, en rendre compte à mes clients, par la rédaction et l'envoi de courriers électroniques massivement diffusés. Faire progressivement disparaître la masse ludique incriminée, au profit soit de ma collection personnelle, soit de Moloch, mon sac sans fond. Je sais où sont les missiles, colonel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honor Harrington est nulle. Elle n'a même pas réussi à apparaître dans les pages de "Flag in Exile", roman de David Weber que j'avais l'ambition de commencer ce matin. Au final, je n'ai pas fini le premier paragraphe de la première page du prologue. C'est le cinquième roman du cycle, la fin du précédent a vu l'héroïne en bien mauvaise posture, et je suis soucieux de sa santé. Si j'ai le temps, ce soir, je poursuivrai mon enquête. Entre deux tartines de camembert, la fête est plus molle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6499598477324415442?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6499598477324415442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6499598477324415442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6499598477324415442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6499598477324415442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/03/faible-femme-sombre-brute.html' title='Faible Femme, Sombre Brute'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-9023359924828963705</id><published>2010-03-08T02:14:00.000-08:00</published><updated>2010-03-08T04:22:24.043-08:00</updated><title type='text'>Journée Solide, Nuit Liquide</title><content type='html'>Lundi huit mars deux mille dix. Onze heures seize du matin. Le temps file à toute allure. Déjà deux mois depuis mon dernier billet. Hier, il a neigé, mais ça n'a pas tenu (sauf à la campagne, où les trains sont bloqués). Le froid est vivifiant, juste la petite pointe de dents de lait qui mordillent le col et les mains, le baiser du vent qui fouette gentiment le visage, sur le vélo. Le visage n'est pas directement posé sur le vélo, mais on m'aura compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens la boutique seul, ce matin. Mon frère est resté coincé dans la Drôme, en pleine tempête de neige. Il y passait la journée pour tester le traiteur qui catérera le mariage (il se marie dans un mois). Du coup, je suis seul, ce matin, face au vide du client qui s'imagine, à tort, que notre commerce est fermé le lundi. Ni le lundi, ni le mardi, ni le dimanche; nous sommes ouverts sept jours sur sept. C'est, de fait, ma huitième journée de travail consécutive. Heureusement, je chômerai le week-end prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Treize heures vingt. Petite ellipse composée de clients, de livraisons, d'emails, de coups de téléphone et de gestion des affaires courantes. Le temps passe vite. Il fuit ainsi qu'un labrador sur la pampa. L'estomac se vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: la même chose. Travailler d'arrache-cœur, attendre le retour du frère et réduire l'écart avec le degré zéro. Il fait trop chaud. En lecture, David Weber, Charlaine Harris, Iain M. Banks et Mélanie Fazi. De vendredi prochain au lundi suivant, je serai à Bordeaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-9023359924828963705?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/9023359924828963705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=9023359924828963705' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9023359924828963705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9023359924828963705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/03/journee-solide-nuit-liquide.html' title='Journée Solide, Nuit Liquide'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5138124315856284764</id><published>2010-01-29T11:45:00.001-08:00</published><updated>2010-01-29T12:02:40.092-08:00</updated><title type='text'>Bitumineux</title><content type='html'>Vendredi vingt-neuf janvier deux mille dix. Vingt heures quarante-six. Douzième jour de travail consécutif. Encore deux, et je prendrai peut-être une journée de repos, histoire de tenir le coup les treize jours suivants, que je suis parti pour œuvrer consécutivement. Heureusement que j'ai de l'endurance (et que les journées ne font en moyenne que quinze heures de travail, sinon je pourrais avoir du mal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plaies de ma chute à vélo se sont peu à peu résorbées; le bras perdu a repoussé, les brûlures au troisième degré n'ont laissé qu'une légère dorure sur l'épiderme régénéré, les yeux exorbités ont regagné leurs gouffres cosmiques. Bénie soit ma constitution de Klingon, et les organes surnuméraires dont la Nature m'a pourvu. Exagérations mises à part, je me remets lentement des bleus et des contusions, j'ai encore un peu mal au dos, mes côtes sont endolories et les dermabrasions ont produit une belle croûte qui protégera les tissus internes de l'air ambiant, le temps que l'organisme fasse son travail et que le derme cicatrise. Je peux m'estimer heureux. Je ris d'ailleurs de joie, d'une joie contenue par ma morgue habituelle, mais au dedans, c'est un soleil éclatant qui rayonne. Prenez garde aux radiations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je suis seul au magasin. Mon frère est sorti dîner avec son amie, il devrait revenir dans deux ou trois heures; j'ignore si je serai encore présent. Motif officiel de ma présence prolongée en ces lieux: faire du rangement. Raison réelle, secrète et sous-jacente: faire du rangement. Il y en a, de fait, bien besoin. Pour mieux étayer mon exo-squelette, exercer mon sacerdoce et étaler le contenu de la réserve sur le dallage, inconscient de ce qui l'attend, de la boutique, j'ai hermétiquement scellé l'accès à l'arrière-salle, où les rôlistes et plateauïstes du vendredi soir s'ébattent dans leur milieu naturel. J'ai une mission pour le Seigneur, et je saurai m'en acquitter. Pour ce faire, il a fallu faire des sacrifices, et réduire la membrane qui m'unit à ma communauté. Qu'elle repose en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, je suis rentré tôt, j'étais chez moi à vingt-et-une heures, au lit à vingt-deux et endormi à vingt-deux heures vingt-quatre. A vingt-trois heures vingt-cinq, j'étais de nouveau éveillé, et il m'a fallu attendre près de cinq heures du matin, pour que le sommeil revienne. La nuit aura donc été courte, d'autant plus courte qu'hier, le schéma n'a été différent que par l'heure plus tardive à laquelle j'ai regagné mon domicile, mais l'assombrissement dans les vapeurs méphitiques de l'outre-espace n'est survenu que vers les cinq ou six heures du matin (idem lundi, voire mardi). Bref, j'ai peu dormi, et mon humeur en début de journée s'en est ressentie, bien que ma bougonnante aura ait fini par retomber, en fin de soufflé, à mesure que la journée s'écoulait. Ce soir, j'ai mal aux épaules, et j'ai les orbites lasses, mais je suis apaisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan de mes insomnies, mes lectures ont avancé plus vite que de coutume. J'ai lu les deux premiers volets des aventures de Honor Harrington, capitaine stellaire, telles que décrites par David Weber. J'ai réglé son compte à Nicolas Le Breton, dont "Le Maître des Gargouilles", une enquête dans le Lyon médiéval, m'a tenu en haleine une nuit durant. J'ai entamé, et bien avancé, "La Reine d'Amérique", de Russell-H Greenan, et j'ai lu une autre Série Noire en début de semaine, je ne sais plus laquelle, au juste (mais c'était bien). Un libraire de mes amis (et clients) m'alimente chaque semaine en polars, et parfois en romans de science-fiction, en m'apportant le mardi soir une sélection de cinq ou six romans d'occasion puisés dans son fond de commerce. J'achète généralement les yeux fermés,  et je viendrai un jour à bout du tout. Oh, oui. Un beau jour, ou peut-être une nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt-et-une heures. Je vais retourner à mes rangements. Un reste de cassoulet froid m'attend dans mon frigo, et j'ai bon espoir de l'aller rejoindre d'ici une ou deux heures. Mais d'abord, mettre de l'ordre dans le chaos ambiant. Programme de la soirée: voir ci-dessus. Rentrer. Lire. Dormir si je peux. Demain matin, onze heures, premier tournoi magique du week-end (ils seront au nombre de cinq). Ce week-end, grands tournois d'avant-première sur la nouveauté magique de la semaine prochaine, la Veille Mondiale (traduction libre du titre, qui ne sera apparemment pas traduit). Il faudra que je songe à me mettre sur ce jeu, à l'occasion, histoire de voir comment il tourne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5138124315856284764?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5138124315856284764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5138124315856284764' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5138124315856284764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5138124315856284764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/01/bitumineux.html' title='Bitumineux'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2948902019240533402</id><published>2010-01-27T11:30:00.000-08:00</published><updated>2010-01-27T11:41:13.556-08:00</updated><title type='text'>Danse avec l'Asphalte</title><content type='html'>Mercredi vingt-sept janvier deux mille dix. Vingt heures trente-et-une du matin. Je poursuis ma traversée du vingt-et-unième siècle en solitaire. Pour le moment, tout se passe bien. La température au sol est de moins quatre degrés, paraît-il (je ne suis pas encore sorti vérifier). En intérieur, elle est suffisante. Il va bientôt neiger. J'attends de voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier, je suis tombé de vélo, tôt le matin, sur les coups de midi, alors que je moulinais ferme, en danseuse, sans que mon postérieur touchât la selle, donc, mais avec pour conséquence une sorte de chorégraphie avec le bitume du plus bel effet, dont deux genoux, un coude et divers micro dermabrasions. J'ai saigné, mais peu. Mon pantalon a survécu, sans déchirure, à la chute (mon blouson, en revanche, présente un accroc important sur la manche ayant amorti l'impact). L'essentiel du choc a été encaissé par l'épaule, heureusement rembourrée, avec omoplate et muscles endoloris pour la nuque attenante. Pas de fracture, mais des contusions, des bleus et des contractures musculaires. Les lunettes n'ont rien eu, bien qu'elles eussent volé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vélo était un vélo libre version lyonnaise, plus léger que ses descendants de la capitale, sans doute moins robuste, aussi (je n'ai jamais déraillé avec les spécimens parisiens, alors que c'est la deuxième fois, sur Lyon, que je tombe de vélo, ou peu s'en fallut la première fois, à cause d'une chaîne qui décide, en plein effort, de quitter son sillon pour me précipiter sur le plancher des  vaches; je n'apprécie que modérément). Conséquence directe, j'ai reporté ma partie de badminton. Parce que j'ai déjà assez de courbatures comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis mis à lire les aventures d'Honor Harrington, officier de la marine navale de l'espace de la puissante monarchie éclairée de Manticore, telles que narrées par l'Américain David Weber. J'en suis au second volet, "The Honor of the Queen", après avoir apprécié "On Basilisk Station", premier volume de la série, la semaine dernière. C'est également mon programme de la soirée, une fois regagné le domicile, frigorifié à vélo, après la clôture du tournoi magique du jour. L'hiver approche!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2948902019240533402?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2948902019240533402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2948902019240533402' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2948902019240533402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2948902019240533402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/01/danse-avec-lasphalte.html' title='Danse avec l&apos;Asphalte'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2457264793929024315</id><published>2010-01-17T14:08:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T14:20:00.572-08:00</updated><title type='text'>Garanti sans Conservateur</title><content type='html'>Dimanche dix-sept janvier deux mille dix. Vingt-trois heures neuf. Aujourd'hui, je ne travaille pas. C'est mon jour de congé. Pourquoi, dès lors, suis-je au boulot, en train de boucler la journée comptable du commerce que je tiens le reste du temps? Par commodité: je n'ai pas de connexion internet chez moi. Le Réseau m'appelle, et je réponds présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentré chez moi vers six heures, ce matin, après une partie de jeu de rôle où j'ai tenu la chandelle, volé la dynamite et tué les méchants nazis. En simultané, un tournoi magique à tenir, des cartes de lot à donner aux heureux lauréats, des ventes à stimuler, des malaises à simuler et des biscuits salés à manger par palettes. Vers trois heures du matin, je me suis attaqué au bouclage, puis à la gestion du stock. La réserve est à peu près rangée. J'ai encore prévu d'y donner un coup de pelle demain matin, si je me motive pour venir tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela va faire cinq ans, peu ou prou, que je tiens le présent journal, hébergé successivement où j'ai pu. Je ne sais plus si la naissance en remonte à janvier, ou mars. J'ai prévu, un jour, de relire le tout, depuis le début, pour faire sens de ma vie ce lustre écoulé. Je ne sais pas si ça en vaut vraiment la peine: j'ai une idée assez juste de ce que fut ma vie, le passé est, comme on l'imagine, révolu, le chemin parcouru est considérable. Je n'ai, de fait, que peu de contacts avec le milieu où je baignais il y a cinq ans. Les regrets sont variables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'introspection qu'occasionne la rédaction d'un journal semi-public, a des côtés plaisants. Elle permet de se régler avec soi-même sur certains éléments restés sous-jacents dans la gestion du quotidien (un peu comme le sommeil, et les rêves, qui mettent à plat le bagage, accèdent à l'inconscient et modifient le faisceau de compromis qui s'édifie en personnalité). La part d'exhibitionnisme qui sommeille en tout littérateur se voit apaisée par la pseudo-publication (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;on&lt;/span&gt; me lira), le travail sur le texte permet de ménager des effets de style à bon compte, sans avoir la pression que représente l'enjeu d'une publication officielle, dans les circuits professionnels. Ni ambition, ni enjeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: boucler la journée du magasin. Jouer encore un peu, si des parties s'offrent à moi et que la fatigue le permet. Rentrer tôt (avant une heure du matin), lire quelques heures, dormir. Au matin, faire des courses, reprendre le chemin du commerce, ranger ce qui doit l'être. Entamer un nouveau cycle. La fin du mois est proche, deux mille dix touche à son terme, repentez-vous, vos charpentes menacent de s'effondrer dans la lie des siècles. Rigueur de la postérité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2457264793929024315?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2457264793929024315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2457264793929024315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2457264793929024315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2457264793929024315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/01/garanti-sans-conservateur.html' title='Garanti sans Conservateur'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-9011218549930558539</id><published>2010-01-15T15:19:00.001-08:00</published><updated>2010-01-15T15:28:03.188-08:00</updated><title type='text'>Mort Thermique de l'Univers</title><content type='html'>Vendredi seize janvier deux mille dix. Minuit dix-neuf du soir. En Chine, personne ne vous entendra crier. J'entame ma quinzième heure de travail. Alors que la fatigue me guette (hier, dix-huit heures de travail consécutives, rentré chez moi vers quatre heures du matin, debout ce matin pour neuf heures et demie), j'ai entrepris de ranger complètement la réserve du magasin. Je vais sans doute y passer la nuit, et je n'ai aucune idée de comment je tiendrai demain. Sans parler de ma partie de jeu de rôles prévue, en nocturne, dans les locaux de l'association.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans, je démissionnais de l'Education Nationale. Pour me changer les idées, je partais en Chine, où je serai resté un an, peu ou prou, toujours à enseigner. Il y a un an, je donnais mon dernier cours. Cet aspect-là du métier ne me manque pas. Le contact individuel avec les jeunes, un peu, encore que, je le retrouve, sous une autre forme, dans le jeu organisé et les relations publiques propres à la tenue d'un commerce. Le bilan est positif. Je dors peu, mais j'ai le moral. Pas un instant je n'ai regretté d'arrêter l'enseignement, pour lequel je n'étais pas fait, et j'envisage d'exercer ma profession actuelle jusqu'à ce que mort s'ensuive (ou la retraite, sait-on jamais, si elle existe encore dans une quarantaine d'années).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai entamé hier soir le tour dernier roman de Jasper Fforde, "Shades of Grey", dans une société post-révolutionnaire fondée sur un spectre chromatique, selon les couleurs perçues par les membres des différentes castes. Pour le moment, ça n'est pas très original, mais je suis prêt à lui donner sa chance (son cycle du Bookworld, les aventures de Thursday Next, détective littéraire, sont formidables). Je le lirai ce dimanche, qui sera mon jour de congé de la décennie. Félicité dans les chaumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis foulé la cheville. Hier, je penchais plutôt pour la gauche, aujourd'hui c'est résolument la droite qui me fait souffrir. Quelques dizaines d'heures à piétiner, en transportant des charges lourdes, et il n'y paraîtra plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la nuit: ranger la réserve, inventorier le contenu d'icelle, ne pas dormir, ou tout laisser tomber dans un quart d'heure pour rentrer chez moi, dormir. Demain, être un zombie dans un gant de velours, voir se coucher le soleil en milieu de matinée, émerger d'une profonde étreinte avec le bitume mental pour entonner des mélopées contradictoires avec les constellations pivoines. Ou autre chose. Ce qui me rappelle que je n'ai toujours pas, copieusement pas, dîné. On verra ça pour le petit-déjeuner, s'il est une aube pour envisager ce type d'agape.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-9011218549930558539?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/9011218549930558539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=9011218549930558539' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9011218549930558539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9011218549930558539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/01/mort-thermique-de-lunivers.html' title='Mort Thermique de l&apos;Univers'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2933534463168603051</id><published>2010-01-13T12:47:00.000-08:00</published><updated>2010-01-13T13:13:41.073-08:00</updated><title type='text'>Dans l'Espace, Personne ne Vous Entendra Manger des Tartines</title><content type='html'>Mercredi treize janvier deux mille dix. Vingt-et-une heures quarante-huit. Le tournoi magique du soir touche à sa fin. Les joueurs ne tarderont pas à s'en retourner vers leurs domiciles respectifs, le cœur empli de joie. Je resterai, pour ma part, encore un peu, le temps de boucler ma journée, retrouver des produits  vendus à la va-vite, remettre des boissons dans Moloch le Réfrigérant, toujours avide de recevoir sa ration quotidienne de sacrifices. Lire un peu, surfouiller la Toile. Avoir mal à la cheville, en espérant ne pas me l'être foulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hiver touche à sa fin. Il a été plutôt blanc, un peu poudreux, un peu glissant, il persiste encore dans l'ombre des doigts ou au détour d'un courant d'air plus frais qu'un autre, mais dans l'ensemble, aujourd'hui, l'ambiance était chaleureuse, printanière. Il  faisait quatre degrés. Je me suis promené dehors sans manteau, en pull-over, toujours avec ma fidèle écharpe qui ne me quittera qu'en avril. Ce matin, j'ai fait la grasse matinée. Le travail d'équipe permet parfois ce genre de luxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année. Il paraît que nous avons changé d'ère. Dixième année du vingt-et-unième siècle, n'en déplaise aux moutons qui ont célébré le nouveau millénaire un an trop tôt. Je n'en démordrai pas. Hugh Jackman était beaucoup trop grand pour le rôle. Et le cuir noir, c'est très laid. Vivent les justaucorps jaune et bleu (avec ou sans accord de l'adjectif chromatique au nom qui le précède, mais réformez-moi tout ça, boudiou, mais que font les Immortels quand on a besoin d'eux? Réponse: ils meurent, resquiet in pacem Claude Lévi-Strauss, i tutti quanti). Mais je m'égare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'année deux mille neuf s'est bien terminée. En compagnie de mon frère, de ma belle-sœur et de quelques centaines de passagers anonymes, je suis remonté, pour la Saint-Sylvestre, en mon Île-de-France natale, où j'ai réveillonné, plusieurs fois d'affilée, avec des amis, de la famille et encore des amis. Et de la famille. Et j'ai repris le train. Et le chemin du travail. Et il est recommandé, en français, de ne pas commencer de phrase par une conjonction de coordination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en forme. Je n'ai, à vrai dire, jamais été en aussi bonne forme. A moins que. Je ne sais plus. A mon âge, on commence à perdre la tête (seconde allusion à Highlander dans ce billet). Je m'épanouis dans mon travail, j'ai allégrement entamé le onzième mois dans l'entreprise familiale, et je pense maîtriser de mieux en mieux mon instrument. Mon sens des rapports humains, ma mémoire surentraînée et mon endurance de marathonien font de moi l'homme idéal pour le poste que j'occupe. Je suis content de ne plus être prof, je n'étais tout bonnement pas à ma place derrière un pupitre. Un comptoir vaut mieux que deux tu l'auras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lectures du moment. "Excession", de Iain M. Banks, cinquième volet du cycle de la Culture. "On Basilisk Station", de David Weber, premier chapitre des aventures de Honor Harington. De la science-fiction. Dans l'espace. Avec des vaisseaux, des robots, des trous-de-ver, des empires qui guerroient, des explosions et des drames. Toujours dans l'espace, la partie one-shot de jeu de rôles du deux janvier a subi le contre-coup de la fatigue générale, d'où frictions, aigreurs, plaisir inégal. Gageons qu'il ne se sera agi que d'une ornière passagère. Les loisirs sont là pour être vécus dans la bonne humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire d'autre? Hmm. Il ne se passe rien de transcendant dans ma vie, elle est bonne, j'en suis content. De gros changements à venir en deux mille dix, un agrandissement du local occupé par le magasin, un mariage et plus si affinités du côté de mon frère, une grosse convention du jeu pour la fin de l'année. De l'argent, en petite quantité; du temps libre, pour lire enfin tous les livres accumulés; un ou deux voyages, à l'autre bout du monde ou quelque part en Europe, sans doute un peu des deux. Tout dépendra du timing, des finances, de la disponibilité de mes partenaires commerciaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pleuvait, hier soir. Je me suis remis au jeu de cartes évolutif adapté des romans de George R. R. Martin, "A Game of Thrones". J'ai pu prendre place à une table de Shadowrun. J'ai attaqué un roman que j'ai bon espoir de finir demain. Je dors cinq heures par nuit. Je suis une dynamo humaine. Je crains de m'être foulé la cheville en courant comme un con vers la boulangerie. Ou pas. On verra demain si elle a enflé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: ranger encore quelque peu mon lieu de travail. Nettoyage par le vide? Retour au bercail peu après, ou peu avant minuit. Lecture sur le pouce, selon la fatigue. Demain matin, faire des courses. Tenir seul le magasin un moment, recevoir des colis. Ployer sous la charge. Ce soir, avant d'avoir quitté la boutique, tenter de vider la table de travail, aussi impossible cela soit-il. Vivre longtemps, et prospérer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2933534463168603051?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2933534463168603051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2933534463168603051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2933534463168603051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2933534463168603051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2010/01/dans-lespace-personne-ne-vous-entendra.html' title='Dans l&apos;Espace, Personne ne Vous Entendra Manger des Tartines'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-3007616341891417193</id><published>2009-12-21T12:27:00.000-08:00</published><updated>2009-12-21T12:35:59.178-08:00</updated><title type='text'>La Symphonie du Siphon Nu</title><content type='html'>Lundi vingt-et-un décembre deux mille neuf. Vingt-et-une heures vingt-huit. La nuit la plus longue de l'année bat son plein depuis quelques heures. Ou la seconde. L'hiver a officiellement commencé aujourd'hui, quand bien même la température, après une agréable semaine à moins deux, moins cinq, avec chutes de neige et plaques de verglas, a décidé de remonter la pente et de flirter avec la ligne des dix degrés Celsius au-dessus de zéro. C'est dommage; je préférais le froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le froid, quand bien même il fendait pierre, n'avait pas encore atteint des profondeurs telles que je dusse enclencher mon chauffage électrique. Je reste pour le moment tributaire des natures douillettes de mes voisins, qui se sont chauffés tant et plus, me permettant d'omettre toute modification dans la température interne de mon intérieur. Une bonne isolation, et des voisins de tous les côtés, qui chauffent l'immeuble pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du sommeil en retard. Des lectures. "Kushiel's Dart", de Jacqueline Carey."The Couch", de Robert Bloch (le monsieur des violons qui grincent sous la douche dans le "Psycho" adapté par Hitchcock). "Ride the Nightmare", un vieux Matheson. "The State of the Art", de Iain M. Banks, un recueil de nouvelles qui parlent notamment de la Culture. Inédit en version française? Il me semble. "The Stone of Tears", second volet des aventures de Richard Cypher, dans le cycle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Sword of Truth&lt;/span&gt;", de Terry Goodkind. Et j'en oublie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: tenir le tournoi magique du lundi soir. Manger un truc chaud. Lire du Bloch, puis entamer l'anthologie "Retour sur l'horizon", dirigée par Serge Lehmann. Avec un seul ou deux n? Plus d'autres bricoles qui bricolisent le fond de mes abris-bus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-3007616341891417193?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/3007616341891417193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=3007616341891417193' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3007616341891417193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3007616341891417193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/12/la-symphonie-du-siphon-nu.html' title='La Symphonie du Siphon Nu'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5267699411755234710</id><published>2009-12-03T02:47:00.000-08:00</published><updated>2009-12-03T03:16:22.209-08:00</updated><title type='text'>Un Tramway Nommé Darwin</title><content type='html'>Jeudi trois décembre deux mille neuf. Onze heures quarante-huit du matin. De nouveau seul à la boutique. Mon frère profite de ma présence pour matiner gras, et il a bien raison; je n'hésite pas à en faire autant lorsque le besoin s'en fait ressentir. Déjà un fournisseur de passé, avec de la quasi-nouveauté et du réassort plateau long overdue. Le nouveau jeu de plateau Tomb Raider Underworld, avec sa figurine exclusive Lara Croft. Le tout livré par le livreur avec lequel nous n'aimons pas travailler, quand il fait mal son boulot, ce qui n'était pas le cas cette fois-ci, heureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début de la semaine, je repousse ma lessive. Je devrais trouver le temps d'y consacrer une heure ou deux, descendre dans la rue, mon vieux sac à dos à l'épaule, celui qui me servait à camper dans les années quatre-vingts, à l'époque où, tout minot, je m'adonnais au scoutisme dans les forêts d'Auvergne, empli de chaussettes sales et de chemises froissées, sans parler de mon pantalon sur lequel les traces de vomis de mardi dernier devraient persister par-delà le mur du savon, regarder tourner le téléviseur monorail de la vacuité, tout en emplissant mes orbites lasses du fil sans cesse interrompu du roman en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j'ai la flemme de sortir faire ma lessive, et c'est dommage, puisqu'indispensable, et largement urgent. J'ai encore des solutions de repli pour continuer de mettre des vêtements propres. Mais elles s'amenuisent à mesure que le temps passe. Je ferai ça dimanche, au train où vont les choses. Et je dois encore m'alimenter en courses de petit-déjeuner. On verra ça demain, si je suis motivé pour sortir avant de ressortir. Car la sortie est économisable à merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cours de lecture depuis lundi, "The Glass Hammer", de K.W. Jeter, l'autre inventeur du steampunk, voire du cyberpunk si son premier roman avait été publié douze ans plus tôt, quand il l'écrivit. Mais on ne refait pas l'histoire de l'édition, tout juste peut-on jeter la pierre et replacer les choses dans leurs contextes. Je pense que Gibson demeure un plus fin syliste, mais Jeter a l'avantage de la diversité dans les thématiques. Et la solution de repli d'écrire des romans sous licence commerciale (les suites de Blade Runner, c'était lui). Second roman seulement de l'auteur que je lis, celui-ci est un peu difficile d'accès; travailler quinze heures par jour n'arrange rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait trop chaud. Les Lyonnais pensent le contraire, mais ils ont tort. Le mercure affiche sept degrés celsius, et il pleut, mais j'aimerais voir la fraîcheur devenir totale, le givre gagner les vitres, mourir les sans-abri et tomber la neige. Blanchir les rues. Me faire me recroqueviller sous mon sac de couchage, dans mon studio sans chauffage, avec chauffage que je me refuse à brancher tant que le froid ne se sera pas fait envahissant. Il y a deux ans sur Orléans, j'avais vaguement frais, mais il a fallu qu'une amie m'appelle et me signale qu'il faisait moins dix, pour que je me dise que brancher le radiateur électrique pouvait s'avérer utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'an dernier en Chine, il faisait froid, enfin frais, mais je n'avais pas le choix, les logements n'étant pas équipés de radiateurs, hormis la climatisation, que même au plus fort de la fournaise estivale, je n'ai pas daigné enclencher. Il me plaît de prétendre être insensible aux frimas. Comme la grippe et la crise financière, je ne suis pas vraiment concerné, puisque je n'ai pas la télévision. Le vecteur de diffusion du désespoir socialement généré ne passe pas par moi, je demeure invulnérable et solitaire, juché sur mon promontoire, face au vent du large, les embruns venant fouetter le front que mes mèches rebelles et romantiques dénudent par intermittence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'an prochain à la même date, j'aurai une fois encore changé de continent, je gravirai à pied quelque contrefort de la Cordillère, quelque part entre le Machu Picchu en cours d'effondrement et la Tierra del Fuego, de débâcle en dérive, car il faut bien, parfois, porter ses pas où le vent souffle en rafale. Je n'ai pas encore renoncé à ma globitrottance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dehors, il pleut. Mon commerce sent le renfermé, mais je rechigne à ouvrir la porte, tant les bruits de la rue m'insupportent. Bien m'en a pris, un connard, un de plus, ayant décidé de convertir le trottoir devant ma boutique en parking de quartier. Je hais décidément les automobiles et leurs sectataires, ces humanoïdes dépourvus d'intérêt qui compromettent leur statut d'êtres de pulpe pour s'abrutir au volant de cercueils roulants. Seul le métal les sauve, dont sont faits leur corbillards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journées sont trop courtes, l'air trop tiédasse, les gens trop humains. Je dois être un peu misanthrope sur les bords. Je ne suis plus passé par la presse de la gare quotidiennement traversée, quand je me rends au travail à pied. Ces jours-ci, je privilégie la bicyclette. Nouveauté pour Noël, nous fermerons trois jours, les badauds se faisant rares, le jour férié tombant cette année un vendredi, gageons que la plupart des clients putatifs partiront trois jours d'affilée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heads up, haut les cœurs. Repartons de plus belle vers un avenir radieux. Comme la bière du même nom. Dans mon colimateur, divers romans policiers des années soixante-dix, une ou deux productions françaises récentes en matière de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fantasy&lt;/span&gt;, plus quelques livres qui seront nécessairement meilleurs, mais que je n'ai pas le réflexe d'entamer, puisqu'ils sont dissimulés, sur mes étagères, par la densité de peuplement. Il faut que je pense à me racheter des bibliothèques, quelque part en deux mille dix, si je parviens à conserver mes sous. Ce qui n'est pas gagné. Ah là là, non. Que nenni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tenir mon commerce, en attendant que le frérot daigne quitter sa trance extatique. Me procurer des sandwiches, ou des nouilles lyophilisées, pour améliorer mon ordinaire. A moins de me fendre des quelques euros nécessaires à l'acquisition d'un bobun. Projet à l'étude. Râler contre les gens, la météo, les pigeons. Et ne me faites pas démarrer sur la cigarette, je suis plein d'une haine tenace envers les sicaires de la grande chamelle. Lire un peu, si les clients ne se bousculent pas au portillon. Me tenir informé des nouveautés en matière d'imaginaire. Sentir le renfermé. Saluer, rendre la monnaie, ne pas avoir vu tomber la nuit. Orner le ciel nocturne lyonnais d'une lune écarlate, barrée d'un troll prognathe aux avant-bras velus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5267699411755234710?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5267699411755234710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5267699411755234710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5267699411755234710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5267699411755234710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/12/un-tramway-nomme-darwin.html' title='Un Tramway Nommé Darwin'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5082129176740453191</id><published>2009-11-30T14:44:00.000-08:00</published><updated>2009-11-30T14:52:11.582-08:00</updated><title type='text'>En Passant par la Porte Etroite</title><content type='html'>Lundi trente novembre deux mille neuf. Vingt-trois heures quarante-quatre. Fin de ma journée de travail. Le tournoi magique a battu son plein, les joueurs viennent de quitter la salle de jeu. Je l'ai su quand je n'ai plus entendu leurs éclats de voix et le bruits des cartes qu'on plaque sur le bois des tables. Je suis donc seul dans la place, comme je le serai dans dix heures, quand je reviendrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, j'étais sur Paris, où j'ai vu des gens, mangé des gaufres cantal-miel, joué à Qin et peu dormi. J'ai lu dans le train à l'aller le dernier Paul Auster, "Invisible", qui se termine en eau de boudin, et au retour, j'ai terminé "The Scarecrow", de Michael Connelly, qui fait suite au "Poet", douze ans plus tard. Un Connelly standard. Depuis ce midi, je suis sur "The Glass Hammer", de K. W. Jeter, un des inventeurs du cyberpunk, genre auquel ce roman se rattache précisément (en plus, il date de quatre-vingt quatre, soit un an avant "Neuromancer").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: marcher une demi-heure dans le froid. Mon sac est lourd, j'ai acheté une dizaine de livres durant mon séjour parisien. On ne se refait pas. J'ai croisé le Docteur Zubayidi, que je n'avais pas revu depuis Tôkyô en juillet dernier. Depuis sa nomination au poste de maître de conférence dans l'université de province où il exerçait déjà depuis deux ans, on le sent rassénéré. Ramethep était là, je buvais pour la première fois son café, puisque je n'en bois que depuis cet été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a plu. Je me suis pris plusieurs averses sur la tête, tandis que je sillonnais la capitale sur un vélo libre. Je ne me suis pas enrhumé, car je n'ai pas la télévision. J'ai fait un brunch chez Tonga, mais sans la Souris qui rongeait son frein dans une lointaine bibliothèque de banlieue. Les tramways n'ont pas coopéré. J'ai joué au boggle avec ma tante, mais la partie de scrabble contre ma mère n'a pu être menée à son terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: une fois rentré, lire le Jeter jusqu'à ce que le sommeil me gagne. Si je le termine avant, trouver un autre roman, je n'en manque pas, après tout. En décembre, économiser mes sous pour m'acheter en janvier des étagères en kit pour y mettre mes livres. Car je manque surtout de place. Penser à passer l'aspirateur, dès que j'en aurai un.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5082129176740453191?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5082129176740453191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5082129176740453191' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5082129176740453191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5082129176740453191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/11/en-passant-par-la-porte-etroite.html' title='En Passant par la Porte Etroite'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1490169246365784731</id><published>2009-11-14T11:29:00.000-08:00</published><updated>2009-11-14T11:40:15.570-08:00</updated><title type='text'>Pérégrination vers l'Ouest</title><content type='html'>Samedi quatorze novembre deux mille neuf. Vingt heures trente. Mes vacances en Chine se sont bien passées. Vingt-quatre heures de voyage, avec escale à Londres. Quatre jours sur Pékin, vingt-quatre heures de train, six jours à Jingdezhen, dans le Jiangxi, capitale chinoise de la porcelaine, chez le Sultan. Vingt-quatre heures de train pour le voyage retour, quatre jours à Pékin, vingt-quatre heures de métro, avion, attente, navette et marche à pied pour le retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan  des courses, je suis lessivé. Je viens d'enchaîner deux journées de travail pleines et entières, chargées qui plus est. La fatigue se fait pressante, un début d'angine me plâtre la gorge, un interstice dans ma fenêtre a servi de prétexte, toute la nuit passée, à ce que le vent s'y engouffre, m'empêchant de dormir plus de quelques heures. Et je suis en plein jet-lag, sept heures de décalage vers l'ouest. Je me suis réveillé à cinq heures du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commencé durant la nuit, "The Gathering Storm", douzième et antépénultième volume de The Wheel of Time, l'interminable cycle de feu Robert Jordan, achevé à titre posthume par Brandon Sanderson. J'ai lu les cent premières pages de l'ouvrage, qui se présente comme tout à fait similaire aux précédents. L'avion m'a permis de me lancer dans la lecture de "A Fire Upon the Deep", de Vernor Vinge, roman ayant fait date dans l'histoire de la science-fiction de ces vingt dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: rentrer dormir. S'il ne pleut pas, lire Robert Jordan sur le chemin du retour. J'espère que le match de balle au pied programmé ne m'empêchera pas de dormir, non plus que d'éventuels voisins fêtards. Ils me dérangeront, de toute façon, moins que le vent. Chez moi, manger un sandwich, m'affaler dans un coin, dormir dix heures si le sommeil est au rendez-vous, m'user les yeux sur Jordan autrement. Demain matin, faire un peu de ménage, je reçois des amis de passage sur Lyon. En soirée, si l'énergie est au rendez-vous, jouer dans l'arrière-salle de mon commerce, où je retournerai, tôt, trop tôt mais après cinq heures de lecture matinale, pour enchaîner une semaine supplémentaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1490169246365784731?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1490169246365784731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1490169246365784731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1490169246365784731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1490169246365784731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/11/peregrination-vers-louest.html' title='Pérégrination vers l&apos;Ouest'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-7309374898705213180</id><published>2009-10-24T11:39:00.000-07:00</published><updated>2009-10-24T11:55:11.922-07:00</updated><title type='text'>Pourquoi les Gens Méchants ont-ils toujours de Grandes Dents?</title><content type='html'>Samedi vingt-quatre octobre deux mille neuf. Vingt heures quarante. Je suis en vacances. Officiellement. Dans la pratique, je vais encore rester un peu ce soir à bosser, pour avancer les rangements dans ma librairie, et demain, j'y repasserai sans doute, toujours dans le but d'aider à préparer le terrain pour mes remplaçants. Car je m'en vais. Lundi. Je pars en voyage, quinze jours, en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier, j'ai eu trente-deux ans. Aujourd'hui, je les ai toujours. Mais je m'achemine vers les trente-trois. Un tiers de ma vie, donc. Soyons optimiste. Un tiers de siècle. Mettons un quart de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, dîner au restaurant libanais en bas de la rue, pour fêter mon anniversaire, et le futur de ma belle-sœur (la semaine prochaine). Mon grand-père en aura quatre-vingt-six mardi. Le temps passe. Le restau était bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens d'achever ma treizième journée de travail de la semaine. Je suis passablement usé. Treize jours de travail d'affilée. Ca ne m'était plus arrivé depuis au moins deux semaines. Lundi, je prends l'avion à Saint-Exupéry. Escale à Londres, puis quinze heures jusqu'à Pékin. J'ai hâte d'y être (dans l'avion; à Pékin, aussi). Dans tous les cas, ça me fera des vacances, avant d'attaquer la longue côte menant vers noël, période généralement faste pour les commerces comme le nôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: finir mon sandwich au saumon. Ranger un peu la boutique. Si j'ai le temps ou l'envie, jouer à quelque chose, dans la limite des stocks disponibles. Rentrer relativement tôt, dormir si mes voisins m'en laissent le loisir. Je suis en train de lire "Moon Called", de Patricia Briggs. Je le finirai sans doute dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de demain: dormir tard le matin. Faire une lessive, que je sèche-lingerai dans la foulée. Lire. Déjeuner à la cafétéria près de la gare. Me renseigner sur les horaires de la navette pour l'aéroport. Passer à la boutique. Jouer. Ranger un peu. Confier mes clefs au gardien des clefs. Résoudre ses énigmes. Plonger au bas de la tour, nager, remonter les clefs. Le soir, rentrer tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de lundi: me lever trop tôt. Faire ma valise en catastrophe, au dernier moment, en priant pour que mon linge soit sec. Vérifier l'horaire de mon avion. Marcher jusqu'à la gare, prendre la navette, arriver à l'aéroport, monter dans l'avion, faire des choses mystiques avec l'espace et le temps, arriver à Pékin le lendemain. On verra pour la suite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-7309374898705213180?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/7309374898705213180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=7309374898705213180' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7309374898705213180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7309374898705213180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/pourquoi-les-gens-mechants-ont-ils.html' title='Pourquoi les Gens Méchants ont-ils toujours de Grandes Dents?'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2812770096174260160</id><published>2009-10-20T11:59:00.000-07:00</published><updated>2009-10-20T12:08:08.800-07:00</updated><title type='text'>Schématisation des Identités Remarquables</title><content type='html'>Mardi vingt octobre deux mille neuf. Vingt-et-une heures. Pile. Dans deux jours, j'aurai trente-deux ans. Dans six jours, je m'envolerai pour Pékin. Les deux propositions n'ont pas nécessairement de rapport, mais j'en serai. Des deux. Les trente-deux ans, et les quinze jours en Chine pour fêter la fin de l'automne. Ou le début de l'hiver, c'est selon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une grosse journée au magasin. J'ai laissé dormir mon frère. J'ai trouvé qu'il faisait trop chaud. Ce soir, j'ai un peu mal au crâne, et sans doute un peu de fièvre qui descend. Je voulais acheter des romans de Robert B. Parker, au lieu de quoi, je me retrouve avec plusieurs volumes des aventures d'un privé nommé Parker. Depuis ce matin, je suis sur "Votre mort nous appartient", d'Antoine Lencou. De la SF assez convenue, société future, un brin totalitaire, où l'humain est entièrement pris en charge par les machines. Pour faire son bonheur malgré lui. Le protagoniste veut se suicider, mais pour cela, il doit triompher d'un labyrinthe administratif kafkaïen. Dans l'intervalle, il s'occupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier roman de Nick Hornby était très, très bon. Aucune fausse note. Je n'en traiterai pas davantage ici, mais je le recommande chaudement. Encore que j'aie préféré "High Fidelity". "Slam" m'a moins convaincu, il est du niveau d'"About a Boy". Hmm. J'en oublie un. "A Long Way Down". Standard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: rentrer chez moi, je pense, plutôt que de jouer aux vampires des Carpathes. J'ai mal au crâne, le froid me fera du bien. Ca serait dommage, de tomber malade à quatre jours des vacances. Je mangerais bien des rollmops, tiens. Sauf que j'ai déjà copieusement... dîné.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2812770096174260160?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2812770096174260160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2812770096174260160' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2812770096174260160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2812770096174260160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/schematisation-des-identites.html' title='Schématisation des Identités Remarquables'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-3177814433433345156</id><published>2009-10-18T10:43:00.000-07:00</published><updated>2009-10-18T11:05:33.100-07:00</updated><title type='text'>La Flottaison des Balises Blanches</title><content type='html'>Dimanche dix-huit octobre deux mille neuf. Dix-neuf heures quarante-quatre. Je viens de fermer ma boutique. Un dernier client, in extremis avant la sortie, a fait remonter mon chiffre de ventes. Je n'ai pas déjeuné, sinon de cacahuètes éhontément pillées dans le stock. Comme pour les livres, il faut bien que je me serve sur la bête, si je veux survivre. Je ne sais pas si je dînerai. Peut-être un second petit-déjeuner, vers minuit, pour équilibrer la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, je lisais un roman, policier, Série Noire, de Richard B. Parker, le dauphin de Chandler. "A Savage Place", dans la version française, "La Belle et les Ténèbres"; une obscure histoire d'enquête, par un privé, dans le Los Angeles de la fin des années septante. Mais j'ai peut-être déjà évoqué la chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Juliet, Naked" est le dernier roman en date de Nick Hornby. J'aime beaucoup les romans de Nick Hornby, de fait, j'en raffole. Il n'en a, hélas, écrit que cinq ou six. Le premier d'entre eux, découvert via le film adapté d'icelui, "High Fidelity", restait, de mon avis, le meilleur. Celui-ci pourrait lui damer le pion. Ou, tout du moins, lui servir de pendant. Il présente, de fait, des similarités avec le précédent. La musique, et les relations de couple, surtout aux périodes charnières de la vie des individus le composant, demeurent les deux principales thématiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écoute Billie Holiday, qui se révèle une presque parfaite francophone. Qui l'eût cru? La journée se termine bien. Je m'apprête à jouer à un jeu de courses de robots. Dans huit jours, je m'envolerai pour Pékin. Comme dans un livre de Boris Vian.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-3177814433433345156?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/3177814433433345156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=3177814433433345156' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3177814433433345156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3177814433433345156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/la-flottaison-des-balises-blanches.html' title='La Flottaison des Balises Blanches'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2727442334556366476</id><published>2009-10-18T10:22:00.000-07:00</published><updated>2009-10-18T10:25:54.369-07:00</updated><title type='text'>La Symphonie des Coings en Gelée</title><content type='html'>Dimanche dix-huit octobre. Dix-neuf heures vingt-deux. Non, vingt-trois. Dans sept minutes, je fermerai mon commerce pour la journée. C'était, une fois de plus, moi qui m'y collais pour tenir la boutique cejourd'hui. Sur les sept dernières semaines, j'ai tenu la boutique cinq fois. Ou les neuf dernières semaines. Bref, une semaine sur deux. Je commence à tirer la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée a été pénible. Peu de ventes, beaucoup de gamins importuns, dont certains nous ont apparemment dérobé deux boîtes en métal, exclusives, de cartes à jouer et à collectionner. Je n'ai, au final, pas eu le temps de lire mon livre. Je suis sur le dernier roman de Nick Hornby, "Juliet, Naked", commencé hier. Que dire de ce bouquin? Que des bonnes choses, mais j'ai la flemme. On verra demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2727442334556366476?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2727442334556366476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2727442334556366476' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2727442334556366476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2727442334556366476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/la-symphonie-des-coings-en-gelee.html' title='La Symphonie des Coings en Gelée'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2743729268566188760</id><published>2009-10-15T01:20:00.000-07:00</published><updated>2009-10-15T01:32:41.005-07:00</updated><title type='text'>Plus qu'Humain, mais moins qu'Humain, trop Humain</title><content type='html'>Jeudi quinze octobre deux mille neuf. Dix heures vingt du matin. Je suis, depuis une petite heure, sur mon lieu de travail, anticipant d'une bonne heure et demie l'heure d'ouverture dudit commerce. Je sais, je ne devrais pas, et si j'étais payé à l'heure, ça m'inquiéterait, heureusement, je fais ce que je veux de mon temps; l'avantage d'être travailleur indépendant. Je peux, si je veux, travailler quatre-vingts ou nonante heures la semaine, en étant payé moins que le salaire minimal, si je veux. Penser à remplir mon formulaire de demande d'aide au logement (qui traîne depuis mars).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans dix jours, je serai presque en Chine. D'après mes sources bien informées, il y fait encore bon, mes sources bien informées se promènent en t-shirt. J'irai squatter leur canapé. Ici, il fait froid, enfin, frais, pas vraiment froid. Le thermomètre près de la gare, ce matin, affichait quatre degrés centigrades, et mes mains confirment, elles rougissaient, gonflaient et s'engourdissaient, crispées sur le guidon du vélo, en attendant que je daigne les enfourner dans quelque cavité tiédasse, ou que je consente à parvenir à ma destination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compromis de saison, j'ai sorti l'écharpe du placard. Elle ne devrait plus guère me quitter d'ici au mois d'avril. Sauf s'il fait vraiment trop chaud en Chine, surtout en Chine du sud, où je prévois de m'échapper quelques jours, le temps d'un coucou au Sultan et à sa famille (le chien est mort, mais la cellule humaine prospère, youpla boum). Je n'ai pas encore sorti le pull, il ne fait même pas zéro. Mais, peut-être, demain les gants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pianote inutilement sur ce clavier, en dépit du boulot qu'il me faudrait abattre, tel un tronc de séquoïa dans le grand nord canadien. Je dois notamment, d'ici onze heures, ouverture du magasin, avoir fait disparaître plusieurs mètres-cubes de livres empilés sur la table de déchargement, car les successeurs desdits livres attendent leur heure, quelque part entre le rideau métallique manifestant physiquement la fermeture du magasin, et les aléas des tournées de livraison des professionnels du déballage. Je les attends de pied ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: traîner sur le trône, en émerger régénéré, reprendre mes fonctions, activer mes servo-moteurs pour entonner une ode à l'escamotage de marchandises encombrantes. Ouvrir des cartons, suer sang et eaux, faire des pauses-café toutes les demi-heures, plonger sous terre, y aménager des canaux pour les rejetons infernaux du Styx et du Phlegeton, me gargariser des exploits avortés des cosmonautes défunts, bref. Tenir le gouvernail en attendant que le capitaine descende sur le pont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques lectures en vrac: "La Chambre des morts", un thriller de Franck Thilliez moyennement convaincant. Depuis cette nuit, "La Belle et les ténèbres", de Robert B. Parker, une série noire traduite par le polymorphe Michel Deutsch, avec des bouts de private eye dedans. Hollywood. Des belles pépés. Des dialogues au scalpel, des chapeaux mous et il est temps que je file. On m'attend dans une ruelle obscure, un katana à la main.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2743729268566188760?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2743729268566188760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2743729268566188760' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2743729268566188760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2743729268566188760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/plus-quhumain-mais-moins-quhumain-trop.html' title='Plus qu&apos;Humain, mais moins qu&apos;Humain, trop Humain'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6134572542869547489</id><published>2009-10-13T05:01:00.000-07:00</published><updated>2009-10-13T05:21:24.969-07:00</updated><title type='text'>La Lente et Délectable Agonie du Vitrier Maudit</title><content type='html'>Mardi treize octobre deux mille neuf. Quatorze heures zéro une. Business as usual. La journée bat son plein. Des arrivages, des livraisons, des clients de passage, des habitués en escale, la terraformation de la réserve se poursuit. La température semble avoir légèrement baissé. Par compromis, j'ai sortir le pantalon (et la chemise, mais je l'ai ôtée dès neuf heures quarante du matin, car il fait chaud). J'ai effectivement un peu trop chaud. Je verrai demain s'il est préférable que je remette le short, ou non. Il paraît que l'hiver arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rhume a vaguement tenté de conquérir mes bronches. Je lui ai opposé un tel mépris qu'il est reparti, la queue entre les jambes, taquiner le cancer des poumons de ma voisine du dessous, tabagiste. Je la hais. Les feuilles rougeoient, rougissent et tombent. Dans treize jours, je serai dans l'avion pour Pékin. J'ai trouvé un canapé où dormir les premiers jours. Pour la suite, on verra, je pars à l'aventure. Je croiserai sûrement Vertige, le Sultan si je peux. S'il peut. Si les cieux bénissent notre rassemblement et sont propices à nos retrouvailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les petites heures de ce matin, je me lis "Car je suis légion", un roman babylonien de Xavier Mauméjean. C'est, pour le moment, très bien. Je n'avais, jusqu'ici, lu du monsieur qu'une nouvelle publiée dans l'anthologie ultra select des Moutons Electriques pour leurs cinq ans. Ce premier roman est une bonne surprise. J'avais un peu peur que ça tourne au roman historique, avec des trucs mystiques mal écrits, mais en fait c'est beaucoup moins bâclé que Thomas Day. "La Cité des Crânes" commençait très bien, la fin m'a plutôt déçu. Mais quatre-vingts pour cent du bouquin sont bons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ce midi, je lis "The Brentford Triangle", de Robert Rankin, second roman de la Brentford Trilogy, qui en compte huit ou neuf, aux dernières nouvelles. Ca commence bien. Je suis aussi occupé à travailler d'arrache-pied, évidemment. Ne pas croire que je ne passe mes journées qu'à lire. De fait, je lis assez peu. Enfin, pas autant que je voudrais. Mais je me rattrape comme je peux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: continuer de tenir la boutique. Supporter les confidences des clients et habitués. Le soir, jouer à Dominion, ou éventuellement à un autre jeu. Ou rentrer chez moi, j'ai des lectures en retard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6134572542869547489?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6134572542869547489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6134572542869547489' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6134572542869547489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6134572542869547489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/la-lente-et-delectable-agonie-du.html' title='La Lente et Délectable Agonie du Vitrier Maudit'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1653594139591042772</id><published>2009-10-09T01:31:00.000-07:00</published><updated>2009-10-09T02:15:31.685-07:00</updated><title type='text'>Le Nœnœil de le Miaou</title><content type='html'>Vendredi neuf octobre deux mille neuf. Dix heures trente-deux du matin. Je suis au boulot depuis quelque chose comme quarante minutes. Une heure? Dans ces eaux-là. J'ai ouvert mon commerce plus d'une heure avant l'heure, pour réceptionner une cargaison de nourriture et de boissons, le livreur ne pouvant passer qu'avant dix heures et demie, car il doit filer sur Grenoble dans la foulée. Deux fois par mois, je puis me permettre de venir ouvrir plus tôt. Trop tôt?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, j'ai quitté mon lieu de travail relativement tôt, vers vingt-trois heures dix, si je me souviens bien. Le temps que je dorme, il devait être une heure sept du matin (oui, je sais, c'est précis, c'est parce que quand je sens venir le sommeil, je me mets en position, je regarde l'heure, et je m'endors dans la minute). Debout vers sept heures cinquante du matin, une bonne demi-heure avant le réveil. Douche froide, petit-déjeuner standard (une tasse de thé, un pain au chocolat, un bol de muesli baignant dans le lait froid, un demi pamplemousse et un yaourt), un peu de lecture sur le trône ("Use of Weapons", de Iain M. Banks, commencé juste avant de sombrer hier soir). Je suis le roi du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, il pleut. Comme hier. Avec un peu de chance, je n'aurai pas de champignons entre les orteils. Hier, mes chaussures, baskets chinoises déglinguées, avaient pris l'eau, et mes chaussettes n'étaient guère moins mouillées. J'ai changé le tout ce matin, optant pour mes tennis (chaussures de sport basses, contrairement aux baskets, qui me tiennent un peu la cheville), que je ne mets d'ordinaire que pour aller courir (activité à laquelle je ne me suis guère livré ces derniers mois, faute de temps, faute de piste d'entraînement à proximité de mon domicile, et puis, il faisait trop chaud, je n'aime pas la chaleur, il fait encore trop chaud, mais au moins il pleut). Quarante minutes de marche sous la pluie, passer récupérer mes clefs professionnelles, oubliées hier soir sur la caisse, à la pharmacie où officie ma belle-sœur, et le tour est joué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je ne suis presque pas en forme. J'ai tout de même digéré les dix plateaux de cannettes et les trente litres de thé glacé livrés ce matin par notre homme, et j'ai fait disparaître, dans la foulée, les cartons monsterpocalyptiques reçus hier.  Je suis devenu un expert dans le recourbement de l'espace. Je me concentre très fort tous les matins pour être en mesure de faire la même chose avec le temps. Ca prendra sans doute un moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tenir seul la boutique quelques heures, en attendant que mon frère émerge, puis œuvrer de concert pour la bonne marche de l'économie. Lourde responsabilité. Le midi, manger un sandwich, le soir, dîner en famille dans un restaurant italien. J'espère qu'ils ne nous ennuieront pas parce que je suis en short, t-shirt et baskets: vue la température extérieure, je ne vais pas non plus me promener en smoking, surtout pour ouvrir des cartons. Etre fatigué. S'il me reste du temps, lire un peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1653594139591042772?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1653594139591042772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1653594139591042772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1653594139591042772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1653594139591042772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/le-nnil-de-le-miaou.html' title='Le Nœnœil de le Miaou'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6572110644407185763</id><published>2009-10-08T02:50:00.000-07:00</published><updated>2009-10-08T04:25:38.054-07:00</updated><title type='text'>La Dissolution des Tortues</title><content type='html'>Jeudi huit octobre deux mille neuf. Onze heures cinquante du matin. Il pleut. Ce matin, me rendant à pied sur mon lieu de travail, j'ai aperçu des tortues en gelée alimentaire, sucrée, gros amas de glucose chimiquement assemblés, occupées à se dissoudre sur le trottoir. Il y en avait plusieurs, différemment colorées, inégalement dissoutes, de ces teintes vives, artificielles comme une chanson de Richard Gotainer, que l'on trouve dans les paquets pas chers vendus par les boulangeries de mon enfance (et de la vôtre, aussi). Quand une tortue se dissout, elle ne mousse pas, mais se fond peu à peu à l'asphalte qui socle ses pas. Les tortues se montrent pour mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, donc, il pleut, et je me sens l'âme lyrique. J'écoute le Velvet Underground. Depuis une heure que j'ai ouvert ma boutique, personne n'en a franchi le seuil. Les clients sont timides. Ou alors, il pleut. Les livreurs sont sans doute ralentis par l'élément liquide. D'autant plus qu'il pleut averse, eh oui. Comme vache qui pisse des hallebardes, c'est vous dire. Mes chaussures en font floc. Ce sont des baskets chinoises, achetées là-bas en janvier dernier. Elles m'ont bien servi, elles ont fait leur temps, et attendent pour expirer que j'ai acquis leur successeurs, que je compte choisir lors de mon prochain voyage en Chine. C'est-à-dire, dans un peu moins de trois semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, mes parents seront sur Lyon. Ils m'apportent la dernière fournée d'affaires m'appartenant, laissées chez eux entre deux voyages à l'autre bout de la planète (la Chine, le Japon, voire, plus loin encore, Orléans, ou encore Lyon).  Je n'ai pas encore eu le temps de balayer le sol, mais j'ai fait quelques rangements qui rendent les lieux plus présentables. Un peu. Ils vont tout de même gueuler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: ouvrir les douze cartons que trois livreurs viennent de m'apporter pendant que je m'occupais des quatre clients qui sont passés dans les dix minutes écoulées. La journée commence sur les chapeaux de roues. Et les parapluies de Cherbourg. Lire un peu entre les gouttes. "La Cité des Crânes" de Thomas Day, sans doute le meilleur de ses romans lus à ce jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6572110644407185763?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6572110644407185763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6572110644407185763' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6572110644407185763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6572110644407185763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/la-dissolution-des-tortues.html' title='La Dissolution des Tortues'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-256533714083613548</id><published>2009-10-04T04:50:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T09:19:08.711-07:00</updated><title type='text'>Et Regardait Cahin-Caha</title><content type='html'>Dimanche quatre octobre deux mille neuf. Treize heures cinquante. J'entame ma quatre-vingt-septième heure de travail de la semaine, et je ne suis pas frais. Certaines journées ont duré plus de seize heures, avec une nouvelle sortie magique, un achat de portable pour remplacer celui qu'on nous a volé la semaine passée. Et beaucoup, beaucoup de gens. Qui sont sympa, qui achètent des marchandises et font de ma vie au quotidien un beau feuilleton, je ne m'ennuie pas, c'est le jour et la nuit rapport à mon ancien taff, mais il m'arrive de vouloir être seul, chez moi, à lire mes bouquins qui s'entassent plus vite que de raison, voire dormir, car j'en manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop. Première ellipse de ce message. Quatorze heures quarante-quatre. Le tournoi magique du jour est lancé. Le tournoi de figurines miniatures du monde de l'art de la guerre n'aura pas lieu, les joueurs de plateau s'en donnent à cœur joie. Déjà plusieurs passages. Le travail de la boutique n'est pas facilité par l'imprimante, qui a décidé, depuis avant-hier, de ne plus reconnaître l'ordinateur, ou l'inverse, bref impossible d'imprimer mes journées. Je garde ça dans un coin de l'ordinateur pour le moment. Dans l'intervalle, je vaux l'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fatigue en devient psychotrope. Cette semaine, je n'ai eu le temps de rien faire. Sacrifier aux nécessités hygiéniques (douches régulières, brossage de dents deux fois par jour, nettoyage de mains dix fois par jour, non par névrose, mais parce qu'alterner maniement de cartons sales et manipulation de livres susceptibles de ne pas être achetables s'ils se voient maculer d'empreintes digitales, rend indispensable la fréquente aspersion des extrémités caudales de mes bras pesants, en fait je ne paranoïse pas sur la grippe, épidémie mortelle qui a déjà, je n'en doute pas, rasé des villes, désertifié des nations entières et répandu sur l'occident, tant réel que fantasmé, le spectre de la peste noire d'antan, en emporte le vent). Je n'ai pas la télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du temps, j'ai marché, une heure vingt par jour en moyenne, pour faire l'aller et le retour de mon domicile à la boutique, et vice-versa. Certains soirs, des bonnes volontés m'ont déposé au seuil de mon logis, grâce aux voitures qu'ils conduisaient, avec moi dedans. Un matin, Mirgwael m'est venu prendre en bas dudit logis, pour aller acquérir un nouvel ordinateur escamotable par la volonté du tout-puissant. J'ai donc marché, selon mes caculs, entre cinq et six heures, depuis lundi. Comme il fait chaud, trop chaud, je suis toujours en short et t-shirt, à toute heure du jour et de la nuit, j'ai lu. Un recueil de nouvelles de Michael Chabon, un recueil de nouvelles de Corrine Guitteaud ("La Vague") et un roman de Philippe Tessier dans l'univers du jeu Polaris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis vingt-quatre heures, je suis sur le tout nouveau roman de Terry Pratchett, "Unseen Academicals", qui se trouve être le trente-septième du Discworld, on y traite de balle-au-pied, les protagonistes sont surtout le personnel de l'université de magie d'Ankh-Morpork, et la principale référence extérieure semble être à Shakespeare (Romeo and Juliet, to boot). Histoire d'amour. La prose de Pratchett reste intacte, en bonne forme, de fait. La maladie ne semble pas l'avoir, pour le moment, trop diminué dans sa fabrication d'univers fictifs. Hourra. Je l'aurais déjà fini si je ne travaillais pas, le fait est que je bosse seize heures par jour, donc il m'en reste la moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commerce fructifie. L'espace est restreint. D'ici un à deux ans, nous aurons sans doute quitté nos locaux actuels pour rechercher plus grand. Mais nous n'y sommes pas. Cela fait déjà sept mois que je travaille ici. Ca me plaît bien. Je vais continuer. Je dois faire ma lessive depuis le début de la semaine, et je n'ai toujours pas trouvé l'heure de rab qui me permettrait d'aller squatter la laverie, revenir chez moi, étendre le linge et repartir. Je comptais le faire ce matin, mais j'ai dormi un peu, lu un peu, fait des courses, pris une douche avec shampooing, et déjà le temps avait filé. J'en suis à porter, en guise de sous-vêtements, le maillot de bain qu'un ami a laissé chez moi il y a trois mois. Il est temps que je prenne une matinée pour aller laver mon linge de corps. Mardi, selon toute vraisemblance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, un client s'est fait voler son vélo garé devant la boutique. Le panneau de signalisation auquel il avait attaché sa monture peut être sorti du sol, ce qui rend inutile toute forme d'antivol. Je n'ai pas fait de vélo depuis deux semaines, non par envie, mais comme ça j'ai économisé six euros. Et gagné du temps de lecture, puisque je lis en marchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tenir le fort encore cinq heures, avant de lever le camp. A moins que je ne pète la forme ce soir, je ne resterai pas jouer, mais irai m'étendre dès que mon devoir aura été accompli. Lire. Je finirai l'ouvrage dans la nuit, il n'est pas bien épais. Dormir? Ca ne serait pas de trop. Si je tombe du lit, je ferai sans doute ma lessive demain matin, sinon j'attendrai mardi. Dernier délai. Je la ferai demain, en fait. La laverie ouvre à sept heures, il faudra bien que je prenne le temps. En ne dormant que cinq heures, comme toutes les nuits depuis deux semaines, ça devrait se pouvoir faire. Eviv Bulgroz.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-256533714083613548?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/256533714083613548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=256533714083613548' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/256533714083613548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/256533714083613548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/10/et-regardait-cahin-caha.html' title='Et Regardait Cahin-Caha'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-7705553272191909075</id><published>2009-09-30T03:44:00.000-07:00</published><updated>2009-09-30T04:19:04.214-07:00</updated><title type='text'>L'œil était dans la Tombe</title><content type='html'>Mercredi trente septembre deux mille neuf. Midi quarante-cinq. Aujourd'hui, cinquième et dernier mercredi du mois, pas de tournoi de cartes pour jeunes à la boutique. Je m'en réjouis. La première livraison de la journée vient d'arriver. Deux gros colis lourds, avec sans doute dedans, des dés, des livres, du métal, du plastique et des heures de travail en perspective. Je m'en réjouis d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, au magasin, la place commence à manquer. Après un week-end occupé à Paris, où j'ai vu des gens, mangé des choses et côtoyé des êtres anonymes, joué à Qin et dormi chez mes parents, sur le plancher de Ramethep et un peu dans le train, je suis de retour. Mon frère a tenu seul, vaillamment et au milieu des joueurs de Magic, la boutique. Du coup, il est fatigué, conséquemment, il dort, et fatalement, je me retrouve seul, pour faire face aux familles du mercredi chômé (pas d'école), aux passants, aux livreurs et aux habitués. Hop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second livreur de la matinée vient de passer, avec des nouveautés en matière de librairie, dont une partie pour après-demain. Les nouveautés Actu-SF de juillet ne nous ont toujours pas été livrées; ça fait plaisir de travailler avec des professionnels (je ne parle pas d'Actu-SF, qui fait du bon boulot, mais de leur distributeur, qui hmm). Je ne vais donc pas tarder à réveiller le frère. Il me rejoindra, je m'enfoncerai sous terre, un de mes tentacules me rapportera un sandwich, ou un fruit, ou un paquet de chips. Je mangerai demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire "Slaughterhouse-Five", premier roman de Kurt Vonnegut (ou un des premiers), un roman sur la guerre, formidable, comme tout ce qu'a écrit le monsieur. Feu le monsieur. Hier, je me suis enfilé un recueil de nouvelles de Michael Chabon, "A Model World". C'était bien. Ce week-end, pendant mon passage à Paris, j'ai acheté plein de livres, dont "The Coming", un très bon roman de Joe Haldeman, qui ne fait d'ailleurs que des bons bouquins. Et j'ai commencé un Michael Connelly. Et d'autres choses. Je ne sais plus trop. J'en reparlerai quand j'aurai du temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-7705553272191909075?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/7705553272191909075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=7705553272191909075' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7705553272191909075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7705553272191909075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/09/lil-etait-dans-la-tombe.html' title='L&apos;œil était dans la Tombe'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2713752764000825488</id><published>2009-09-21T06:47:00.001-07:00</published><updated>2009-09-21T12:18:18.678-07:00</updated><title type='text'>La Civilisation de l'Erreur</title><content type='html'>Lundi vingt-et-un septembre deux mille neuf. Quinze heures quarante-sept. L'automne débute officiellement aujourd'hui, mais la chaleur persiste, tout du moins sur Lyon. Je conserve pour le moment ma tenue d'été, short et T-shirt, tant au boulot que dans mes déambulations en route vers, et de retour du. Le réchauffement climatique se fait sentir. J'ai parfois froid la nuit, nu sous un simple drap, mais je refuse de m'enrhumer. Presque deux ans sans voir de médecin, hormis pour la médecine du travail en Chine, et je m'en porte très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix-neuf heures quarante-six. Petite ellipse due à l'affluence de clients. Depuis hier, je lis "L'Etoile flamboyante", de Nicolas Bouchard, un roman avec de bonnes choses et d'atroces coquilles à toutes les pages. Hier soir, je me suis lu le dernier numéro de la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bifrost&lt;/span&gt;, le cinquante-cinq, consacré à feu Roger Zelazny. Egalement en chantier, un roman de Patricia Briggs avec des loups-garous, le dernier Thomas Pynchon, "Inherent Vice", et un roman de Patricia McKillip, "Ombria in Shadow", dont le protagoniste, élégamment prénommé Ducon dans la VO, s'est vu rebaptiser Duncan dans la version française (on se demande pourquoi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, je me suis lu "Generation A", dernier roman en date de Douglas Coupland. Du bon, du très bon. Hmm. Et je suis en train de finir "Tout est illusion", une étude sur Jim Steranko, l'illustrateur psychédélique avec des morceaux de super-héros dedans. J'ai commencé une collection de manuels de jeux de rôle, pour le moment un peu d'Earthdawn, du Mutants &amp;amp; Masterminds, et du Qin. Je compulse tout cela à l'occasion. Je manque de temps pour lire, alors je dors moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: tenir la boutique pendant le tournoi magique du jour. Lire un peu dans la foulée, si j'y parviens. Ce soir, peut-être, commencer un autre livre sur le chemin du retour. J'ai entamé avant-hier "The Sorrows of an American", de Siri Hustvedt, alias madame Paul Auster. Un roman sur la mémoire et le passage du temps, les relations entre les gens et tout ce genre de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, il a plu. Je me suis remis à boire du thé. Je bois aussi du café, tous les matins, depuis mon passage au Japon en juillet dernier. Dans cinq semaines, je repars en Chine. Ce week-end, je serai sur Paris. Vendredi soir, mes voisins du troisième ont pendu leur crémaillère, ils sont jeunes, stupides et bruyants. J'ai tenu le magasin hier, la journée fut bonne, pas un instant de libre. Je manque de temps pour lire, mais je me rattrape en dormant peu. J'ai sommeil. Les yeux me brûlent. Je me suis remis à boire du thé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2713752764000825488?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2713752764000825488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2713752764000825488' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2713752764000825488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2713752764000825488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/09/la-civilisation-de-lerreur.html' title='La Civilisation de l&apos;Erreur'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2678407166888677699</id><published>2009-09-13T03:25:00.000-07:00</published><updated>2009-09-13T03:37:31.026-07:00</updated><title type='text'>Victimisation des Platanes</title><content type='html'>Dimanche treize septembre deux mille neuf. Midi vingt-six. Je suis passé subrepticement au boulot, bien que ça soit mon jour de congé, pour finir de gérer le stock avant que le magasin ne soit tenu, comme un dimanche par mois, par un de mes associés (et non par moi). J'ai, de fait, enchaîné treize jours de boulot consécutifs, rarement à moins de quinze heures par jour, et je suis, pour dire le moins, sur les rotules. Mon frère rentre ce soir d'une semaine passée en Ecosse, des vacances bien méritées, qui m'ont laissé seul maître à bord. A écoper comme j'ai pu, le navire n'a pas trop pris l'eau, mais il est temps que le capitaine redresse un tant soit peu le cap, nous ne dérivons pas encore, mais je maîtrise mal les eaux dans lesquelles nous naviguons. A chacun son expertise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La double semaine n'a été qu'un long séjour dans mon magasin, avec des clients, nombreux, les affaires marchent bien, des arrivages, abondants, des commandes à passer, des tournois à gérer, bref, je n'ai pas beaucoup dormi, et j'ai à peine eu le temps de lire deux ou trois livres. Je ne sais, à vrai dire, même plus lesquels. Ils sont empilés quelque part chez moi, et se reposent dans ma tête en attendant d'être sollicités. Depuis ce matin, je suis sur "Slam", de Nick Hornby, et "A Most Wanted Man", de John Le Carré. Histoire de ne pas lire que de la science-fiction ou de la fantasy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me revient. Je me suis lu, hier ou avant-hier, le dernier roman de Philip Roth, Indignation. Une histoire de jeune homme en colère, à l'université, dans les années cinquante, le spectre de la guerre de Corée menaçant sa paix d'esprit. Je n'ai pas eu le temps de jouer, comme je me l'étais promis, mais nos habitués s'en sont donné à cœur joie. J'ai dû passer du temps à ranger la salle de jeu, vider les poubelles, remettre de l'ordre dans le désordre, et remplir le frigo de boissons pour les passants. J'aime mon métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de plus? Les précieuses heures de sommeil que j'ai sacrifiées vendredi matin pour aller faire ma lessive trihebdomadaire se sont soldées par un constat de panne, in vivo, des machines de la laverie. Au lieu de rester quarante minutes dans la machine, à tourner tant et plus au rythme de la centrifugeuse, mon linge  n'a mis que douze minutes avant de s'immobiliser, tout mouillé, propre mais tout mouillé, dans le téléviseur. J'ai opté pour un séchage maison, accompagné d'une flaque monumentale, derrière moi puis chez moi, avant de filer vers le boulot. Où je suis encore. Un dimanche midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, je ne vais pas m'attarder davantage, je dois encore finir de mettre à jour le stock, après les arrivages de la semaine, et les ventes de ces derniers jours. Et partir. Dormir. Lire. Me promener. Appeler des gens et passer chez eux à l'improviste. Trouver quelque chose à manger ce soir. Pour le moment, je n'ai rien chez moi, le temps m'a manqué, cette semaine, pour aller faire les courses alimentaires que mon propre réfrigérateur réclame à grands cris depuis plusieurs jours. Heureusement je dispose, sur mon lieu de travail, d'une machine à café de haut vol. J'aime mon métier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2678407166888677699?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2678407166888677699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2678407166888677699' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2678407166888677699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2678407166888677699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/09/victimisation-des-platanes.html' title='Victimisation des Platanes'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1492660438128361028</id><published>2009-09-03T15:06:00.000-07:00</published><updated>2009-09-03T15:32:26.934-07:00</updated><title type='text'>Les Rhododendrons de la Mort</title><content type='html'>Jeudi trois septembre deux mille neuf. Minuit huit. Un peu plus de quinze heures depuis que je suis au boulot. Ce soir, à l'occasion d'une sortie magique, je fais des heures sup. Le tournoi magique du soir est terminé, les joueurs sont rentrés chez eux. L'opération mercantile est un flop. D'un autre côté, je viens à peine d'en finir avec les nouveautés de la journée, le recensement des produits sortis des colis, l'étiquetage des marchandises, le lent escamotage des livres encombrant la table des arrivées. Reste à les ranger. Je ferai ça demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j'étais présent sur les lieux vers huit heures cinquante. Un peu de comptabilité, et je me suis lancé dans la longue attente de la nouveauté, qu'un livreur capricieux n'acceptait de nous apporter qu'avant dix heures. J'ai pu lire un peu, tout en coordonnant l'orbite des principales orbes évoluant dans le Système Solaire (pff, trop facile). Depuis la nuit dernière, je me promène dans les pages légères de "Dead Until Dark", premier roman vampirique de Charlaine Harris. Une série est en cours d'adaptation, "True Blood", que j'ai aperçue chez mon frère il y a quelques mois. Une version française des romans vient de nous arriver, et le phénomène semble déferler dans les veines de mes contemporains, mais bon. Je ne refuse pas de lire un livre sous prétexte que c'est un best-seller, je n'ai plus quinze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai lu "Les Survivants de l'Humanité", un roman de science-fiction old-school dû à Jean-Marc Lofficier et sa femme Randy. L'essentiel date du début des années soixante-dix. Inspiration pulps, Jack Kirby, très fluide avec une structure linéaire sans surprise, mais le tout reste efficace. Je me suis converti à la collection Rivière Blanche, dont j'acquérrai progressivement tout le catalogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait toujours trop chaud. J'ai sommeil. Je devrai marcher quarante minutes pour regagner mon domicile, car à cette heure tardive, pas moyen de garer de vélov' près de chez moi. J'ai les pieds mouillés, il a plu avant-hier, et je crains que mes chaussures ne soient pas étanches, finalement. Ou mal aérées. Je crains qu'à force d'y enserrer mes pieds en milieu humide, ils ne s'en couvrent de champignons. Il faudra que je songe à changer mes chaussettes, ça fera bientôt deux mois que je les ai aux pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier, je me suis lu "Zoe's Tale", dernier roman en date de John Scalzi, quatrième dans la série, redondant dans les événements racontés, mais exposant le point-de-vue d'une petite fille partie prenante du tout. Du space-opera en carton qui se laisse dévorer sans sourciller. Ce week-end, je me suis farci "Rien ne nous survivra - Le pire est avenir", dernier roman de Maïa Mazaurette. Du post-apo (comme les Lofficier), en fait pas vraiment, mais ça y ressemble. La révolte des jeunes a mis Paris à feu et à sang, les adultes ont fui la capitale française, dont le nord reste aux mains de l'armée tandis que les jeunes, retranchés dans le sud, mènent une croisade contre les vieux. Qu'ils tuent. Les héros sont deux snipers, un garçon et un point d'interrogation. Pas convaincu. Il y a un compte-à-rebours, des dialogues convenus, des personnages interchangeables. Une fin médiocre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: très bientôt, quitter la boutique pour m'aller perdre dans les rues de Lyon. Il fait meilleur. Une fois de retour chez moi, jeter mes chaussettes. Lire un peu. Dormir. Tenter d'ouvrir les fenêtres, si le vent nocturne m'en laisse le loisir. Dans mon colimateur, Iain M. Banks, Jean Beauverger, la dernière nouvelle du "Janua Vera" de Jean-Philippe Jaworski. Demain matin, faire la grasse matinée, rejoindre la boutique quand je pourrai. Le soir, mon frère repartira en vacances, pour dix jours, en Ecosse. Dans sept semaines, je m'envolerai pour la Chine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1492660438128361028?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1492660438128361028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1492660438128361028' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1492660438128361028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1492660438128361028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/09/les-rhododendrons-de-la-mort.html' title='Les Rhododendrons de la Mort'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-7912065959812502443</id><published>2009-09-02T04:38:00.000-07:00</published><updated>2009-09-02T08:58:10.619-07:00</updated><title type='text'>Gorgonzola by Night</title><content type='html'>Mercredi deux septembre deux mille neuf. Quatorze heures quarante. L'été met un temps fou à mourir. Il a plu toute la nuit, mais en plein jour, l'eau s'évapore en quelques dizaines de minutes. Sauf dans mes chaussures, qui restent imbibées du jus d'hier soir. Avec mes pieds dedans, ça finira bien par sécher. Floc. Floc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère est rentré de vacances, il y a quelque temps déjà. Il a râlé, avant de reprendre en main les choses que je n'avais pas été capable d'assurer pendant son absence. Je ne sais pas me servir d'Excell. J'avais plein de rangements à faire qui ne se sont pas faits tout seuls. J'avais un boulot monstre que quinze heures de travail quotidien n'ont pas suffi à abattre. Mais maintenant, tout va bien, le chef est dans la place, il râle moins, et je peux de nouveau me consacrer à construire des piles de cartons branlantes qui s'effondrent au moindre courant d'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaleur est moindre, depuis quelques jours, mais pas encore assez. Je maugrée en invoquant l'hiver. Dans trois semaines, je me plaindrai du froid. Le week-end dernier, j'ai passé un samedi en Picardie, pour le mariage d'une cousine, une demi-journée de part et d'autre en Ile-de-France, et mille kilomètres de route sous la houlette de ma belle-soeur. J'ai peu dormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ellipse. Hop. Dix-sept heures cinquante-sept. Les nécessités du travail rendent difficile la rédaction de cette entrée. Je m'y recollerai un jour prochain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-7912065959812502443?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/7912065959812502443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=7912065959812502443' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7912065959812502443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7912065959812502443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/09/gorgonzola-by-night.html' title='Gorgonzola by Night'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-3226829864340962024</id><published>2009-08-09T06:42:00.000-07:00</published><updated>2009-08-09T07:19:45.344-07:00</updated><title type='text'>Freewheel Burning</title><content type='html'>Dimanche neuf août deux mille neuf. Quinze heures quarante-trois. Dimanche est sans doute le jour de la semaine où je préfère travailler. Déjà, je commence à quatorze heures au lieu de onze heures du matin, ce qui me fait arriver vers midi plutôt que neuf ou dix heures, surtout en cette période de remaniement du tissu espace-temps. Ensuite, les clients sont rares, donc j'ai le temps de faire ces petites choses qui, les autres jours, s'entassent et se rappellent à mon attention, le soir, lorsque, au terme de quinze heures consécutives de travail, je rentre me coucher, par lâcheté, plutôt que de m'y atteler. J'aime le dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette première semaine sans mon frère s'achève de manière plutôt positive. Les ventes sont bonnes, les fournisseurs en vacances n'ont pas posé de problèmes, j'ai réussi à passer quelques commandes, et Mirgwael est venu me suppléer aux bons moments, quand je commençais à m'effondrer et que mon épiderme desséché menaçait de se fendiller, répandant sur le parquet sale de la boutique mes entrailles malmenées par la privation et le déséquilibre de mon régime alimentaire. J'avais besoin de repos, Mirgwael m'a remplacé certains soirs, épaulé certains matins, il a su faire de la comptabilité et lessiver le carrelage quand l'énergie m'en manquait. J'aime le travail en équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque nous en sommes à parler des choses que j'aime, mentionnons la lecture, ou la littérature ou les livres, pour peu qu'il y ait une différence entre les trois. Certains livres ont des images, d'autres sont snobés par une partie du public, qui rechigne à leur accorder le nom de littérature, mais les vrais amis des livres s'en tapent, qu'il s'agisse de revues, de volumes en poche ou de grand format, ils engrangent et avoinent à tout va. En ce moment, j'engrange plus que je n'avoine, mais un jour viendra... J'ai compromis la solidité financière de mon foyer en confiant mes économies au libraire SF d'occasion que je connais sur Lyon. Je suis reparti avec deux grands sacs pleins de livres. Il fait même du comic book, en anglais, avec du super-hero dedans. Comment résister?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moustiques ont apparemment fini par découvrir le chemin de mon quatrième étage sans ascenseur. Ils viennent pousser la chansonnette dans mes oreilles aux petit matin, boire quelques pintes de mon sang primé, et décorer mes murs blancs par les taches écarlates qui viennent s'y imprimer quand sonne leur dernière heure, à grand renfort de pantoufle. Il faudra que je pense à nettoyer les murs. Quant à savoir comment ils ont fait pour s'introduire dans mon domicile, je pencherais pour les fenêtres grand ouvertes une partie de la nuit, mais j'attendrai les résultats finaux de l'enquête officielle avant de me prononcer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes fenêtres restent ouvertes, on s'en sera douté, du fait des grands chaleurs qui sévissent présentement en notre belle ville de Lyon. Le mercure doit osciller, au plus fort du cagnard journalier, entre trente et trente-cinq degrés, avec des pointes proches de quarante. A mon avis. Je n'ai pas de thermomètre, et je suis équipé, au boulot, d'un ventilateur spécialisé en rhumes, donc je ne suis pas le mieux placé pour connaître la réalité empirique du temps qu'il fait, mais comme je bosse derrière un comptoir, les gens qui viennent m'acheter à boire se sentent obligés de me faire des confidences. Et puis, avouons-le, comme je passe l'essentiel de mes journées courbé en deux sous le poids des livres ou des packs de bouteilles, ou des plateaux de cannettes, ou des cartons livrés pour moi en rémission des péchés, je la connais, en fait, la chaleur, et ce, quelle que soit la saison. Alors, bon. Le mercure peut bien monter, descendre, je suerai toute l'année. Bénies soient mes douches froides quotidiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tout en guettant le chaland, traîner sur l'entretoile tout en rangeant ma boutique. Dans un peu plus de trois heures, à la fermeture, je poursuivrai mes efforts afin de débarquer, demain matin, dans un environnement favorablement débarassé de tout ce qui l'encombre. En soirée, je regarderai un disque digital polyvalent, avant de me plonger dans les aventures illustrées, quoiqu'en noir et blanc dans la réédition bon marché acquise ce jeudi, de Luke Cage, héros à louer, alias Power Man pour les extimes. La réponse du comic-book anti-balles aux tropes de la blackploitation mise au goût du jour par le cinéma populaire des early seventies (car la BD en question est d'époque).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dormir, avant l'aube, pour revenir au magasin. Mon frère rentre vendredi. J'aurai, d'ici là, achevé mes rangements et accumulé un retard conséquent dans la gestion quotidienne du commerce; à moins que, d'ici là, je ne prenne le coup de main et ne parvienne à tout gérer de front, en un temps record, sans erreur et sans stress. Mais j'en doute. Grâce à Mirgwael, ma semaine de travail est descendue de quatre-vingt-dix à quatre-vingts heures, et encore, je n'ai pas eu le temps de tout faire. Dans un an, peut-être, mon expérience de tous les aspects du métier sera suffisante pour me permettre de tout abattre simultanément, à la perfection et dans l'allégresse, mais en l'état, je poursuis mon apprentissage. Et mon sandwich à la rosette.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-3226829864340962024?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/3226829864340962024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=3226829864340962024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3226829864340962024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3226829864340962024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/08/freewheel-burning.html' title='Freewheel Burning'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2273606958245424682</id><published>2009-08-03T03:14:00.000-07:00</published><updated>2009-08-03T04:48:16.165-07:00</updated><title type='text'>Ma Maison est en Carton</title><content type='html'>Lundi trois août deux mille neuf. Midi quatorze du matin. Tout seul depuis ce matin à la boutique. Mon frère n'a pas pu partir en Ecosse comme initialement prévu, pour une obscure question de délai dans la délivrance de papiers d'identité, mais comme les billets de train étaient déjà réservés, il passera une grosse dizaine de jours en région parisienne, en Normandie, ou ailleurs. Que sais-je. Mais il ne sera pas à l'étranger, donc je pourrai le déranger toutes les cinq minutes en l'appelant sur son portable pour des détails insignifiants dans la gestion de son magasin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, j'ai hébergé Vertige, venu sur Lyon découvrir la ville et s'entretenir professionnellement avec des gens. Je pense qu'il a plutôt apprécié le coin, j'ai pour ma part quelque peu manqué de disponibilité pour me rendre présent, mais j'ai offert mon toit, mon frigo et mon rare temps libre à l'ami de passage. C'était la seconde fois qu'un hôte de passage vient me rendre visite, et j'ai toujours un matelas d'appoint pour ces circonstances. Qu'on se le tienne pour dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi dernier, comme prévu, mes parents ont débarqué à bord d'un camion de déménagement. Aidés par ma belle-sœur et deux clients, nous avons fait gravir les quatre étages doubles aux quatre-vingts cartons, aux quelques meubles et à nos corps fatigués. Bilan des courses, un début de tendinite qui ne s'est pas arrangé après quatre jours intenses à la boutique, à rester debout le plus clair du temps, à déambuler dans les rayons où nous avons ajouté des étagères, qu'il m'a fallu regarnir en déplaçant, plusieurs fois d'affilée, l'ensemble des livres que nous vendons (et ils sont nombreux). Il me reste à finir de reclasser le tout début de l'alphabet, et la toute fin. Et à trouver un mètre cinquante de rayons pour y mettre les ouvrages déplacés par mon frère pour faire de la place dans un autre rayon (où j'ai pour le moment stocké, en vrac, ce qui dépassait). Doooonc, j'ai encore pas mal de pain sur la planche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier dimanche, je me reposais, mais comme la veille, j'avais fini de travailler vers quatre heures du matin (soit dix-huit heures consécutives de labeur, avec un samedi au milieu, soit la journée la plus active de la semaine, et un rejet gastrique vers dix-huit heures, mon sandwich pas frais de l'avant-veille qui n'est finalement pas passé, surtout à m'accroupir sans cesse dans les rayons pour en extraire des kilos de papier pour recommencer l'opération immédiatement après, très mauvais pour les genoux, mais mes abdos se portent bien, merci pour eux), j'ai peu dormi, et le repos pris n'a pas suffi à compenser la fatigue accumulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'après-midi, je suis allé boire une bière au bar-restaurant qui nous prête sa salle pour faire des tournois de cartes le dimanche, j'y ai récupéré l'ordinateur portable de la boutique, quelques boîtes de cartes non utilisées pour le tournoi, avant de filer vers le magasin, où j'ai pu récupérer les clefs qu'un associé avait utilisées pour tenir le fort pendant mon jour de congé. En soirée, deux parties de jeux de plateau de durée moyenne avec des habitués. Retour vers minuit, le sommeil n'est venu que vers quatre heures du matin, après visionnage des quatre premiers épisodes de la seconde saison de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Battlestar Galactica&lt;/span&gt;, la récente série. Je passerai sans doute une ou deux heures ce soir à regarder la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce lundi matin, la fatigue est au rendez-vous, même si les clients se font rares. L'effet mois d'août, j'imagine. Aucune vente pour le moment (il est midi trente-cinq), malgré deux ou trois brefs passages de clients putatifs. Les éboueurs m'ont gentiment engueulé parce que les poubelles de l'immeuble (que je n'ai pas pu remplir de la récolte de déchets du week-end, because les professionnels de l'ordure ne sont pas passés à l'heure habituelle, ce qui me permet d'ordinaire, en venant une demi-heure plus tôt au boulot, de sortir les poubelles avant d'ouvrir) contenaient des copeaux de neige blanche, fort volatiles, que j'y avais entassés, n'ayant guère le choix, vu qu'un de nos principaux fournisseurs aime en emplir ses cartons. Un autre de nos fournisseurs est déjà passé ce matin, trois cartons que j'ai aussitôt ouverts, inventoriés, découpés et ajoutés au stock. Je suis débordé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que les dix jours à venir seront difficiles. Mes associés se sont manifestés pour me dire que je pourrais faire appel à eux en cas de besoin, pour m'épauler ou me remplacer ponctuellement, les jours où eux-mêmes sont libres. L'offre n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, et quand la fatigue me terrassera, ou que clients, livraisons et commandes me subermergeront, je verrai bien s'ils sont disponibles. Toujours est-il qu'à l'heure actuelle, je me sais mal préparé à tout gérer tout seul. Les commandes (même si plusieurs de nos fournisseurs seront partis, justement cette semaine, pour d'obscures raisons de départ en vacances), la comptabilité et la gestion du stock en général, je ne m'en suis jamais occupé, et je ne suis pas sûr de pouvoir le faire (mais il faudra bien). Et plusieurs gammes de produits, que mon frère connaît sur le bout des doigts, me sont encore massivement hermétiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, entre les journées de quinze heures de travail et la fatigue nerveuse, musculaire et tendinique, je n'ai guère avancé les rangements chez moi. La plupart des cartons ont été ouverts, mais une petite moitié s'est vu empiler dans un coin, en attendant que le courage me prenne de monter l'étagère en pièces détachées que mes parents m'ont laissée. Je n'ai pas de marteau, donc je compte emprunter celui de la boutique, maintenant que nous avons terminé d'y monter les nouvelles étagères, mais il faudra que je m'occupe de l'assemblage et du remplissage le matin avant neuf heures, à une heure où je suis généralement occupé, sinon à dormir, du moins à gérer le quotidien de mon domicile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choses à faire demain matin très tôt, avant de venir au magasin vider les poubelles, ranger les livres et retrouver les produits égarés dans les profondeurs de la réserve (dont l'espace intérieur est de loin supérieur au volume extérieur, mais ne cesse de faire défaut): prendre une douche intégrale, longue et shampooinée, avec de l'eau chaude que j'aurai pris le temps de fabriquer en branchant mon ballon, deux heures avant la prise de douche; passer une heure entre la laverie, où je regarderai tourner mon linge, animé d'une volonté propre, baigner dans une dédoction purificatrice, à l'abri d'un hublot circulaire aux vertus hypnotiques, surtout tôt le matin, et mon studio, où je déploierai le séchoir en métal idoine, propice au desséchement du linge une fois propre, mais humide; traîner mes guêtres dans les allées du supermarché de proximité, y recomposer mes réserves alimentaires, fort déplétées par l'enchaînement des petits-déj', l'accueil prolongé de Vertige et le temps qui m'a fait, précisément, défaut, pour entretenir mon stock. Et c'est tout, je crois, pour demain matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine a donc été pauvre en lectures. J'ai achevé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Janua Vera&lt;/span&gt;, recueil passionnant, auquel je devrai ajouter la nouvelle contenue uniquement dans la version de poche, et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gagner la Guerre&lt;/span&gt;, du même Jean-Philippe Jaworski, que j'ai chez moi, parmi d'autres ouvrages, fort nombreux au demeurant, attendant d'être lus. J'ai profité de mon jour de repos pour lire le premier volume de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chroniques des Nouveaux Mondes&lt;/span&gt;, de Jean-Marc Ligny, et j'ai repris ma lecture d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Outlander&lt;/span&gt;, de Diana Gabaldon, dont j'espère pouvoir venir à bout prochainement (encore trois cents pages de romance cross-temporelle sur les hautes terres d'Ecosse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tenir le coup, à grands renforts de café et de sandwiches que je n'ai pas eu le temps de préparer ce matin, et que je ne pourrai donc pas manger. Faire venir les clients, par la puissance de mes ondes télépathiques, et assurer par mon dynamisme, mon professionnalisme et mes verbiages, l'avenir financier de mon commerce. En soirée, tenir un tournoi magique pendant que je tenterai d'achever les rangements, dont je ne m'occupe pas pour le moment, parce qu'étant seul, je ne puis me réfugier dans les espaces liminaires du monde matériel, car ainsi procéder serait me dissimuler à la vue de mes contemporains, lesquels n'oseraient franchir le seuil du magasin ou, pire encore, le pourraient franchir à mon insu, déambuler librement dans les allées du lieu, acquérir sans me le dire les produits disposés sur les rayonnages, partir sans payer ou, pire encore, se sentir mal accueillis, mal servis, mal conseillés, alors même que je dispose de toutes les réponses aux questions qu'ils n'oseront pas me poser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme des heures à venir: en attendant un bref passage de mon frère, entre deux trains, le temps de récupérer les clefs du domicile parental et me prodiguer quelques conseils salutaires, gérer le stock, les livraisons, les clients, lire quelques pages du roman entamé, me renseigner sur les nouveautés, présentes et à venir, du monde de l'édition, et caetera. Mes genoux me tirent, ma cheville me lance, mon estomac gargouille et la solitude me plonge dans des affres d'angoisse cosmique. A moins que ça ne soit la faim.  Réponse après ingestion d'un morceau de pain rassis, tartiné de beurre rance, si je trouve une âme charitable pour m'aller quérir la bête. Le mois d'août en solitaire, ça n'est pas facile tous les jours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2273606958245424682?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2273606958245424682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2273606958245424682' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2273606958245424682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2273606958245424682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/08/ma-maison-est-en-carton.html' title='Ma Maison est en Carton'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1687105450199608975</id><published>2009-07-27T04:07:00.000-07:00</published><updated>2009-07-27T05:30:21.515-07:00</updated><title type='text'>Janua Vera</title><content type='html'>Lundi vingt-sept juillet deux mille neuf. Treize heures huit. La fatigue commence à se faire sentir. Je persiste à me réveiller tôt, vers six heures vingt ce matin, et à bouquiner une ou deux heures avant de lancer le moteur de ma journée. Ce matin, j'ai commencé à lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Janua Vera&lt;/span&gt;, recueil de nouvelles dû à Jean-Philippe Jaworski. Cet ouvrage s'est apparemment bien vendu. Toutes les nouvelles se situent dans un même univers, et l'une d'entre elles sert d'incipit au roman &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gagner la guerre&lt;/span&gt;, du même auteur, sorti il y a quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Moutons Electriques ont publié les deux livres, et je les possède tous deux chez cet éditeur. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Janua Vera&lt;/span&gt; a fait l'objet d'une publication en poche chez Folio SF, après adjonction d'une nouvelle supplémentaire; il faudra donc que je me procure cette édition. Pour le moment, j'ai lu la première nouvelle, et je suis en train de lire la seconde (il y en a cinq autres, et l'adjectif "second", qui sonne mieux que "deuxième", ne s'emploie pas exclusivement pour désigner le deuxième d'une série de deux, mais peut aussi se voir utiliser pour marquer le second degré d'une énumération plus longue, j'ai vérifié dans le dictionnaire, ça marche, ouf, parce que "second", je préfère, "deuxième", ça sonne un peu sec). Un conquérant blond, vaguement réminiscent d'Alexandre le Grand, a le sommeil troublé; un assassin professionnel, dans une ville d'eau évoquant Venise, se voit confier un contrat difficile. Et j'en suis là pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour au boulot s'est bien passé. J'ai été content de retrouver un univers désormais familier, la clientèle est majoritairement constituée d'habitués au commerce agréable, et pour le moment, je n'ai pas eu à trop souffrir du rythme trop intense de nos activités. Si je continue à ne dormir que quatre à six heures par nuit, je cours au devant d'une certaine irrascibilité, mais je devrais pouvoir me contrôler (et dormir tard certains matins, je négocierai ça dans le courant de la semaine avec mon frère). Soixante-dix heures de boulot par semaine, peu ou prou, très peu de temps pour moi, et des montagnes de livres dans mon studio, qui n'attendent que mes rares disponibilités pour se faire réduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tenir la boutique seul pendant une période indéterminée, assister au montage des étagères que mon frère est en train d'acheter avec l'aide de sa copine, ne pas m'endormir au gouvernail, boire un ou deux seaux de café (je me suis mis à boire du café, noir sans sucre,  en grande quantité, quand j'étais au Japon il y a quinze jours, avant je n'en buvais pas, je n'aimais pas ça, je ne jurais que par le thé), manger mon sandwich maison saumon-brie, lire un peu si personne ne me voit faire. Après le retour de mon frère, poursuivre ma quête pour une réserve rangée, en exhumant les jeux enfouis, les figurines promotionnelles dues en lot pour un tournoi tenu en mon absence et que sais-je encore. Je dispose d'un plan secret, machiavélique, pour mieux organiser l'espace, mais pour ça, j'ai besoin de temps; le temps, l'espace, on en revient toujours aux éléments fondamentaux constitutifs de la réalité (qu'il faut sauvegarder, mais j'y reviendrai ultérieurement).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1687105450199608975?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1687105450199608975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1687105450199608975' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1687105450199608975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1687105450199608975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/07/janua-vera.html' title='Janua Vera'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-9071548430038187524</id><published>2009-07-26T08:50:00.000-07:00</published><updated>2009-07-26T10:38:37.988-07:00</updated><title type='text'>Overnight Sensation</title><content type='html'>Dimanche vingt-six juillet deux mille neuf. Dix-sept heures cinquante. Je me suis plus ou moins remis de mon jet-lag. J'en conserve une propension à me réveiller matin, dont je profite tant qu'il est temps; la saison estivale se laisse brosser dans le sens du poil, il fait jour tôt, et les heures à un chiffre sont propices à la lecture. Paisible, à l'occasion, tumultueux par ailleurs, mon quartier en été, pour ce que j'en vois, est intéressant à côtoyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le matin, les envols de pigeons sous mes fenêtres occasionnent chez moi un léger agacement. Durant mon voyage au Japon, les intempéries, ou le mouvement de va et vient de mes volets malmenés par le vent, ont jeté à bas plus de la moitié des piques anti-pigeons ayant orné mes fenêtres. Un coup d'œil jeté à la dérobée sur les balconières de mes voisins m'a révélé l'universalité du phénomène; toujours est-il que, mon état des lieux mentionnant lesdites piques, j'en serai redevable à ma régie au moment d'en sortir, fût-ce le vent qui s'en soit rendu coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier matin, vers sept heures, tandis que je lisais, allongé à même le sol sur mon matelas de fortune, un groupe d'hommes avinés, sans doute assemblés dans une cour voisine, ont trouvé amusant de faire sonner une corne de brume, à pleine puissance, pour le plaisir de la populace assoupie (qui, à de très rares exceptions, ne travaille pas, contrairement à moi, le samedi matin). Autre élément d'animation sous mes fenêtres, le ballet des chats du quartier, et la bêtise d'une de mes voisines qui, en plus de nourrir la vermine venue du ciel, à grand renfort de croûtons et de graînes, endosse la cuirasse de la croisée pour vider des bassines sur les félins tonitruants, lesquels se voient simultanément encourager, par mes soins, à choper les pigeons qui troublent ma quiétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est le paysage estival dans les environs immédiats de mon domicile. Il fait trop chaud, mais comme mes fenêtres sont orientées plein sud, je n'en souffre qu'à partir de quatorze heures; le matin, je laisse grand ouverts mes carreaux, m'emplissant les poumons de l'air malsain des villes (l'air lyonnais est pollué, je l'ai testé, alors que même l'atmosphère de Tôkyô était, par comparaison, respirable, et les véhicules y roulant particulièrement silencieux). Les automobilistes lyonnais, ville typique du Midi de la France, sont des chauffards de la pire espèce: leur activité favorite est de remonter les rues en marche arrière, pas vus pas pris, et j'ose à peine imaginer leurs débordements en cas de victoire décisive de leur équipe ballipédestre locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me remets doucement au sport. J'ai de grandes ambitions pour la rentrée, mais j'attends mon heure pour me lancer dans la course aux inscriptions. J'ai repris la course à pieds la semaine dernière, piétinant de mes foulées penaudes deux circumambulations du Grand Canal mis à la disposition des joggers du Parc de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine (mes parents crêchent à deux bornes dudit parc), couvrant une distance totale, et continue, égale à six virgule quatre kilomètres, à en croire mon petit frère, lequel a longtemps, et abondamment, fréquenté le même parcours, du temps de ma jeunesse (il habitait alors à huit cents mètres du lieu dit). Je commence à récupérer de l'excès. Je me réserve pour le déménagement de ce mardi, j'aurai cinquante cartons de livres, et quelques meubles, à monter jusqu'au quatrième étage où j'expie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis toujours à la recherche d'une piste d'athlétisme, ouverte au public, proche de chez moi, susceptible d'accueillir mes déprédations tôt le matin, dans les mois à venir. J'aimerais aussi reprendre le badminton, sur des bases régulières, dans un cadre associatif, à proximité de mon domicile, toujours. Et me mettre au triathlon, ce pourquoi il me faudra au préalable repérer une piscine ne brillant ni par son éloignement, ni par la tardivité de son ouverture matutinale. Parce que j'aime à penser que je conserverai longtemps ce rythme (je sais, je suis naïf).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: rester une heure environ à la boutique, que je tiens cet après-midi, jugulant tant bien que mal le flot continu du public avide de débourser ses sous dans mon établissement (quatre clients pour le moment, un par heure); en compagnie de Vertige, qui me rend visite pour le début de semaine, trouver un restaurant vietnamien ouvert, y déguster un pho ou, à défaut, dénicher un vendeur de kébab et consommer ses produits alimentaires. En soirée, dormir tôt, poursuivre mes lectures ou causer avec Vertige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j'ai achevé la lecture, commencée avant-hier, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Glissements: une anthologie de troubles topographiques&lt;/span&gt;, ouvrage publié, en nombre limité, pour fêter les cinq ans d'existence des Moutons Electriques, une maison d'édition lyonnaise dont je suis particulièrement fan (j'ai entrepris d'acheter toutes leurs productions, y compris rétroactivement, dans la mesure du possible). Un recueil inégal, hélas bourré de coquilles, mais où quelques perles surnagent (les noms des contributeurs m'échappent, mais la nouvelle mettant en scène une série de demeures gigognes s'enfonçant sous la surface d'un lac gelé de dimension infinie m'a séduit par son aspect résolument borgésien, j'y ai goûté mes premières productions de Xavier Mauméjean et de Serge Lehmann, tous deux pourtant auteurs confirmés du paysage de l'imaginaire francophone, et je disséquerai plus avant la chose à tête reposée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin toujours, car je me lève tôt, j'ai entamé, et presque achevé vu les dimensions de l'ouvrage, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Carpet People&lt;/span&gt;, premier roman de Terry Pratchett, initialement publié en septante-un, mais "amélioré" dans la présente édition, laquelle date du début des années nonante, par l'intervention d'un certain Terry Pratchett, romancier confirmé, ayant décidé d'arrondir les angles que son alter-ego de dix-sept ans avait laissés parfois saillir plus que de raison. Le produit final est agréable à lire, laisse entrevoir certains aspects des romans à venir, notamment du Discworld, mais demeure, n'en déplaise à l'afficionado du maître qui sommeille en moi, une œuvre de jeunesse, immature et parfois maladroite (mais tout ne tombe pas à plat, et j'apprécie cette lecture à la mesure de son mérite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours en chantier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Outlander&lt;/span&gt;, dont l'héroïne vient d'échapper au bûcher; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Horde du Contrevent&lt;/span&gt;, dont les protagonistes s'accordent une soirée de détente bien méritée à bord d'un voilier de passage; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Renegade's Magic&lt;/span&gt;, l'avant-dernier roman de Robin Hobb (dont je lorgne sur le tout récent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dragon Keeper&lt;/span&gt;, sis dans le même univers et à la suite des trois trilogies publiées n'importe comment en français, impliquant un apprenti assassin, une bande de marins et un prophète pâle), que je n'ai laissé de côté il y a trois semaines que parce que ses dimensions en rendaient difficile l'embarquement dans mon sac de voyage pour le Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi prochain, dans deux jours donc, les deux ou trois mille livres présents dans mon studio se verront rejoindre par leurs collègues restés au pays, grâce aux volontés déménageantes de mes parents, grâces leur soient rendues. En soirée, un repas programmé dans un restaurant peu onéreux des environs, une sorte de répétition générale avant le grand banquet commémorant le quatrième anniversaire de l'ouverture, un vingt-cinq juillet, de la boutique où j'exerce dorénavant mes nombreux talents. C'est sans doute un effet de l'heure, mon estomac gargouille et j'ai peu dormi. Je vais de ce pas vider une fois de plus ma petite bouteille d'eau, quand il fait chaud, faut s'hydrater (de Lerne), manger un paquet de cookies fondus par le soleil, lire quelques pages et ne pas relancer la musique, entre la variété avariée, le jazz entrecoupé de sermons sur la vie et le heavy-metal par trop technique et compassé que les web-radios de ma fréquentation m'ont mis dans les esgourdes depuis ce matin, j'ai besoin d'une pause. Hop. Plus que trois-quarts d'heure et je lève le camp.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-9071548430038187524?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/9071548430038187524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=9071548430038187524' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9071548430038187524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9071548430038187524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/07/overnight-sensation.html' title='Overnight Sensation'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5425252506347024223</id><published>2009-07-22T21:31:00.000-07:00</published><updated>2009-07-22T21:57:25.375-07:00</updated><title type='text'>La Randonnée du Bout du Monde</title><content type='html'>Jeudi vingt-trois juillet deux mille neuf. Six heures trente-deux du matin (heure japonaise, treize heures trente-deux du même matin). De retour sur le plancher des vaches à cornes depuis une petite trentaine d'heures, je ne suis pas encore pleinement recalé sur le faisceau horaire de Paris, mais à force d'épuisement et de matinées blanches, on devrait y parvenir. Le séjour japonais s'est bien passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre jours à Tôkyô, trois jours à Yonezawa, petite ville du nord avec la Mer de Chine pour dernier terrain vague (en fait, non, mais je voulais voir quelle gueule aurait cette phrase sur le plasma, pardon à Brel), pour un mariage traditionnel réussi (la nourriture était bonne, et même le reste était bien). Brève escale à Nagano, trois jours dans les montagnes, randonnée sous la pluie, fuite nocturne dans ma tente, deux jours à Osaka, crochet par Kyôto, retour sur Tôkyô, capsule-hotel les deux dernières nuits, vingt-quatre heures d'avion, train plus escale, beaucoup de train, croisé Doctor Doom à Helsinki, et Zubaydi à Shibuya, écouté les BeeGees dans l'avion, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tragedy&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Outlander&lt;/span&gt;, un roman romantique avec du sentiment dedans, de Diana Gabaldon. Une infirmière récemment réunie avec son mari, un jeune professeur d'université, au cours d'une seconde lune-de-miel en Ecosse, disparaît mystérieusement à travers un cercle de pierres pour se retrouver projetée dans le passé, où elle rencontre l'ancêtre de son mari (un Anglais très méchant, capitaine de l'armée d'invasion) et un jeune guerrier écossais, qu'elle épouse dans des circonstances euh arrangées pour les besoins de l'histoire. Ils s'aiment, se prennent dans toutes les positions au milieu de la fraîche et riante campagne des Highlands, se donnent des coups de ceinture et se compliquent la vie. Triangle amoureux, voyage dans le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dévoré pendant le train et les nuits blanches au Japon, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Perdido Street Station&lt;/span&gt;, gros roman de China Miéville, aurait pu être écrit par Tim Powers au mieux de sa forme, ou Michael Chabon s'il plaçait ses histoires dans un univers inventé. Ca m'a aussi rappelé le Moorcock du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pyatt Quartet&lt;/span&gt;, ou le Stephenson du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Baroque Cycle&lt;/span&gt;, ou encore le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Difference Engine&lt;/span&gt; de Gibson et Sterling. Bref, un roman formidable qui flirte avec plein d'autres auteurs qui me font vibrer, tout en ayant suffisamment d'originalité en soi pour qu'on ne pense pas à le comparer au-delà d'une simple pêche aux idées. Le style est foisonnant, l'intrigue part dans tous les sens, les personnages son bien campés, l'univers original et addictif. Bref, que du bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement en chantier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Horde du Contre-vent&lt;/span&gt;, un roman euh expérimental d'Alain Damasio, un véritable tour-de-force dans lequel j'ai du mal à rentrer. C'est une bande de types qui rampent dans un univers mal défini, ils cherchent à remonter le vent, qui souffle et détruit tout selon une partition nébuleuse, ça fait huit siècles qu'ils piétinent dans la poussière en prenant des grands airs. L'écriture est ampoulée, l'auteur a décidé de nous faire vivre en alternance l'intériorité des vingt-trois pékins, nous sommes dans la lourdeur et l'ennui. Mais, bon. Je vais m'accrocher, je n'ai lu qu'une centaine de pages, essentiellement pendant ma nuit blanche au camping inondé, donc l'impression du moment n'est peut-être due qu'aux circonstances. Pour le moment, j'ai l'impression de lire une version chiantissime des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Annales de la Compagnie Noire&lt;/span&gt;, ou de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Compagnie des Glaces&lt;/span&gt;, le tout dans un bac à sable, avec des trips à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mondes Engloutis&lt;/span&gt;. A reprendre à tête reposée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: prendre un petit déjeuner, faire des cartons (second round de mon déménagement, mardi prochain), prendre un train pour Lyon, où je ferai du rangement, passerai le balai et tenterai de me recaler dans l'espace et le temps. Demain, reprise du boulot, avec rattrapage du retard sur les dernières nouveautés, lancement d'une formation-éclair sur la gestion de la compta et des commandes, avant de m'occuper seul de la boutique ce week-end, en avant-goût du mois d'août, pendant lequel mon frère prendra, à son tour, des vacances bien méritées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5425252506347024223?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5425252506347024223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5425252506347024223' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5425252506347024223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5425252506347024223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/07/la-randonnee-du-bout-du-monde.html' title='La Randonnée du Bout du Monde'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5715950458103157925</id><published>2009-07-08T08:25:00.000-07:00</published><updated>2009-07-08T08:41:34.737-07:00</updated><title type='text'>Attaque de la Tempura Géante</title><content type='html'>Mercredi huit juillet deux mille neuf. Minuit vingt-six (heure française, dix-sept heures vingt-six). Je suis au Japon depuis une quarantaine d'heures. Les invités du mariage de Piotr sont tous arrivés (nous sommes quatre, dont deux filles et un joueur de cornemuse, qui partage ma chambre d'hôtel). Pour le moment, j'ai mangé un katsudon, deux bols de ramen, une assiette de gyôza, bu une bouteille de saké, un café glacé, une Guinness, acheté deux livres de poche et dormi quatorze heures (la nuit dernière).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pris l'avion lundi matin, avec escale à Helsinki, où le Doctor Doom est venu me rendre visite pendant mon transit, autour d'une bière et d'un donut. Une dizaine d'heures plus tard, j'étais à Narita, où j'attendis Piotr et Grandbignou, en compagnie desquels je pris le train pour Tôkyô, où je demeure (un hôtel de grand standing près de Ginza, généreusement financé par le fomenteur du mariage). Peu de sommeil en vol. Beaucoup depuis, voire trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tôkyô n'a guère changé depuis mon dernier passage (il y a quatorze ans moins un mois), mais moi, oui. Je suis vite lassé de l'effervescence, des débordements stylistiques sévissant à Shibuya comme du désordre des néons dans le ciel de Shinjuku. J'aspire à respirer l'air de la campagne. Foules ordonnées, politesse omniprésente, métropole propre et bien rangée, Tôkyô ne m'excite plus guère. Surtout après un an en Chine, où l'essor d'une nation tout entière génère une dynamique sociale, dans l'orgueil et la démesure. Le Japon est un vieux pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: m'aller coucher (vingt-deux degrés avec la climatisation, contre une trentaine dehors, avec un important pourcentage d'humidité, mais après Hong-Kong en août, je rigole mollement), lire un peu, tenter de dormir, ne pas y arriver, lire jusque vers cinq heures du matin, décalage horaire raté. Suis en train de lire &lt;em&gt;Perdido Street Station&lt;/em&gt;, de Chine Miéville, un roman foisonnant, avec une grande ville aux allures victoriennes, de la magie, des peuples divers. Un excellent style, des ambiances dignes de Michael Chabon ou du &lt;em&gt;Gloriana&lt;/em&gt; de Michael Moorcock. D'autres analogies m'ont percuté tout le jour, mais elles me laissent en paix une fois le clavier sous mes doigts. Demain, Ueno, Shinjuku, palais impérial et yakitori.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5715950458103157925?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5715950458103157925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5715950458103157925' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5715950458103157925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5715950458103157925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/07/attaque-de-la-tempura-geante.html' title='Attaque de la Tempura Géante'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-4818463055093893734</id><published>2009-07-05T20:53:00.000-07:00</published><updated>2009-07-05T20:54:05.625-07:00</updated><title type='text'>En Route pour la Joie</title><content type='html'>Lundi six juillet deux mille neuf. Cinq heures cinquante-trois du matin. Dans cinq heures, je m'envole pour le Japon. Je suis en retard, ma valise n'est pas prête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-4818463055093893734?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/4818463055093893734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=4818463055093893734' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4818463055093893734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4818463055093893734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/07/en-route-pour-la-joie.html' title='En Route pour la Joie'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1846391365468763091</id><published>2009-06-29T12:42:00.000-07:00</published><updated>2009-06-29T12:54:08.711-07:00</updated><title type='text'>La Vérité en Salade</title><content type='html'>Lundi vingt-neuf juin deux mille neuf. Vingt-et-une heures quarante-trois. Température au sol, trente-et-un degrés, voire davantage en vase clos. Température stratosphérique, moins soixante degrés. Nombre d'heures de travail restant avant les vacances: quarante-quatre environ. Humeur du moment: en fait, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les préparatifs de départ pour mon voyage de la semaine prochaine attendront le dernier moment, vendredi matin je remplirai mon sac à dos de livres et de vêtements, pour me rendre à Paris, le soir, directement, en train, après avoir travaillé tout le jour au magasin. Les jours se téléscopent, les nuits se succèdent et les mois œuvrés s'enchaînent à la vitesse de l'éclair. Je manque de temps pour tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier, j'ai participé à ma première partie de jeu de rôle locale, depuis que je suis sur Lyon (j'avais, ponctuellement, continué de jouer avec mon groupe sur Massy, lors de retours épisodiques au pays, le temps d'un week-end ou deux). Hollow Earth Expedition (ambiance Bob Morane contre Flash Gordon). Expérience trop courte pour être pleinement appréciée. Suite des opérations demain soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, j'ai lu, d'Ugo Bellagamba et Thomas Day, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Ecole des assassins&lt;/span&gt;, un roman cyberpunk entre Hong-Kong et le Japon, dans les années deux mille quarante. Un bon rendu. Depuis deux jours, je me dépêtre de "Trading in Danger", premier volet du cycle space-op' "Vatta's War", de l'Américaine Elizabeth Moon. Une histoire intéressante, mais des personnages trop monolithiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: attendre la fin du tournoi magique du lundi soir, rentrer chez moi en marchant (ou à vélo), lire une partie de la nuit. Dans mon colimateur, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mythe d'Er&lt;/span&gt;, de Javier Negrete, qui pourrait être la suite, quoiqu'écrite avant, d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alexandre le Grand et les aigles de Rome&lt;/span&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1846391365468763091?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1846391365468763091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1846391365468763091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1846391365468763091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1846391365468763091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/06/la-verite-en-salade.html' title='La Vérité en Salade'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1054464794956292209</id><published>2009-06-22T11:46:00.000-07:00</published><updated>2009-06-22T12:04:48.480-07:00</updated><title type='text'>L'Assassin Habitait Sarcelles</title><content type='html'>Lundi vingt-deux juin deux mille neuf. Vingt heures quarante-six. Nous voici parvenus sur l'autre versant. Les jours décroissent. La lumière se fera de plus en plus rare, jusqu'au vingt-et-un décembre. Et re-belote. Pour l'heure, je tiens la boutique, seul à bord, en nocturne, tandis que se tient le tournoi magique du jour. Un peu de boisson énergétique pour me maintenir à flot. Un livre sous le coude. Mal au cou. Fatigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, fête de la musique, mon seul jour de congé avant le quatre juillet, je n'ai rien fait. Suis resté chez moi, mon nouveau chez moi depuis bientôt quatre mois, à lire. "Espaces Insécables", assez chouette recueil de nouvelles dues à Sylvie Lainé (rencontrée par ailleurs ce samedi, à l'occasion d'une séance de dédicace ayant déplacé Thomas Day et Catherine Dufour, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;turnout&lt;/span&gt; décevant au final, mais bonne ambiance générale, j'aime à le croire), dont la rédaction s'est étalée entre le milieu des années quatre-vingts et maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros bloc de caviar de la semaine, en matière de lecture, aura été "Alexandre le Grand et les aigles de Rome", sorte d'uchronie: Alexandre n'est pas mort en trois cent vingt-trois avant notre ère, mais a survécu grâce à l'intervention providentielle d'un médecin venu de nulle part. Il réforme son régime alimentaire, rejoint la Macédoine, mâte les révoltes domestiques en Grèce, et tourne son regard vers l'occident. Sur sa route se dressera un certain Caius Julius César, anachronistiquement déplacé d'un ou deux siècles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai héros est un médecin amnésique, Nestor (sans doute un voyageur temporel ou dimensionnel égaré, voire missionné), qui sauve Alexandre, devient un de ses familiers et passera quelques semaines à Rome avant que le différend entre les deux puissances ne se règle définitivement, sur le champ de bataille, au pied du Vésuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très bonne impression dans l'ensemble. Javier Negrete s'affirme décidément comme une valeur sûre de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fantasy&lt;/span&gt; espagnole (c'est aussi le seul auteur espagnol de science-fiction que je connaisse un tant soit peu). J'avais déjà lu son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Seigneurs de l'Olympe&lt;/span&gt; en avril, dont les héros n'étaient autres que les dieux grecs en personne. Il me faudra lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mythe d'Er, ou le dernier voyage d'Alexandre le Grand&lt;/span&gt; (titre exact ou paraphrasé), dont la parution en France remonte à cinq ou six ans, mais dont les événements pourraient se situer après celui des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aigles de Rome&lt;/span&gt;, avec les mêmes personnages, pour ceux qui ont survécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre du jour, c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tales of the City&lt;/span&gt;, d'Armistead Maupin, premier volume dans sa série de chroniques consacrées à San Francisco, dans les années soixante-dix pour le moment. Lecture agréable, une ironie mordante, une bonne peinture des communautés post-hippies, du microcosme gay et des aspirations d'une génération en perte de repères. Et tout ça. Ca se lit très vite, d'un œil distrait. Si je dure ce soir, je m'attaquerai sans doute à du Thierry Jonquet que j'ai sous le coude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: attendre que le capitaine remette les pieds sur la passerelle, en lisant Maupin et en surfouillant sur la Toile. Si le feu sacré revient, finir la soirée devant la fin de la première saison de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Battlestar Galactica&lt;/span&gt;. Demain matin, je fais la grasse matinée pendant que mon frère ouvrira le magasin (de l'avantage d'être deux au boulot). Dans deux semaines, je serai dans l'avion pour Tôkyô.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1054464794956292209?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1054464794956292209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1054464794956292209' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1054464794956292209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1054464794956292209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/06/lassassin-habitait-sarcelles.html' title='L&apos;Assassin Habitait Sarcelles'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5993953930681520553</id><published>2009-06-16T13:34:00.000-07:00</published><updated>2009-06-16T14:09:52.151-07:00</updated><title type='text'>Contredanse avec les Loups</title><content type='html'>Mardi seize juin deux mille neuf. Vingt-deux heures trente-cinq du matin. Il fait trop chaud. Je viens de déclarer mes revenus sur l'année deux mille huit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: jouer un peu à Ninja Rope avant de rentrer chez moi. Poursuivre ma lecture d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alexandre le Grand et les Aigles de Rome&lt;/span&gt;. M'écrouler comme un sac de paille sur ma couche. Sombrer dans des songes sans fond.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5993953930681520553?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5993953930681520553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5993953930681520553' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5993953930681520553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5993953930681520553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/06/contredanse-avec-les-loups.html' title='Contredanse avec les Loups'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2921022347423305985</id><published>2009-06-08T12:44:00.000-07:00</published><updated>2009-06-08T13:09:07.067-07:00</updated><title type='text'>Mon Tracteur est Riche</title><content type='html'>Lundi huit juin deux mille neuf. Vingt-et-une heures quarante-cinq du matin. En Chine, il pleut aussi. Ma journée de travail s'achève, après seulement onze heures de présence à la boutique. Aujourd'hui, ma principale tâche a été de trouver où stocker trois cent soixante litres de coca-cola livrés par notre fournisseur de boissons (un service que nous rendons à nos habitués en les empêchant de mourir de soif quand ils viennent jouer au magasin). Mon nerf sciatique n'est pas content. Si je me réveille demain matin sans lumbago, je serai chanceux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma journée a consisté en un transfert, dans un sens puis dans l'autre, de piles de cartons, d'amoncellements de plateaux remplis de cannettes, de boîtes et de cartons. Pirouette, cacahuète. J'ai mangé un sandwich au thon. J'ai bu du thé à la pêche. Glacé. Et du thé chaud, pas bon mais chaud, avec de la théine dedans. Ma vie est passionnante, mais presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, je me suis lu un roman de Thomas Day et Ugo Bellagamba, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Double Corps du Roi&lt;/span&gt;, sis dans une Grèce antique alternative, avec de la magie, une technologie ancienne passant pour de la magie, une civilisation crétoise hybride végétale, un poète-escrimeur sodomite, une jeune femme au lourd destin, un contrebandier nommé Johan Solon (si ça vous rappelle quelque chose, c'est, à mon avis, voulu). De la baston, du sexe, des affrontements politiques. Du voyage, du pathos. Un exosquelette en quartz à mémoire résiduelle. Bonne expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis hier, il pleut. Ou depuis samedi. Vendredi? Il pleut. Samedi, j'étais à vélo, sur le chemin de mon domocile à sol facile à cirer, mais que je ne balaie pas par flemme (idem pour mon régime de boîtes de cassoulet non réchauffées mais je songe à modifier mon alimentation dans les semaines à venir, il faudrait que j'exhume ma casserolle du carton où elle attend, patiemment, que je m'achète un vaisselier pour l'y stocker), lorsque je me suis fait saucer par une franche averse. Mes chaussures en sont encore mouillées et donc, par conséquent, mes pieds (qui s'y trouvent, par une coïncidence cocasse, présentement stockés).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, insomniant migraineusement, mi-raisin, j'ai entamé le tout nouveau roman du Canadien Robert J. Sawyer, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;WWW: Wake&lt;/span&gt;, premier volume d'une trilogie. Pour le moment (je suis rendu au milieu de l'ouvrage, qui ne devrait, logiquement, pas survivre à l'insomnie de ce soir), une adolescente aveugle, douée pour les maths, est entrée en contact visuel (via un implant expérimental visant à lui donner la vue) avec  la conscience, toute récente, à laquelle s'est éveillé l'Internet, suite aux manipulations communicationnelles du président chinois. Un peintre chimpanzée et un paléontologue chinois dissident ne devraient pas tarder à s'unir contre Hu Jingtao et le zoo d'Atlanta. Pour le moment, la lecture est plutôt prenante, la structure bien tramée, les personnages attachants et la police d'écriture reposante pour les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: boucler la journée comptable de la boutique, fermer icelle, uriner dans l'urgence, marcher sous la pluie, ou y faire du vélo. Manger un kébab, si j'en trouve un d'ouvert. Lire trois ou quatre heures. Dormir peu, mais au matin, faire la grasse matinée, si mon lumbago ne s'en mêle pas, avant de rejoindre mon frère au magasin pour de nouvelles aventures.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2921022347423305985?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2921022347423305985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2921022347423305985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2921022347423305985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2921022347423305985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/06/mon-tracteur-est-riche.html' title='Mon Tracteur est Riche'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-8941185970429280250</id><published>2009-06-03T11:20:00.000-07:00</published><updated>2009-06-03T13:00:46.647-07:00</updated><title type='text'>Le Parti Pris des Hyènes</title><content type='html'>Mercredi trois juin deux mille neuf. Vingt heures vingt-et-une du matin. A quelques jours près, cela fait trois mois que je suis venu m'établir en la riante ville de Lyon (ou sa banlieue-dortoir, Villeurbanne, inséparable, niveau tissu urbain, de la maison-mère qui la couvre). Je m'y plais plutôt. Je dois avouer que je m'y sens plus épanoui qu'ailleurs, où j'ai traîné mes guêtres, ces quarante-cinq mois écoulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux dernières années, depuis que mes études ont pris fin, je suis passé d'un statut d'étudiant préparateur de concours mou en série (zéro heure de travail rémunéré par semaine), à celui de professeur-stagiaire inadapté parachuté dans un bon lycée du centre-ville d'Orléans (huit heures de cours d'anglais hebdomadaires à donner, en plus de deux journées de formation sans intérêt), puis professeur d'anglais oral dans un gros lycée rural chinois (trente heures de labeur par semaine), avant de finir par m'échouer à Lyon, comme libraire/vendeur de produits culturels à caractère ludique (soixante à quatre-vingts heures d'occupation des lieux, à géométrie variable). Je suis gagnant au change.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expérience orléanaise ne m'a pas été inutile, outre l'enfer éducatif (mes élèves pâtissaient d'avoir écopé d'un prof peu motivé, gentil mais visiblement paumé), j'ai pu fréquenter mes pairs, et me lancer pour la première fois dans une autonomie domiciliaire plus ou moins bien vécue. Sans parler de l'indépendance financière, qui a surtout des bons côtés, malgré la nécessité de se rationner dans les pulsions d'achat (ce qui était déjà le cas du temps où j'étais étudiant, avec un budget fixe mensuel, et des petits jobs occasionnels venant améliorer l'ordinaire, mais rien d'à la fois constant et substantiel, et puis j'avais encore le porte-avion parental pour me repêcher en cas de semi-noyade).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais sur Orléans, je touchais, grosso modo, treize cents euros mensuels. Je vivais confortablement avec, je payais quelques chose comme trois cent quatre-vingt euros par mois, charges comprises (moins l'électricité), pour un trente mètres carrés de deux pièces. Après six mois sur Orléans, je suis resté deux semaines chez mes parents, avant de partir inopinément pour la République Populaire de Chine, ou des amis d'amis avaient des contacts qui cherchaient quelqu'un pour, et de fil en aiguille je me suis retrouvé au milieu de nulle part, après avoir démissionné de l'Education Nationale française, à persévérer dans l'enseignement, plus pour m'occuper que par vocation. Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Chine, je disposais d'un cinquante ou soixante mètres carrés, de fonction donc à l'œil, où je logeais, dans l'enceinte du lycée, au contact quotidien de mes élèves et collègues. Le métier n'était heureusement pas le même, et ma condition d'étranger visiblement différent me conférait une aura propre à rendre l'expérience d'enseignant résolument différente. Je touchais, peu ou prou selon les hoquettements du change, six cents euros par mois, et en vivant comme un prince peu dépensier, je mettais de côté quatre cents euros par mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que je suis sur Lyon, je gagne, en gros, mille cent euros par mois, et j'occupe un trente mètres carrés, que je paie quatre cent sept euros par mois, charges comprises (sans l'eau ni l'électricité). Je suis donc dans une situation grosso modo comparable à celle d'Orléans, niveau dépenses incompressibles et entrées d'argent. Ca me va bien. Je ne suis pas dépensier, même si l'argent me brûle les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas fasciné par ces questions d'argent, de revenus et de loyer, mais il me semblait intéressant de dresser un bilan de mes trois premiers mois ici. Le travail me plaît, je bosse avec mon frère dans une librairie, et le plus dur est encore de ne pas craquer en achetant trop de marchandises. Il faut aussi manger. Je ne consomme pas assez de fruits, ni suffisamment de légumes, mais je tâcherai d'y remédier. La quantité d'aliments ingérés me maintient en vie, plutôt en forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis arrangé pour ne pas habiter juste à côté de mon lieu de travail. Quand j'étais en région parisienne, j'habitais en banlieue sud, et je devais, selon les années, rester une à trois heures par jour dans les transports en commun (réseau express régional, métropolitain, bus), ou me farcir grosso modo la même durée quotidienne à vélo. Une fois sur Orléans, j'avais élu domicile à trente minutes de mon lieu de travail, trente minutes à pied, et j'avais une distance comparable à parcourir pour rejoindre l'institut universitaire de formation des maîtres. En Chine, il me fallait entre trois et quatre minutes pour arriver en classe. Ici, j'ai quarante minutes de marche à effectuer le matin, autant le soir, ou quinze minutes de vélo aller, quinze minutes de vélo retour, pour couvrir la distance. Ca me fait une sorte de sas de décompression entre l'univers domestique et le milieu carcéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers temps, je me suis fendu de quelques soirées de lecture pour venir à bout d'un roman récent, de fantasy urbaine, dû à Greg van Eekhout, intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Norse Code&lt;/span&gt;. Ragnarök en Californie. Les héros sont Hermod, un obscur fils d'Odin passé maître dans l'art du vagabondage, et Mist, une valkyrie renégate, bien déterminés à empêcher la destruction des neuf mondes. Mais quelqu'un, en Asgard et sur Terre, mettra tout en œuvre pour prévenir leur immixtion dans ses plans. Ecriture agréable, à mi-chemin entre la farce et l'épique sentencieux, mélange par ailleurs souvent raté (y compris dans le cas présent, sauf quand il est réussi). C'est un premier roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis actuellement plongé dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Forest Mage&lt;/span&gt;,  second tome de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Soldier Son Trilogy&lt;/span&gt;, de Robin Hobb (quatrième trilogie publiée sous le principal pseudonyme de l'auteur, indépendante des trois précédentes, qui se suivent et partagent un même univers). Dans la lignée de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Shaman's Crossing&lt;/span&gt;, le premier roman du triptyque. J'y passe plusieurs heures par jour, et je subodore qu'il ne survivra pas à mes longues nuits de lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce week-end, j'ai réglé son sort à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Outrage et Rébellion&lt;/span&gt;, dernier roman en date de Catherine Dufour. Ce roman se situe dans le prolongement du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Goût de l'Immortalité&lt;/span&gt;, que j'avais moins apprécié. Celui-ci se présente sous la forme d'un compte-rendu écrit de documentaire polyphonique, ayant pour thème un mouvement, ou plutôt une série de mouvements, musicaux et donc sociaux, parmi la jeunesse trafiquée d'une Chine troglodyte du vint-quatrième siècle. Pas grand chose à reprocher à ce roman, alors que le précédent m'avait beaucoup fait sourciller. J'analyserai plus en profondeur cet ouvrage si le temps s'en présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: continuer de tenir la boutique en nocturne, tout en coordonnant le tournoi magique de la soirée. Quand les joueurs en auront fini, regagner mon domicile, à pied ou à bicyclette. Manger quelque chose de froid, par exemple la boîte de saucisses aux lentilles qui m'attend au frigo. Lire jusque vers deux heures du matin, à moins que je ne persévère dans mon visionnage de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Battlestar Galactica&lt;/span&gt;. Demain matin, dormir tard, rendre visite à un collègue bouquiniste pour y renouveler mon stock de polars. Le midi, manger des nouilles déshydratées achetées un euro trente-cinq chez mon épicier chinois. Ma vie n'en finit pas de trépider.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-8941185970429280250?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/8941185970429280250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=8941185970429280250' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8941185970429280250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8941185970429280250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/06/le-parti-pris-des-hyenes.html' title='Le Parti Pris des Hyènes'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2529763315293919646</id><published>2009-05-20T12:09:00.000-07:00</published><updated>2009-05-20T13:07:28.377-07:00</updated><title type='text'>Le Travail, c'est la Santé (qui fout le camp)</title><content type='html'>Mercredi vingt mai deux mille neuf. Vingt-et-une heures dix post meridiem. De nouveau seul à la boutique. Mon frère s'est fait capturer, le temps d'un demi week-end, par la compagne de ses nuits (et de ses jours, mais ça sonnait mieux). Ils sont quelque part à la campagne. Demain, je tiendrai de nouveau seul la barre, guidant ma barque entre les écueils. Jésus vole, et je bosse; tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tournoi magique du mercredi soir bat son plein. Dans l'ensemble, l'événementiel du magasin ne me laisse guère le temps de m'adonner, quant à moi, aux plaisirs coupables que j'aime à partager. De temps à autre, je me libère deux à quatre heures pour une partie de jeu de plateau, mais je n'ai pas encore pu disputer la moindre partie de Monsterpocalypse (un jeu de figurines assez tactique opposant monstres hideux venus de l'espace, dinosaures radioactifs surgis des profondeurs marines, robots géants défenseurs de la veuve  et de l'orphelin, et fraternités de l'ombre bien résolues à tirer leur épingle du jeu dans cette lutte sans merci que se livrent les titans de chair et d'acier, au cœur des fragiles mégalopoles dont ils se disputent le contrôle). Demain, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis hier, je tente de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les hommes qui n'aimaient pas les femmes&lt;/span&gt;, de Stieg Larsson, premier volet d'une trilogie polar à tendance politico-économique. L'auteur est mort peu après avoir remis son triple manuscrit à l'éditeur chargé de la publication. Depuis, succès de librairie international. J'ai enfin réussi à mettre la main dessus, ma tante me l'a prêté. Un film doit sortir sous peu. Pour le moment, je n'ai lu qu'une centaine de pages, j'attends que les choses sérieuses commencent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, je suis allé au cinéma voir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;In the Electric Mist&lt;/span&gt;, le dernier Tavernier, avec Tommy Lee Jones et John Goodman, adapté du roman &lt;span style="font-style: italic;"&gt;In the Electric Mist with the Confederate Dead&lt;/span&gt;, de James Lee Burke. Lente enquête policière dans les bayous d'une Louisiane post-Katrina. Excellente impression d'ensemble, le tout avec de superbes accents cajuns. Il faudra que je me lise le roman, ainsi que les autres bouquins de la série.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de plus? Nouvelles de Chine, le chien du Sultan est mort, l'immeuble en face du mien a brûlé, mais personne n'est mort, sinon le chien du Sultan, lequel n'est d'ailleurs pas mort dans l'incendie, mais d'avoir mangé une plante vénéneuse, ou toxique, non identifiée. Le chien, qui était par ailleurs une chienne, dixit le développement anatomique de l'animal, ne reverra donc plus celui qui l'a, parfois, accompagné au cours de sa promenade quotidienne dans l'enceinte du lycée. Ashes to ashes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine commence à me manquer, alimentairement parlant. Les gens aussi, tiens. Ici, en France, et de surcroît dans une petite ville de province (Lyon, pour les intimes), il est très difficile de s'alimenter à toute heure du jour ou de la nuit, et la diversité des boui-bouis m'a beaucoup déçu. Enfin, le manque de diversité. Kébabs, pizzas. Hop. Et c'est tout. Il y a bien un poulet-shack pas loin de chez moi, et un burger-joint plus près encore, mais pas de bagel-house ni de traiteur asiatique, aussi mauvais soient-ils en France. Bon. Je me rattraperai lors de mon prochain passage au pays du milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quarante-cinq jours environ, je quitterai le plancher des vaches pour m'envoler, via Helsinki, vers Tôkyô, charmante petite bourgade où je n'ai plus mis les pieds depuis août quatre-vingt-quinze. Piotr s'y doit unir à sa compagne, en secondes noces, et j'en serai, ainsi que ceux de notre cercle d'amis ayant pu faire le déplacement. Je m'étais dit que ce voyage serait, par anticipation, prétexte à décrasser mon japonais, qui prend la rouille, de n'être plus parlé depuis quelque temps (et encore, fort mal); mais, non. Je n'ai pas encore ouvert le moindre manuel de langue japonaise, ne prenant que le temps de lire quelques pages, d'un œil désinvolte, extraites de l'un des quelques ouvrages en idiome nippon présents sur mes rayonnages. Je m'y remettrai sans doute dans l'avion, ou par imprégnation. Je n'ai plus que de très vagues notions de grammaire japonaise, et je crains que les mots chinois ne surgissent plus spontanément, sur ma langue, que leurs pendants sino-japonais. Mais, qu'importe. L'important, c'est de partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: rester aux commandes du vaisseau une ou deux heures encore, avant de mettre les voiles. Demain, je ne commence le boulot qu'à quatorze heures. Lire le soir, dormir le matin, avoir trop chaud. Car, aurais-je oublié de le préciser?, il fait bel et bien trop chaud, dans ce monde imparfait régi par les saisons. Je dégouline. Pour la première fois de ma vie, je suis venu travailler en pantalon court. En short de sport, de fait, celui-là même que j'endosse sur mes jambes musclées pour aller brûler de l'asphalte sous mes foulées de futur marathonien. Il faudra que je profite de la canicule, et des matins qui chantent, pour me remettre à la course à pied. J'ai bon espoir de débusquer une piste, sur le campus étudiants situé à l'extrême nord de la ville de banlieue où j'ai ma demeure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2529763315293919646?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2529763315293919646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2529763315293919646' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2529763315293919646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2529763315293919646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/05/le-travail-cest-la-sante-qui-fout-le.html' title='Le Travail, c&apos;est la Santé (qui fout le camp)'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1905211222135247757</id><published>2009-05-18T07:30:00.000-07:00</published><updated>2009-05-18T08:25:43.517-07:00</updated><title type='text'>Point de Salut pour les Velus</title><content type='html'>Lundi dix-huit mai deux mille neuf. Seize heures trente-et-une. Seul sur le pont, je mène ma boutique, au cœur de la tempête, en attendant que le capitaine se lève. Un client vient d'entrer, à la recherche d'une anthologie consacrée aux loups-garous; j'ai bien peur que nos amis lycanthropes ne soient fortement défavorisés, au regard d'autres monstres folkloriques, dans la littérature fantastique contemporaine. Pléthore de vampires, moult dragon, mainte sorcière, mais de garou, point. C'est dommage, en un sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Unyielding Clamor of the Night&lt;/span&gt;, de Neil Bissoondath, un roman de deux mille cinq (ou deux mille six, je ne suis pas certain de la date), ayant pour héros un instituteur unijambiste, orphelin de surcroît, venu s'échouer dans un village perdu dans la jungle, au cœur d'une zone de combats, à l'extrême sud d'une nation insulaire de l'Océan Indien faisant fortement penser à Sri Lanka. Plutôt bien écrit, plein de post-colonialisme à l'indienne, une structure truffée de symboles et de touffeur coupable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egalement en cours de lecture, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Electric Kool-Aid Acid Test&lt;/span&gt;, reportage-vérité de Tom Wolfe sur la culture hippie, publié à l'époque, vers soixante-huit ou peu après, après que l'auteur eut vécu un moment dans la communauté. C'est un peu dense, donc je me le garde pour le boire à petites lampées. Egalement en chantier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Passe rêve&lt;/span&gt;, recueil de courtes nouvelles de Markus Leicht, inégal mais parfois surprenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, j'ai profité de mon dimanche de congé pour regarder le début de la récente série de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Battle Star Galactica&lt;/span&gt;, dont le dernier épisode est passé sur les écrans américains il y a quelques semaines. Ca me console du très, très, très décevant, pour ne pas dire criminel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Star Trek XI&lt;/span&gt;, qui bafoue les lois les plus élémentaires de la fiction, piétinant la continuité, annulant quatre décennies et quelque de séries, méprisant les fans et jetant de la poudre aux yeux des néophytes. Seul point positif, le casting est assez réussi. Tout le reste est à jeter. J'ignorerai  ce film jusqu'à ce que les auteurs reviennent sur leur bévue en rétablissant le cours normal de l'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: d'ici quelques minutes, accueillir le capitaine sur la passerelle, lui redonner le gouvernail et retourner à mes moutons électriques. S'il insiste, tenir la boutique ce soir durant le tournoi magique qui s'y doit tenir. Rentrer nuitamment, par exemple sous la pluie, n'ayant mangé, depuis le matin, que quelques mauvais sandwiches pleins de mayonnaise, et n'ayant bu qu'un ou deux sodas, quatre ou cinq tasses de thé et, si cela s'avère nécessaire, une cannette de taureau rouge pour m'empêcher de dormir avant l'aube.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1905211222135247757?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1905211222135247757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1905211222135247757' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1905211222135247757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1905211222135247757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/05/point-de-salut-pour-les-velus.html' title='Point de Salut pour les Velus'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-4175002702332904036</id><published>2009-05-16T11:13:00.001-07:00</published><updated>2009-05-16T11:16:14.523-07:00</updated><title type='text'>A la Poursuite des Voleurs d'Essuie-Tout</title><content type='html'>Samedi seize mai deux mille neuf. Vingt heures quatorze. Depuis une semaine, les rouleaux d'essuie-tout mis à disposition des clients de notre magasin disparaissent mystérieusement. Je mène l'enquête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-4175002702332904036?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/4175002702332904036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=4175002702332904036' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4175002702332904036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4175002702332904036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/05/la-poursuite-des-voleurs-dessuie-tout.html' title='A la Poursuite des Voleurs d&apos;Essuie-Tout'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6756147334301918476</id><published>2009-05-11T12:51:00.000-07:00</published><updated>2009-05-11T13:06:58.663-07:00</updated><title type='text'>Vésiculaire Périgourdine</title><content type='html'>Lundi onze mai deux mille neuf. Vingt-et-une heures cinquante-deux. L'été s'installe, maudit soit-il. J'exècre la chaleur, mais c'est justement le moment qu'elle a choisi, comme chaque année au demeurant, pour revenir me nuire. Le mercure frôle les vingt degrés. J'agonise. Vivement l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en train de boucler la journée comptable de la boutique. Le tournoi magique du lundi soir s'est terminé exceptionnellement tôt. J'écoute Neil Young à la radio. Il paraît qu'il mourra bientôt, mais c'est déjà ce que Bowie disait de lui il y a douze ans. Je demeure aussi sceptique qu'une fosse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, debout six heures, j'ai doublé un couple d'Allemands septuagénaires que mes parents hébergeaient pour le week-end, et me suis engouffré sous la douche avant même qu'ils ne mouftent. J'ai saisi des deux poings les lourds sacs de livres achetés la veille, ainsi que leur contenu. J'ai pris le train en gare de Lyon, avant de regagner la capitale des Gaules, juste à temps pour ouvrir mon commerce. Gloire à la société nationale des chemins de fer français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais passé le week-end sur Paris, quatre-vingts heures environ entre deux trains, durant lesquelles j'ai raté l'occasion de passer chez Ramethep, barbecuté de pizzas chez E.T. et son épouse, joué seize heures à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qin&lt;/span&gt;, jeu de rôle dont l'action se situe dans la Chine des Royaumes Combattants (troisième siècle avant Jean-Claude), une heure au scrabble avec ma mère, deux heures au tarot avec mon frère, ma belle-sœur et ma tante, mais pas au boggle, mangé des steaks d'autruche, acheté une vingtaine de livres, déjeuné d'un pho en compagnie d'une amie rencontrée jadis entre Vesoul et l'Ouzbekistan, dîné de vin et de fromage chez Edriwing, avec tout un aréopage d'amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu dormir un peu. Je n'ai pas vu mon grand-père. J'ai caressé mon chat, qui va sur ses quinze ans, et souhaité un bon anniversaire à ma nièce, qui  vient d'en avoir six. J'ai commencé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Shaman's Crossing&lt;/span&gt;, premier roman de la quatrième trilogie de Robin Hobb, qui devrait, justement, sortir son prochain ouvrage cet été (ça s'appellera &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dragon Keeper&lt;/span&gt;, me semble-t-il, et ça se passera peut-être dans le même univers que les trois premières trilogies, mais sans doute beaucoup plus tôt, ou alors à la suite de la troisième trilogie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: mettre les bouts, rentrer chez moi, aérer, manger du cassoulet froid, lire Robin Hobb. Demain matin, dormir tard, faire ma lessive, quelques sandwiches. Venir bosser en début d'après-midi, ou le matin si je me réveille tôt, frais et dispos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6756147334301918476?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6756147334301918476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6756147334301918476' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6756147334301918476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6756147334301918476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/05/vesiculaire-perigourdine.html' title='Vésiculaire Périgourdine'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-3727228933221237760</id><published>2009-05-03T09:05:00.000-07:00</published><updated>2009-05-03T09:41:46.659-07:00</updated><title type='text'>Parcheminage des Rotatives</title><content type='html'>Dimanche trois mai deux mille neuf. Dix-huit heures six du matin. Je viens de franchir les quatre-vingts heures de travail depuis le début de la semaine, ou peu s'en faut. J'ai travaillé tous les jours, premier mai inclus. Mon frère a profité du long week-end pour se faire kidnapper par sa moitié, traîner à la campagne loin de son commerce bien-aimé. Je m'en suis chargé, avec les variations de rythme propres à ce genre d'activité, un week-end de trois jours durant lequel beaucoup de citadins ont profité du pont pour fuir à la campagne, ou ignorent tout simplement que nous sommes ouverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps à autre, un client égaré passe dans la boutique, achète une cannette de thé glacé, voire un roman, un paquet de cartes magiques, sinon un jeu de rôles. Un couple italien préfère que nous communiquions en anglais, ce qui me dérouille un peu la langue. Le reste du temps, je veille, seul sur le pont, attendant qu'un chaland pousse la porte de mon échoppe. Hier, samedi, nous avions du monde, submergeant par vagues mon cerveau saturé par l'absence de repos ces derniers jours. Je surnage comme je peux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis hier, et jusqu'à demain matin sans doute, Joe Gold est mon hôte, en visite depuis sa Suisse natale, avant de partir une semaine à New York. Je lui fais découvrir Lyon, ville qu'il arpente pour la première fois, et n'étaient mes horaires de travail étirables à merci, je l'accompagnerais dans ses randonnées urbaines. Le matelas d'appoint pour amis de passage a bien servi. Avis aux amateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en suis au cinquième thé depuis ce matin, et j'enchaîne les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mugs&lt;/span&gt; de stupéfiants gazeux, dont j'ai fait la découverte il y a quelques semaines, que nous vendons à la boutique, et dont je tends à abuser. Je tente aussi vaguement de m'absorber dans la lecture de John M. Ford, que je n'ai malheureusement pas encore pu achever, malgré mon désir d'en finir. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Princes of the Air&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans un avenir imprécis, la Reine de l'humanité domine les quinze mondes connus, colonisés. Orden Obeck est un orphelin, qui s'est endetté pour faire des études, seul moyen d'échapper à sa condition. Avec deux amis, issus du même creuset mais ayant refusé tout compromis, il entreprend de se tailler une place au soleil, qui par la voie diplomatique, qui par le mercenariat. D'aventures en déconvenues, les trois jeunes gens prennent la pleine mesure de leur place dans l'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis bientôt trois mois que j'ai quitté la Chine, je n'ai guère rendu compte de mes lectures, et c'est dommage, car elles ont été nombreuses, et j'aurais beaucoup à en dire. Je le ferai sans doute un de ces jours. Hop, sous le tapis. Ménage rapide, succès garanti, lendemains qui chantent, s'abstenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Walter Jon Williams a publié un nouveau roman, il s'agit de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;This is not a Game&lt;/span&gt;, dans la lignée de la nouvelle trilogie de William Gibson, des romans cyberpunk dans l'esprit, sinon dans la forme: futur immédiat, avancées technologiques actuelles, société nullement différente de ce que nous connaissons, le monde réel comme toile de fond. Veille médiatique, enjeux internationaux. Ici, la bourse et les jeux vidéo. Chez Gibson, la publicité et les tendances en marketing urbain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Egalement présent sur les rayons de toutes les bonnes librairies, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avaleur de Mondes&lt;/span&gt;, traduction française de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Implied Spaces&lt;/span&gt;, le précédent roman du même Walter Jon Williams. J'ai peut-être omis de le préciser, mais WJW est un auteur que j'apprécie énormément. Ces deux romans sont très bien. J'ai aussi mis la main, après des années de recherche plus ou moins active, au juste prix, sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Rift&lt;/span&gt;, également de Walter Jon Williams; je le lirai bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai toujours pas d'accès internet chez moi, et je n'en aurai pas, pour économiser des bouts de chandelle et préserver un environnement dépourvu de toute exposition médiatique: ni télévision, ni radio, ni journaux. Aucune ouverture sur le monde extérieur, sinon par la musique et les livres. Je redécouvre par anticipation Nicolas Bouvier, et Jack Kerouac, le moment me semble bien choisi pour m'y replonger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En juillet, j'irai passer quinze jours au Japon, après quatorze ans d'absence, pour le mariage de Piotr, avec d'autres amis, mais pas le Sultan, qui ne pourra pas faire le déplacement depuis la Chine. Un peu Tôkyô, un peu la campagne, quelques jours de trekking dans un parc naturel de Hokkaïdô, au programme. Et une reprise de contact avec l'idiome local, effroyablement rouillé, depuis des années que je n'y recours plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moustiques ont refait leur apparition dans mon environnement, et après en avoir pris trois au dépourvu, les tuant avant qu'ils ne me ponctionnent, le quatrième a prélevé son écot de sang, me laissant en échange un cocktail d'anti-cicatrisants et de démangeaisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, je me suis coupé en faisant tomber des boîtes de cartes magiques, empilées selon une logique précaire dont je suis seul responsable. Je me suis entaillé le poignet. Je ne souffre pas, car je suis un homme, et j'ai longuement regardé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rocky&lt;/span&gt; quand j'étais petit. Je n'ai pas désinfecté la plaie, et je m'attends à ce que ma main pourrisse et se détache du reste de mon corps. Nécro-animée, elle ira se réfugier sous l'une ou l'autre de mes bibliothèques croulant sous le poids des livres là entassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Dufour, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Goût de l'Immortalité&lt;/span&gt;, un roman que j'ai lu récemment. Des moustiques, des zombies, de l'amertume et un avenir sombre. Quelques maladresses, des partis-pris qui m'ont fait tiquer, des quiproquos qui me hérissent le poil, mais malgré tout, une intrigue bien menée, des thématiques agréables à démêler, un auteur tête-à-claques dans sa postface, mais si on supprimait le protagoniste principal, le roman serait bon. A suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Day. Un auteur français là encore. Plusieurs courts romans lus ces derniers temps. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Voie du Sabre&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Homme qui voulait tuer l'empereur&lt;/span&gt;, un diptyque situé dans un Japon alternatif, avec des dragons. Miyamoto Musashi, une encre rendant immortel au prix d'une déshumanisation (à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;God-Emperor of Dune&lt;/span&gt;), une histoire de vengeance. Du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pulp&lt;/span&gt; rondement mené. Du même auteur, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;This is not America&lt;/span&gt;, recueil de trois nouvelles uchroniques, et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'automate de Nuremberg&lt;/span&gt;, à mi-chemin de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Frankenstein&lt;/span&gt; et autre chose (voilà qui est précis). Pour le moment, j'aime bien ce que fait cet auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Name of the Wind&lt;/span&gt;, de Patrick Rothfuss. Premier roman prometteur, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fantasy&lt;/span&gt; à rallonge, par un auteur que nous avons failli avoir en dédicace à la boutique, mais qui finalement n'y passera pas. Deux récits emboîtés l'un dans l'autre, autobiographie d'un dégonfleur de mythe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et beaucoup d'autres lectures, mais pour le moment, je n'entrerai pas dans les détails. J'ai dressé une liste quelque part. Ce soir, j'entamerai autre chose, je ne sais pas encore quoi. Les choix sont nombreux. Je dois m'efforcer de réduire mes achats en livres, mais je crains forts de n'y parvenir qu'au prix de mon humanité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-3727228933221237760?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/3727228933221237760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=3727228933221237760' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3727228933221237760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3727228933221237760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/05/parcheminage-des-rotatives.html' title='Parcheminage des Rotatives'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-4705548689420373881</id><published>2009-04-30T12:57:00.000-07:00</published><updated>2009-04-30T15:02:09.709-07:00</updated><title type='text'>Vivisection dans les Alpages</title><content type='html'>Jeudi trente avril deux mille neuf. Vingt-deux heures cinquante-huit du matin (heure chinoise sans conséquence sur le propos présent). Oui, je sais. Aucune mise à jour depuis un bon mois, je ne suis certes pas un exposant intime exemplaire. Il faut dire, pour ma défense et la gouverne de l'éventuel lecteur égaré en ces lieux, que je ne dispose toujours pas (et c'est parti pour durer; pourquoi? je l'exposerai plus bas, si j'y pense) d'une connexion internet à domicile, et que celle que je m'arroge le droit de squatter au boulot (en ce moment, par exemple) me sert surtout à bosser. Et que je bosse, mine de rien, somme toute, une quotité décente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, par exemple, j'ai passé seize heures consécutives sur mon lieu de travail, depuis neuf heures et demi du matin (j'étais venu plus tôt que d'habitude afin d'ouvrir une heure avant l'horaire habituel, en raison d'un livreur ne pouvant faire le déplacement plus tard), jusque vers une heure et demi du matin, heure à laquelle je suis reparti, à pied, sous la pluie, me farcir les quatre kilomètres me séparant de mon domicile. En chemin, j'ai croisé un grand noir musclé, coiffé d'un béret militaire, passablement éméché, plutôt bougon voire agressif, qui a tenu à me serrer la main, aurait pu me casser le pouce, qu'il a longuement conservé dans sa pogne, avant de finir par le relâcher. J'en suis sorti indemne, de cette rencontre, et pas plus traumatisé que ça. Je tiens à mes pouces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon pouce droit, je me le suis coupé, hier matin, en faisant la vaisselle, dans mon évier, du couteau qui m'avait servi à étaler le camembert sur la tranche de saumon dont j'avais décidé d'orner mon second sandwich prévisionnel pour le midi étirable du même jour (en gros, je prends mon petit déjeuner vers neuf heures trente, je mangerai mon premier sandwich vers midi ou quatorze heures, selon l'affluence, le second vers dix-sept ou dix-huit heures, toujours selon l'affluence, et le troisième s'il y a lieu, en soirée, pour peu que je sois amené à rester au-delà de vingt heures, heure de fermeture, sur mon lieu de travail, par exemple si mon frère doit passer sa soirée en couple, bonne poire, célibataire et fatigué, je lui laisse le champ libre et je me farcis des journées pas possibles, ou alors, je garde le troisième sandwich, celui avec du jambon, pour le midi suivant, comme ça ça m'évite d'avoir à sortir le matin avant de prendre mon petit-déjeuner acheter du pain, d'ailleurs tiens, celui-ci je vais le garder pour demain soir, comme ça je n'aurai pas à chercher une boulangerie ouverte un premier mai). Cette coupure, heureusement peu profonde, m'ennuie tout de même un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les horaires de travail, au final, ne me dérangent pas plus que ça, au contraire, je suis même plutôt content d'avoir quelque chose à faire pour m'occuper. Ca me structure le réel, et me permet de mieux profiter du reste de mon temps, mon temps libre. Et puis, autant l'avouer, je fais un métier qui me plaît, me met en contact avec des personnes que j'apprécie souvent et dont je partage la passion, je fais des semaines de soixante ou quatre-vingts heures, mais j'en ressors moins fatigué qu'à l'époque, déjà lointaine et pourtant si proche encore (selon l'angle du vecteur d'épaississement subjectif), où j'enseignais huit heures par jour, en mon lycée d'Orléans, mais où je ne vivais pas forcément bien le reste de ma vie. Je dors bien, je mange mal mais de bon cœur, je lis autant que mon travail m'en laisse le temps, et n'étaient certains détails que j'oublie aussi vite, je nagerais au quotidien dans un bonheur total.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis hier, je tente de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Princes of the Air&lt;/span&gt;, un roman de John M. Ford, le fabuleux auteur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Dragon Waiting&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Growing Up Weightless&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Web of Angels&lt;/span&gt;, entre autres. Je viens aussi de me remettre au suédois, pour des raisons mal expliquées. Entre temps, ils est minuit une, j'ai encore vingt bonnes minutes de boulot, et quarante minutes de marche pour rejoindre ma demeure, aussi me permettrai-je de reprendre plus tard le fil de mes jours. Suite au prochain épisode.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-4705548689420373881?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/4705548689420373881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=4705548689420373881' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4705548689420373881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4705548689420373881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/04/vivisection-dans-les-alpages.html' title='Vivisection dans les Alpages'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-7356617363898734439</id><published>2009-03-30T02:30:00.000-07:00</published><updated>2009-03-30T02:50:14.867-07:00</updated><title type='text'>Retard sur Livraison</title><content type='html'>Lundi trente mars deux mille neuf. Onze heures trente-et-une du matin. Une heure de décalage horaire dans les gencives; je me rapproche d'autant de l'heure chinoise. Le temps m'a manqué récemment pour mettre à jour le fil des miens (et une connexion à domicile). Ma quatrième semaine lyonnaise s'achèvera dans deux ou trois jours. J'écris ces lignes du boulot, où je profite d'une panne d'oreiller fraternelle pour glisser ce billet dans les interstices consensuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me fais plutôt bien au changement de cadre. Je ne puis voir tous les jours mes amis parisiens, mais je compte remonter sur Paris une fois toutes les six semaines environ, donc je les verrai certainement plus souvent que durant mon exil chinois. Je ne suis qu'à deux heures de train. Il y a deux semaines, j'y suis d'ailleurs passé, manquant de peu un concert des pigeons en colère. Le trottoir était constellé de fientes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'aperçois, non dans le miroir, mais bel et bien que j'ai peu ou prou omis de mentionner ici mes lectures des deux derniers mois, et elles sont nombreuses (c'est sans doute une des raisons pour lesquelles je n'ai justement pas pris le temps d'en faire part, il y a tellement de titres que je ne les ai pas tous retenus, mais j'ai une liste quelque part que je me ferai une joie de reproduire à la prochaine occasion).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travailler dans une librairie me procure un plaisir certain. Je me sens davantage taillé pour ça que pour l'enseignement. Je me rends compte d'à quel point je suis loin de pouvoir, actuellement, tout gérer (notamment du fait qu'outre l'aspect librairie, la boutique se veut aussi, et surtout, un point de vente spécialisé dans tout un tas de jeux, de cartes à collectionner, figurines, jeux de rôles et de plateau, domaines dans lesquels je suis loin d'avoir la science infuse). Ca tombe bien, puisque c'est encore mon frère qui fournit l'essentiel du boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je travaille beaucoup, en tout cas je suis souvent présent à la boutique, je dirais que ma semaine de travail dure soixante à soixante-dix heures, mais que les jours où je suis le plus actif, je ne vois pas le temps passer. Samedi, généralement le jour le plus dense de la semaine, j'étais tout seul (en fait, non, mais aux commandes du vaisseau, assisté par un associé plus expérimenté que moi dans la gestion du bidule) à tenir le magasin, et j'y suis resté plus de quatorze heures consécutives. J'en tire un plaisir certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps, donc, pour ma vie personnelle. Ca tombe plutôt bien, je n'en ai pas vraiment. Mon studio est désormais entièrement meublé de ce que j'ai pu emporter avec moi lors de l'emménagement (trois ou quatre bibliothèques qui croulent à présent sous la moitié de mes livres que j'ai eu la place de prendre, une table qui accueille mes repas tout en soutenant ma chaîne hi-fi, une fausse armoire en bois fragile et tissu, deux ou trois chaises, et un matelas que je dresse à la verticale contre le mur, au matin, quand ma nuit a pris fin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'habite à quatre kilomètres de mon lieu de travail, ce qui me donne l'occasion de marcher quarante minutes le matin (en lisant), et de faire quinze minutes de vélo le soir, quand je quitte le boulot. Je me nourris le matin de céréales, le midi de sandwiches, le soir de boîtes de conserve que je ne prends pas la peine de réchauffer. Je ne mange pas assez de fruits, mais j'achète régulièrement des yaourts et des pains au chocolat. Mon alimentation n'est pas équilibrée, plutôt onéreuse et similaire à ce que je consommais il y a un an et demi, durant mon séjour orléanais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: tenir seul le fort, en attendant que le capitaine daigne descendre sur le pont. Depuis quarante-cinq minutes que j'ai ouvert la boutique, aucun client n'en a poussé la porte (en un sens, ça m'arrange, puisque j'ai pu m'épancher un peu ici). La faim commence à se faire ressentir, mais je tiendrai bon, ou tromperai la bête en engloutissant une barre chocolatée opportunément localisée à portée de mes doigts avides. La suite au prochain épisode, donc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-7356617363898734439?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/7356617363898734439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=7356617363898734439' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7356617363898734439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7356617363898734439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/03/retard-sur-livraison.html' title='Retard sur Livraison'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-7925927700924213313</id><published>2009-03-14T03:31:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T04:07:42.755-07:00</updated><title type='text'>Voyage au Cœur de l'Atome</title><content type='html'>Samedi quatorze mars deux mille neuf. Onze heures trente-sept du matin. Sans connexion depuis mon déménagement sur Lyon, je serai bref. Tout s'est bien passé, malgré un début de tendinite aux deux jambes (trop d'étages montés en soulevant de lourds cartons). Mon nouvel emploi correspond à mes attentes. Je suis encore en formation, mais j'ai le sentiment de m'imprégner peu à peu de l'esprit familier du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Travailler dans une librairie présente un risque certain: en une semaine de boulot, j'ai déjà acheté cinq ou six bouquins. Je m'efforce de les lire avant d'en acheter d'autres, mais ça n'est pas évident. Mon nouveau logement est plus grand que l'ancien et devrait, à terme, me permettre de stocker davantage de livres. Mon ballon d'eau chaude fonctionne mal. Ma belle-sœur m'a offert une théière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai récemment lu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les yeux jaunes des crocodiles&lt;/span&gt; de Katherine Pancol. L'histoire de deux femmes, deux sœurs, qui évoluent, chacune dans des directions opposées, l'une plutôt vers le bas, l'autre plutôt vers le haut, tant socialement qu'en termes de développement personnel. Une bonne surprise, je m'attendais à un truc un peu nunuche, en définitive ça se laisse lire, et n'étaient mes cartons à déballer, je lui aurai fait un sort plus vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement en chantier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Seigneurs de l'Olympe&lt;/span&gt;, de l'Espagnol Javier Negrete. Péripéties à la cour des dieux grecs. Pas mal pour le moment. Egalement entamé, mais oublié à Lyon hier avant de prendre mon train pour Paris, où je passe le week-end, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hallali&lt;/span&gt;, de Jim Thompson, l'auteur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Population: 1280&lt;/span&gt; (revisité par Jean-Bernard Pouy) et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Grifters&lt;/span&gt; (il y a un film avec John Cusack). Je m'aperçois que j'ai oublié de parler de mes lectures de février. Je ferai ça le mois prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée, et de la suivante: voir un maximum de monde en un minimum de temps. Trier les affaires laissées chez mes parents. Jouer au boggle, lire des livres et voir des amis. Me promener dans les rues de Paris, me poser des questions sans y apporter de réponse concluante. Boire plus que de raison. Accroître mon déficit de sommeil. Dans quarante-huit heures, j'aurai repris le boulot. Dans l'intervalle, profiter du week-end.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-7925927700924213313?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/7925927700924213313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=7925927700924213313' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7925927700924213313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/7925927700924213313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/03/voyage-au-cur-de-latome.html' title='Voyage au Cœur de l&apos;Atome'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-3385061468395443690</id><published>2009-03-02T01:27:00.000-08:00</published><updated>2009-03-02T01:42:00.529-08:00</updated><title type='text'>La Créature du Lagon Bleu</title><content type='html'>Lundi deux mars deux mille neuf. Dix heures vingt-huit du matin. Depuis deux ou trois jours, je suis dans les cartons. A peine rentré en France, je suis de nouveau sur le départ. Les derniers détails de mon retour de Chine seront connus plus tard, mais depuis trois semaines et quelque que j'ai regagné le plancher des vaches fromagères, l'étape suivante de mon voyage globale s'est mise en place. Je serai lyonnais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de la semaine prochaine, voire avant, je travaillerai dans la librairie de mon frère. D'ici là, je dois tout mettre en œuvre pour habiter dans les environs, y ayant au préalable transféré une partie de mes biens terrestres. Le problème actuel qui me taraude est de laisser derrière moi l'essentiel de mes livres. A vue de nez, je dois en avoir entre quatre et cinq mille dans ma chambre, et la vingtaine de cartons déjà bouclés ne m'a pas tout à fait permis de vider la première bibliothèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne prends, pour le moment, que les livres que je n'ai pas lus, mais j'aimerais bien, à terme, habiter avec tous mes bouquins. Le studio où j'emménage fait dans les trente mètres carrés, soit deux fois plus que l'espace que j'occupe actuellement. Il devrait donc, en théorie, y avoir assez de place pour tout transbahuter. Hélas, le fiasco de mon déménagement d'Orléans, l'an passé, a conduit mon père, qui pilotera le véhicule de déménagement (je n'ai pas mon permis), à décider de ne louer qu'un utilitaire de volume insuffisant. Je m'arrangerai comme je pourrai, au fil des mois à venir, pour téléporter le reste de la cargaison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irruption de la vie réelle, présente, dans le fil des réminiscences. J'ai encore un pied mental en Chine, que déjà je quitte l'Ile-de-France natale pour une petite ville de province, certes plus grande qu'Orléans, mais tout de même moins étendue que Paris (elle-même toute petite, qu'on la compare à Londres, Shenzhen ou Pékin pour se faire une idée de l'échelle des choses, je ne fais pas dans le parisianisme, bien au contraire, j'aime bien les petites villes qui ont tout d'une grande, et c'est pour ça qu'aller vivre à Lyon me titille agréablement l'occiput, mais j'anticipe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour aux cartons. Je déménage dans deux jours. Il me reste à remplir une petite dizaine de boîtes, après quoi je devrai m'atteler à descendre des bibliothèques sur deux ou trois étages d'escaliers en colimaçon. J'avais, il y a dix jours, une entorse du pied, qui semble guérie, mais sait-on jamais... Déplacer quelques dizaines de tonnes de livres et de meubles pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la suite de mon entraînement pour le marathon de Lyon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-3385061468395443690?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/3385061468395443690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=3385061468395443690' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3385061468395443690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/3385061468395443690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/03/la-creature-du-lagon-bleu.html' title='La Créature du Lagon Bleu'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-1027932238444634998</id><published>2009-02-27T01:05:00.001-08:00</published><updated>2009-02-27T01:53:36.848-08:00</updated><title type='text'>La Constance des Planches</title><content type='html'>Vendredi vingt-sept février deux mille neuf. Dix heures cinq du matin. Le narrateur est pris dans la glace d'un rhume de saison. Ses sinus sont des canyons étroits où l'ambre fossile obstrue le passage d'un air qui se raréfie. Son nez, robinet de l'impossible, est parti depuis deux jours à la conquête des mouchoirs; ils s'emplissent peu à peu de sa semence, et retournent au monde extérieur, qu'ils peuplent des rumeurs de sa gloire liquéfiée. La gorge rougeoie, mais les forges de Vulcain sont apaisées par le flot constant d'eau de source dont le démiurge pris d'assaut alimente son gosier. Les bronches semblent vouloir se rebeller, les traîtresses. Le siège se poursuivra sans doute encore deux ou trois jours. Je ne me soignerai pas. Ce qui me tue me rend plus mort, mais je n'ai pas peur d'un simple rhume de saison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai désormais un bon mois de retard sur le flux narratif de mes aventures. Je vais résoudre la question en quelques paragraphes, pour revenir au flux présent. Je suis autobiographiste du quotidien, pas mémorialiste de ma petite enfance. Le vingt-neuf janvier dernier, j'ai quitté mon petit bled du sud-Jiangxi, pour gagner par bus Shenzhen, la mégalopole artificielle qui s'est venue greffer sur Hong-Kong, il y a trente ans, obéissant à la lettre au mot d'ordre de DENG Xiaoping, ce modernisateur. Shenzhen est une ville immense, même à l'échelle chinoise. Je ne connais pas les villes américaines, seules capables, à mon sens, de soutenir la comparaison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis arrivé vers huit heures du matin à la gare routière. Le Sultan et son épouse m'accompagnaient, sans le chien, resté couiner derrière sa porte close. Je ne le reverrai plus. Le bus devait partir vers huit heures trente du matin, donc, mais attendit dix heures, que tous les passagers soient montés à bord, pour prendre la route. J'avais, fort heureusement, un livre ouvert pour les moments d'arrêt. Quand le bus s'est mis à rouler, j'ai rangé mon livre, partageant mon attention entre la route et les films diffusés sur le système interne de vidéo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les films étaient de mauvaises comédies sentimentales d'action policière hong-kongaise des années quatre-vingt-dix. Au bout de quatre ou cinq, j'ai perdu le fil. La route défilait devant moi, j'étais au second rang du bus. Nous avons traversé le sud du Jiangxi, et la totalité du Guangdong du nord au sud. Dans ma tête, ça devait représenter dans les cinq ou six cents bornes, peut-être moins en réalité. Nous avons longé des montagnes, franchi des gorges, enjambé des gouffres béants. D'étranges cités étendaient sous la lune leurs formes post-humaines. Peut-être me suis-je endormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pause déjeuner dans un restaurant du bord de route. Je n'ai rien pris, préférant par mon ascèse propitier les démons du voyage. Le jeûne m'a été profitable, je n'ai pas vomi. Vers treize heures, nous reprîmes notre lente reptation le long du paysage. Vers seize ou dix-sept heures, nous abordâmes les contreforts de la mégalopole. Tentaculaire. Le terminus se trouvait dans un quartier inconnu de nos services, aussi me résolus-je à louer les services d'un professionnel de la locomotion urbaine. Las de mon long voyage, je ne négociai pas le tarif exorbitant de dix euros, tout compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon phaéton s'enquit de ma destination, que je lui communiquai au moyen d'une vieille carte de visite d'hôtel datant de l'été dernier, où j'avais été contraint, face à la marée humaine regagnant son lieu de travail ou d'étude après la longue parenthèse des Jeux Olympiques, de patienter deux jours, attendant qu'une place se libère à bord d'un des trains en partance vers le nord. Le chauffeur, constatant que mon palace en béton armé se trouvait à une quarantaine de kilomètres de distance, roula cinq à dix minutes dans le coin avant de me confier à un collègue, partageant avec lui, cinquante-cinquante, la manne tombée du ciel. J'obtempérai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure plus tard, j'arrivai dans le quartier où j'avais déjà passé quarante-huit heures, au cœur de la fournaise aoûtienne. Il faisait nettement meilleur, entre douze degrés le soir et vingt-cinq au soleil au plus fort de la journée. Mon hôtel se trouvait dans l'ombre du Shangri-La, pendant local du Hilton et autres hôtels de luxe pour voyageurs prestigieux. Mon budget me destinait aux établissements de seconde, voire troizième zone, avec de l'humidité dans les chambres, des cafards dans les placards et des préservatifs usagés derrière le mobilier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à moins de quinze euros la nuit, une salle de bain personnelle où l'eau chauffait instantanément, des toilettes ne fuyant pas, un grand lit aux draps propres, une bouilloire et des sachets de thé offerts par la maison, une télévision que je n'allumai pas, et une absence de téléphone me prémunissant contre les sollicitations intempestives des proxénètes de pacotille du quartier, je n'avais pas à me plaindre. Ma chambre se situait, au lieu du vingt-septième étage panoramique d'août, au septième étage, face à l'ascenseur, m'exposant ainsi aux bruits des allées et venues, mais là encore, je ne me plaignis pas. J'avais cinq ou six jours à tuer, seul avec mes bouquins, une douzaine d'œufs durs et un kilo de cacahuètes fournies par la belle-mère du Sultan pour que je ne meure pas de faim en route, et je n'avais pas l'intention de gâcher la beauté de l'instant par des écarts d'humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sombrai bien vite dans une routine dont je ne me départis guère. Il me restait cinq ou six romans de langue anglaise rescapés de la trentaine d'ouvrages embarqués en août dernier dans ma valise, et que j'avais été obligé de rationner pour tenir le coup durant les longues semaines de solitude dans mon logement de fonction. La lecture, c'est ma grande passion dans la vie, et m'être vu libérer par mon employeur cinq semaines plus tôt que prévu m'avait permis de reprendre la route avec une demi-douzaine de tomes vierges de tout contact oculaire. Pour pouvoir entasser dans ma valise du retour toutes les affaires d'hiver que j'avais omis de rapporter l'été dernier lors de mon passage en France, j'avais laissé sur place, aux bons soins du Sultan et de sa femme, une petite centaine de bouquins, dont une cinquantaine de livres chinois achetés, mais jamais lus en entier, au cours de mes deux semestres passés sur place. Mais je ne regrettais pas de m'être séparé de ces volumes, que j'avais tous lus, sauf les ouvrages en langue chinoise; les quatre ou cinq mille tomes de ma bibliothèque personnelle m'attendaient bien au froid, chez mes parents, en banlieue parisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma routine, donc. Je sortais deux fois par jour, une fois vers midi, après avoir réglé ma chambre d'hôtel pour vingt-quatre heures de plus, pour me dégourdir les pattes dans la ville, avoir trop chaud, manger des nouilles et rentrer au bout d'une ou deux heures, faire la sieste et changer de T-shirt. Il faisait épouvantablement chaud dans les rues de la ville, au moins vingt-cinq degrés, voire davantage dans mes vêtements d'hiver, que je refusai de quitter. C'est à moi de décider du temps qu'il fait, pas au climat. La géographie me donnait tort, et un coup d'œil jeté sur n'importe quel planisphère m'aurait confirmé que je me trouvais juste au sud su Tropique du Cancer, à l'abri des frimas de mon lointain septentrion natal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mangeais surtout des nouilles, que même en ville on peut trouver à moins d'un euro, agrémentées parfois de riz: diversifier son alimentation, c'est important. Je me souvenais d'un ou deux quartiers où j'avais pris mes habitudes à la saison chaude, et j'en retrouvai vite le chemin. Certaines boutiques avaient périclité, ou prospéré au point de déménager dans des locaux plus grands, mais je trouvai mon bonheur alimentaire. Je restai deux jours sur place, avant d'oser m'aventurer sur Hong-Kong, dont je n'étais pas sûr de pouvoir m'extraire une fois franchie la barrière douanière, car tels sont les mystères du visa, cette divinité aveugle régissant les déplacements des hommes, les lunaisons des femmes et les transports de marchandises à la surface du globe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici s'arrête la présente chronique. La vie réelle vient de s'imiscer dans le flot de ma réminiscence, avec des conséquences positives dont je vous ferai part le moment venu. Pour le moment, je dois contacter une horde de prestataires énergétiques pour leur demander de m'alimenter en énergie, en échange de mes forces vives. Suite au prochain épisode, donc, voire au suivant, pour peu qu'on m'en laisse le temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-1027932238444634998?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/1027932238444634998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=1027932238444634998' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1027932238444634998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/1027932238444634998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/02/la-constance-des-planches.html' title='La Constance des Planches'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-8095522623683067505</id><published>2009-02-24T05:02:00.000-08:00</published><updated>2009-02-24T05:34:02.130-08:00</updated><title type='text'>La Saison des Fromages</title><content type='html'>Mardi vingt-quatre février deux mille neuf. Heure française. Quatorze heures zéro deux. Je vais tenter de poursuivre le rattrapage narratif entamé dimanche, profitant d'un créneau durant lequel l'ordinateur familial est disponible. Pour le moment, je suis en transit par le domicile parental, où l'unique machine connectée au monde extérieur est partagée par tous les utilisateurs selon un rythme irrégulier. Mon ordinateur portable, acheté en Chine l'an passé mais n'ayant jamais vraiment servi, ne peut pas se connecter au réseau sans fil, pourtant présent, parce que je n'ai toujours pas réussi à extraire des têtes idoines le mot de passe pour m'y connecter. J'ai pourtant essayé. La procrastination n'est pas qu'un défaut personnel, c'est un trait de personnalité qu'on retrouve un peu partout dans ma famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en étais resté aux environ du vingt-deux janvier dernier. Gommons les détails propres à chaque journée individuelle, pour ne nous concentrer que sur les grands moments. Le dimanche vingt-cinq janvier, je pris place, en compagnie du Sultan et de son épouse, dans un taxi nous conduisant vers Longbu, où demeurait (et où demeure toujours, malgré la concordance des temps) la belle-famille récemment évoquée. J'y avais été invité pour passer, avec eux et leurs autres convives, le réveillon du nouvel an, la journée du nouvel an et la nuit suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci, le temps était nettement plus maussade que la semaine précédente. Il se mit à pleuvoir peu après notre arrivée, pour ne cesser qu'après notre départ. Le médecin du beau-père lui ayant suggéré de lever le coude sur sa consommation d'alcool fort, celui-ci ne turbinait plus qu'au lèche-boyaux, à défaut de les tordre, lampant des crus modérément corrosifs, titrant dix ou vingt degrés au lieu des cinquante dont il était coutumier. Impitoyable envers ses compagnons de table, il exigea que je partageasse son goût immodéré pour l'ivresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre séjour s'étendit du dimanche midi au lundi soir (à moins qu'il ne s'agisse du mardi midi, je dois avouer que mes souvenirs se sont quelque peu estompés), quatre copieux repas abondamment arrosés. Pour le nouvel an, il est habituel, en Chine, de manger des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;jiaozi&lt;/span&gt;, sorte de raviolis diversement fourrés. Dans la région où nous nous trouvions, il était d'usage de manger du tofu, ce caillé de soja déclinable à l'infini, selon la farce ou la sauce dont on l'agrémente. Je raffole de tofu, aussi la famille décida-t-elle d'en fournir d'abondance. Autre élément massivement présent, une sorte de résidu de foie fermenté, dont le goût ressemblait à certains fromages. J'en pris plus que de raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux jours passés à la campagne ne furent qu'un enchaînement, sans nette séparation entre les segments le composant, de repas trop copieux, trop arrosés, au cours desquels le principal enjeu était de ne pas boire plus de trois ou quatre verres d'alcool fort, sans pour autant froisser l'amour-propre de nos hôtes. Un peu pénible, donc. Ce marathon de la bouffe et du vin nous occupa l'essentiel du temps, le reste étant, principalement, consacré à la digestion. Ayant malencontreusement suggéré que nous jouassions aux cartes, je me suis retrouvé embarqué dans une interminable partie de crapette, dont la variante locale possédait un nombre sans cesse croissant de règles, que nos partenaires de jeu, plutôt que de toutes nous les expliquer avant de jouer, préférèrent nous laisser découvrir à l'usage, au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans le marasme ludique. A la première occasion, je cédai ma place à l'un des frères de la mariée, trop heureux de pouvoir filer faire la sieste, un livre ouvert sur mes yeux morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour au lycée, il ne me restait plus que deux jours pour profiter de l'instant présent, faire ma valise et mes adieux. Je n'eus pas à promener le chien, ses maîtres ayant pu rester sur place en attendant de retourner à Wuhan pour une énième séance de chasse à la paperasse. Le jeudi vingt-neuf janvier, je pris place à bord du bus qui me devait mener sur Shenzhen, la grande ville du sud chinois faisant face à Hong-Kong que seule une artificielle ligne de démarcation sépare de sa jumelle. Je m'étendrai davantage sur mon séjour à Shenzhen lors d'une prochaine fenêtre de lancement. Pour le moment, je dois monter faire la sieste. Ma vie n'est, étonnamment, pas toujours trépidante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-8095522623683067505?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/8095522623683067505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=8095522623683067505' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8095522623683067505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8095522623683067505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/02/la-saison-des-fromages.html' title='La Saison des Fromages'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-8479225105484725773</id><published>2009-02-22T14:18:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T15:45:05.954-08:00</updated><title type='text'>La Mariée Etait en Rouge</title><content type='html'>Dimanche vingt-deux février deux mille neuf. Vingt-trois heures dix-neuf, heure française (heure chinoise, six heures dix-neuf du matin suivant, mais je n'y suis plus). Beaucoup de choses se sont passées depuis ma dernière entrée dans ce journal. Les conditions matérielles en Chine (pas de réseau au moment du départ de ma petite ville, puis un blocage général du site pour le reste de mon séjour) ont rendu difficile l'actualisation de celui-ci. Depuis deux semaines que j'ai rejoint la France, les événements se sont précipités, rendant difficile la mise à jour. Je me rattraperai ce soir comme je pourrai. Aucune idée, avant d'écrire ces lignes, de l'étendue que couvrira mon compte rendu, ni de quels détails j'omettrai de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros événement du mois dernier, dans ma vie chinoise, était le mariage du Sultan, mon comparse d'exil, avec sa Sultane. Les noces se tinrent de jour, un lundi, le dix-neuf janvier, quelque part dans la campagne à l'est de Xinfeng, quelque chose comme soixante kilomètres, dans un cirque de montagnes écrasé de chaleur. Nous sommes partis le dimanche, en début de journée, pour rejoindre le lieu du mariage. La fiancée s'était, dans la matinée, fait coiffer pour l'occasion. Nous prîmes place vers dix heures du matin à bord d'un taxi loué pour la circonstance, quatre adultes, un adolescent et quatre enfants âgées de un à dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agissait de ma première rencontre avec la belle-famille du Sultan, un couple d'agriculteurs d'une quarantaine d'années. Ils cultivent surtout les oranges. Ils habitent une sorte de ferme, en U, composée de trois corps de bâtiment disposés autour d'une cour ouverte sur l'extérieur par un grand portail en fonte. Le domaine est assez vaste, construit avec les moyens du bord, avec un étage qui double le rez-de-chaussée. Une sorte de véranda intérieure fait le tour de l'édifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le dimanche midi, nous sommes entrés dans le vif du sujet, avec un repas pantagruélique, abondamment arrosé. Le beau-père ayant une prédilection pour l'alcool fort, il n'a pas hésité à me faire boire avec lui (ainsi que son futur beau-fils, cela va sans dire), portant toast sur toast. Supportant mal l'alcool, digestivement parlant, j'ai tout fait pour freiner ses ardeurs bacchiques. J'ai tout de même terminé le déjeuner bien éméché. Pour évacuer les vapeurs méphitiques, je suis allé me promener dans la montagne avoisinante, bondissant tel un cabri le long de chemins éboulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'étais pas encore tout à fait sorti des brumes alcoolisées du midi, malgré une courte sieste interrompue par le coup d'envoi du dîner, vers dix-sept heures trente, qu'il fallut remettre ça. La nourriture était bonne, l'alcool abondant, et malgré ma volonté affirmée de m'en tenir à la bière, j'ai dû céder face à l'inamovible hospitalité beau-paternelle qui ne cessait de vider mon verre de sa bière, pour l'emplir, encore et toujours, de baijiu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ridiculement tôt, vers vingt-et-une heures, je suis allé me coucher. J'occupais la chambre d'un des jeunes frères de la mariée, relogé ailleurs dans le complexe. Pour la nuit d'avant le mariage, tradition oblige, le couple n'a pas pu dormir ensemble, si bien que le Sultan est venu me rejoindre sous la couette, en tout bien tout honneur, tandis que sa promise passait la nuit parmi sa parentèle féminine. En s'efforçant de ne pas défaire sa coiffure du matin, la pauvre. Nuit un peu agitée, le froid ambiant n'aidant pas la qualité de mon sommeil, non plus que les fréquentes allées et venues dans la pièce du chien que le Sultan n'avait pu, grand cœur qu'il est, se résoudre à laisser dormir dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi dix-neuf janvier, vers sept heures du matin, nous fûmes réveillés par les prémisses du jour, et ses envoyés, nommément une fiancée mystérieusement rapatriée dans la maison mère, un élève poisseux chargé de surveiller le chien, mais qui n'en fera rien, et de prendre des photos, ce dont il s'acquittera convenablement, et par l'atmosphère électrique régnant sur les lieux. Au cours de la matinée, des tables ont été dressées dans la cour, des invités sont arrivés, petit à petit, disposant près du portail une flotille de scooters, une armada de berlines et prenant place autour desdites tables pour jouer aux cartes sous le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil tapait ferme, plus de vint-cinq degrés sous l'à-pic de ses rayons dardant. Rougeoyant du front, je finis par aller quérir, juché sur une motocyclette pilotée par un frère de la mariée, une casquette au village voisin, pour mieux supporter les assauts intempestifs de l'astre du jour. Il faisait chaud. Pour un euro trente environ, je pus acheter une authentique contrefaçon, tricotée main en laine de bouc, à l'effigie d'une célèbre marque d'articles sportifs. Je rejoignis le lieu des agapes quelque temps avant le coup d'envoi des hostilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mariée était en rouge, son époux en col mao. Tous les invités, inutile de le préciser, étaient chinois, sauf moi. On m'assit à la table, dans une pièce couverte (inutile casquette, mais elle me servira par la suite), des amis de la mariée. J'étais le seul ami nominal du marié, le seul occidental, de fait, hormis le héros du jour, qui me faisait tant d'ombre qu'on m'oublia bien vite. Le couple princier était superbement appareillé. Une ambiance de franche camaraderie régnait sur lieux. Simplicité, franchise, bonhommie. Ivresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le couple du jour, la cérémonie de mariage consistait, en fait, à faire le tour de toutes les tables, servir à boire aux convives, boire un toast avec eux, essuyer les recommandations pleines de sagesse des aînés, s'éloigner en titubant et recommencer le processus à la table suivante. Comme il devait y avoir entre cent cinquante et deux cents invités, à raison de six à huit personnes par table, ils durent toaster, à la bière, une trentaine de tables (ou je me trompe dans ma division, ce qui n'aurait rien d'étonnant, vue la quantité de bière bue ce même jour par votre serviteur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois achevée la circumambulation dînatoire, le couple était considéré comme marié par la communauté des vivants, bien qu'il lui manquât encore le sceau de l'Etat, au bas des papiers spécialement imprimés à cet effet dans un bureau perdu au détour d'un quelconque centre administratif des plaines de Chine centrale (à l'heure où j'écris ces lignes, les procédures idoines sont venues officialiser ce que leurs proches avaient entériné, au vu et su de tous, quelques semaines auparavant). Mazel tov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après le banquet, bouclé en moins de deux heures (la norme nationale en matière de mariage, il ne s'agit nullement d'une noce bâclée), nous fûmes installés à bord de berlines à destination de notre petite ville, où le couple heureux pourrait, en compagnie du chien, jouir d'une nuit de noces chez eux. Six ou sept proches parents nous accompagnèrent, chargés de cadeaux, tandis que la belle-mère, en pleurs, voyait partir sa fille unique au bras du beau ténébreux venu du lointain Vilayat. Séquence émotions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma dernière semaine sur Xinfeng s'est passée dans la solitude, les élèves du lycée ayant tous préalablement regagné leurs campagnes respectives. Je gardai le chien trois jours durant, à l'occasion d'une sorte de voyage de noces, le couple Sultanesque devant, une fois de plus, gagner Wuhan pour faire avaliser par le consulat leur demande de mariage. C'était la première fois que je côtoyai un chien, tout seul avec lui, de ma vie. Mes parents ont un chat depuis une quinzaine d'années, mais je ne connaissais pas les plaisirs de la compagnie canine. J'en acquérerai peut-être un, dans un avenir incertain, si la solitude me pèse trop et que mon célibat se prolonge. Ou un chat. Ou un poisson rouge. Ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces vacances scolaires étaient aussi l'occasion pour d'anciens élèves de rentrer au pays, depuis leurs lointaines universités, pour retourner, avec leurs camarades d'alors, sur les lieux de tant d'instants intenses. J'en ai donc croisés plusieurs, au cours de mes promenades de chien ou de mes randonnées au sein du lycée. Il faisait de nouveau froid, sauf en pleine journée quand le soleil brillait, ou que je courais après le cabot dans les sous-bois du lycée. Il faisait toujours aussi froid dans mon logement, malgré un bref redoux qui avait fait resurgir quelques cafards vite abattus et un ou deux vampires volants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solitude de cette ultime semaine m'a presque pesé. Impossible de prendre un billet de train avant le jour du départ. Je devais partir le jeudi vingt-neuf janvier, au cœur de la semaine de l'année où les Chinois prennent le plus le train, juste après leur nouvel an, pour rentrer dans leurs foyers avant de regagner leurs lieux de travail, souvent situés dans les grandes villes de la côte. Je reviendrai prochainement sur la façon dont j'ai passé le jour de l'an, mon périple dans le grand Sud, mon retour en avion, triomphal, au pays natal, et sur les péripéties qui s'ensuivirent. Bonne nuit chez vous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-8479225105484725773?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/8479225105484725773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=8479225105484725773' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8479225105484725773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8479225105484725773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/02/la-mariee-etait-en-rouge.html' title='La Mariée Etait en Rouge'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-105290389571345911</id><published>2009-01-16T23:31:00.000-08:00</published><updated>2009-01-17T00:01:00.581-08:00</updated><title type='text'>En cadence</title><content type='html'>Samedi dix-sept janvier deux mille neuf. Quinze heures trente-et-une (heure française, huit heures trente-et-une du matin). Mes derniers jours en Chine sont placés sous le signe des vacances. En journée, il fait autour des vingt degrés; la nuit, le mercure chute pour frôler les zéro degré. Pas de pluie, ni de neige. Le paysage aride de la région, en hiver, offre un contraste intéressant avec les précipitations constantes d'avril-mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour se précise. Mon avion quittera Hong-Kong dans dix-sept jours environ. Je léviterai une quinzaine d'heures au-dessus des terres gelées d'Europe et d'Asie (qui ne forment, au fond, qu'un seul et même continent), avant d'atterrir à Roissy-en-Brie. Mon séjour parisien sera bref; si tout va bien, j'emménagerai sur Lyon début/courant mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'école se dépeuple. Hier avaient lieu les derniers cours de mes élèves, qui m'ont quitté la larme à l'œil, quand je les ai croisés. Ils quittent tous le navire. Quand ils reviendront, je ne serai plus là. Mon successeur sera, paraît-il, Egyptien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'occupe en dormant, souvent tard le matin (jusque vers huit heures, parfois neuf), en lisant (des bandes dessinées japonaises en ligne, interminables et répétitives à souhait; des livres électroniques sur mon ordinateur; des livres papier sur mon divan), en faisant du sport et en déambulant dans les rues de la ville. Je déménagerai pour la quatrième fois en moins de deux ans, d'ici une dizaine de jours (je pourrai prendre mon billet de train à partir de dix jours avant la date de mon déplacement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans deux jours, autant dire après-demain, le Sultan convolera en justes noces. Je suis invité (je serai le seul élément non-chinois), ainsi que quelques collègues, amis ou élèves locaux. Le mariage aura lieu à soixante bornes, dans un village reculé, où je n'ai pas encore mis les pieds, mais cela ne saurait tarder. Départ demain matin, rencontre avec la famille pour le déjeuner, préparatifs divers (coiffeur, que sais-je encore) dans la journée. Branle-bas de combat le lundi matin, pour une grande réception le lundi midi, qui couronnera le tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaisanterie de mon cru, survenue l'autre jour pendant que je dormais:&lt;br /&gt;Devinette: Comment appelle-t-on une Edimbourgeoise à voile et à vapeur?&lt;br /&gt;Réponse: Une biscotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, l'école est désertée. Hier, elle était envahie de motos-taxis venus convoyer les élèves vers les terminaux de bus, pour qu'ils s'en retournent en leurs campagnes respectives. Je me vois bien, la semaine prochaine par exemple, embarquer au hasard dans un bus, rouler une heure au milieu des rizières, tomber par hasard sur des ex-élèves persuadés de ne jamais plus me revoir, tailler le bout de gras en acceptant une invitation à dîner avec les parents, voire à dormir sur place si le cœur y est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les préparatifs du nouvel an (chinois) vont bon train. La voisine du rez-de-chaussée a vidé son meublé, elle astique ses chaises au milieu de la cour, parmi les poules qui vagabondent en quête de grain oublié sur l'aire de battement (battue? battage? il doit y avoir un terme technique; je suis sûr qu'autrefois, les gens d'ici utilisaient des nunchakus pour concasser leurs céréales; ou alors, pas la peine avec le riz? J'avoue mon inculture en la matière). Les enfants du quartier font exploser, l'un après l'autre, des pétards qui préfigurent le gros boxon auquel j'aurai droit pour le nouvel an &lt;span style="font-style: italic;"&gt;per se&lt;/span&gt; (dans huit jours en mode réveillon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma descente vers le sud pourrait poser problème. La date que j'ai fixée pour mon déplacement coïncide avec la plus importante migration annuelle à la surface du globe (davantage de personnes voyagent à l'intérieur de la Chine pendant cette semaine, et sur des centaines de kilomètres, que le nombre de pélerins pour la Mecque en un an). Monter dans le train, m'a-t-on dit, relèvera du travail d'Hercule. Je me laisse quatre jours pour y parvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: lire un peu (terminer &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Black Dahlia&lt;/span&gt;, qui est un peu différent de la version filmée (la fin n'est pas la même, ou alors, j'ai occulté mon souvenir de la projection, alors que le début était très fidèle). Mon troisième roman de James Ellroy, après le diptyque (bientôt une trilogie)  - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;American Tabloid&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; - &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;The Cold Six Thousand.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;J'en possède au moins six autres qui m'attendent au chaud, en France. Aller courir si je m'en sens les jambes (ou jouer au badminton si je trouve des partenaires). Sortir manger du poulet. J'aime mes vacances.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-105290389571345911?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/105290389571345911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=105290389571345911' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/105290389571345911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/105290389571345911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/01/en-cadence.html' title='En cadence'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6868333830575759342</id><published>2009-01-11T02:57:00.000-08:00</published><updated>2009-01-11T05:12:43.954-08:00</updated><title type='text'>Mélancolique Améthyste, Madeleine, Amandine</title><content type='html'>Dimanche onze janvier deux mille neuf. Dix-huit heures cinquante-huit (heure française, onze heures cinquante-huit du matin). Depuis un peu plus de quarante-huit heures, je suis en vacances, pour une durée indéfinie. Ma dernière semaine de cours s'est bien passée, le cheval sentant l'écurie, le dernier coup de collier n'a pas été trop dur à donner. Mon problème de voix s'est auto-régulé jeudi dans la matinée, et j'ai pu achever mon mandat comme je l'avais commencé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce semestre, je n'aurai manqué aucun cours, et ne serai pour ainsi dire jamais arrivé en retard (sinon en étant retenu dans la classe précédente à l'intercours par les questions des élèves). Ma carrière d'enseignant, jusqu'à nouvel ordre, s'arrête donc ici. Je n'écarte pas totalement la possibilité de renouveler un jour ou l'autre une expérience similaire, avec ou sans expatriation, mais dans l'immédiat, j'entends bien changer d'horizon, et d'activité rémunérée. Je n'ai pas démissionné de l'Education Nationale pour rien, je ne suis pas taillé pour faire ce métier plus d'un semestre par-ci, par-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes vacances commencent bien. Hier, je me suis acheté des chaussures de sport. Aujourd'hui, j'ai couru douze kilomètres avec, et j'ai des ampoules. J'aurais pu courir davantage, mais je m'étais fixé douze bornes, et je m'efforce de tenir mes engagements. Ca n'est pas tout à fait une bonne résolution de début d'année, puisque je n'en prends jamais, mais il n'est jamais trop tard pour corriger ses vilains défauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: sortir manger des nouilles avec le Sultan et sa fiancée. Ne pas trop marcher, j'ai mal aux jambes. Me coucher tôt, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Nuit du bombardier&lt;/span&gt;, de Serge Brussolo, sous les yeux. Je suis aussi en train de lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Giver&lt;/span&gt;, de Lois Lowry. Je vais dormir longtemps, lire à petites doses, passer ma vie sur internet. Faire du sport dans deux ou trois jours, quand mes courbatures se seront atténuées. Grelotter de froid dans mon appartement sans chauffage. C'eût pu être pire, j'ai ouï dire qu'à Paris, il neige.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6868333830575759342?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6868333830575759342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6868333830575759342' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6868333830575759342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6868333830575759342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/01/mlancolique-amthyste-madeleine-amandine.html' title='Mélancolique Améthyste, Madeleine, Amandine'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-4148470058694036348</id><published>2009-01-05T02:09:00.000-08:00</published><updated>2009-01-05T02:32:05.271-08:00</updated><title type='text'>Synchronisation des Monstres</title><content type='html'>Lundi cinq janvier deux mille neuf. Dix-huit heures onze (heure française, onze heures onze du matin). Mon imminent retour sur le plancher des vaches fromagères se précise. J'ai pu faire avancer mon avion, moyennant un supplément de mille cent dollars hong-kongais que je paierai au comptoir, entre deux demis, avant de prendre mon envol, le jour même. Si la haute finance internationale n'a pas trop merdé depuis mai dernier, ça devrait faire dans les cent euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour parvenir à cet exploit communicationnel, j'ai dû, dans un premier temps, accéder au site de ma compagnie aérienne, mystérieusement bloqué par le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Great Firewall of China&lt;/span&gt;. Puis, naviguant en sous-marin sur ce site mal agencé, j'ai mis des plombes avant de trouver quels numéros appeler, depuis la France ou la Baie des Parfums (aucun numéro en Chine continentale, pas de bol). Nouvelle recherche laborieuse pour trouver l'indicatif téléphonique à composer pour joindre Hong-Kong depuis la Chine. En définitive, impossible d'appeler internationnalement sur mon poste fixe, allez savoir pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un ami en France qui s'est chargé de la démarche téléphonique. Je quitterai, donc, Hong-Kong le mardi trois février sur les coups de minuit, pour arriver sur Paris vers neuf heures le mercredi quatre au matin. Dans l'intervalle, il me reste quatre petites semaines à passer en Chine, dont quatre jours de cours, après quoi je serai officiellement démis de mes fonctions (puisque je renonce à renouveler mon contrat un troisième semestre). Je sens que les derniers jours d'enseignement seront difficiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première difficulté, ma voix. Pour une raison mal élucidée (sans doute liée à la crève qui traîne dans ma gorge depuis quelques jours, le froid ambiant n'y est sans doute pas pour rien non plus), j'étais, aujourd'hui, au bord de l'extinction de voix. J'ai pu assurer mes cinq heures de cours, mais j'ai peur pour demain. On verra si la nuit me portera chance. Je compte me coucher tôt, rester au chaud sous la couette et boire beaucoup. On verra bien au matin, si je suis d'attaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan de cours de la semaine repose sur deux axes, un "petit bac" (ce jeu où les concurrents doivent trouver des mots entrant dans des catégories pré-définies, commençant tous par la même lettre initiale déterminée par le meneur de jeu) qui a fait ses preuves, et une excursion dans la musique moderne qui a vite montré ses limites (hier, dimanche, j'ai constaté que la plupart de mes élèves, âgés de quinze ans en moyenne, n'appréciaient que la soupe variétoche guimauve chinoise, plus quelques tubes immortels comme les chansons des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Back Street Boys&lt;/span&gt; ou des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carpenters&lt;/span&gt; que les haut-parleurs du lycée nous assènent plusieurs fois par jour).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aphonie risque de nuire à mon jeu. Elle pourrait aussi compromettre les activités d'ameublement visant à compenser mon manque de préparation. En ultime recours, il faudrait que je trouve un film, ou dessin animé à diffuser aux gamins, en cas de grand silence. Ou mimer mes mots. Les écrire au tableau. Je sens vite venir des configurations comiques un brin gênantes. Enfin, bon. On verra demain si je tiens le coup vocalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me reste quatre jours de cours, donc, soit vingt-et-une classes, plus deux périodes de conversations en petit comité sur thèmes libres. J'ai commencé à dire adieu, à mes cinq meilleures classes dans un premier temps (c'était aujourd'hui), aux vingt-et-une autres dans un second mouvement de balayage. Je leur donne collectivement mon adresse électronique, mais je sais que peu d'entre eux prendront la peine de m'écrire; du moins ceux qui désirent garder le contact en auront-ils la possibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: d'ici vingt minutes environ, sortir manger une soupe de poulet, sans doute suivie de riz cantonais. Ou de nouilles. Quel dilemme. Ma vie est trépidante. Une fois de retour ici, lecture sous la couette. J'ai terminé ce matin un roman de Serge Brussolo, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ma vie chez les morts&lt;/span&gt;, et je viens d'entamer &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Stranger in a Strange Land&lt;/span&gt;, de Robert A. Heinlein, qui démarre sur les chapeaux de roues. Dormir au moins huit heures, m'hydrater, me lever trop tôt. Dans un peu moins de quatre-vingt-quinze heures, mon sacerdoce prendra fin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-4148470058694036348?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/4148470058694036348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=4148470058694036348' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4148470058694036348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/4148470058694036348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/01/synchronisation-des-monstres.html' title='Synchronisation des Monstres'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6433935441112846816</id><published>2009-01-01T07:50:00.001-08:00</published><updated>2009-01-01T08:09:47.477-08:00</updated><title type='text'>Dragon Noir</title><content type='html'>Jeudi premier janvier deux mille neuf. Vingt-trois heures cinquante-deux (heure française, seize heures cinquante-deux). L'année commence sur les chapeaux de roues. Hier soir, après un repas trop pimenté en compagnie du Sultan et de sa future épouse, je suis passé par surprise dans les soirées de fin d'année organisées par deux de mes classes, où j'ai chanté des tubes des  et des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Backstreet Boys&lt;/span&gt; et des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carpenters&lt;/span&gt;. Succès garanti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour vers vingt-deux heures, plongée sous la couette. Depuis quelques jours, mon mal de gorge nocturne s'accompagne d'un robi-nez inconsolable et d'une fièvre passagère, aux petites heures du matin. Cette nuit, ça n'y a pas coupé. Après m'être effondré vers minuit moins dix, je me suis éveillé vers quatre heures trente du matin, tourmenté par une légère fièvre, la tête pleine de phrases en indonésien. J'ai mis deux bonnes heures à me rendormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, premier d'une parenthèse de trois jours durant lesquels je ne travaillerai pas (avant d'enchaîner, pour ma dernière semaine de cours, six jours d'affilée, à commencer par un dimanche œuvré pour les besoins du culte), j'ai  rejoint le Sultan pour un brunch, soupe de nouilles et raviolis chinois, avant de l'accompagner, avec son chien, sa fiancée et un de ses élèves, au parc central de la ville. J'y ai mollement écouté Hu Jintao souhaiter la nouvelle année à ses compatriotes, avant d'opter pour un retour en moto-taxi, vers trois heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures de sieste plus tard, encadrées de deux courtes périodes à lire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Gum Thief&lt;/span&gt;, le tout dernier roman de Douglas Coupland, je tente, en vain, de jouer au badminton, avant d'opter pour du tennis de table. Le Sultan et son amie m'interrompent au bout de vingt minutes: l'amie qui voulait nous inviter à dîner est arrivée, illustrant par là une notion de la ponctualité toute chinoise, trois quarts d'heure avant le rendez-vous fixé le matin même. Après avoir maugréé dans ma barbe et pris mes dispositions testamentaires, j'ai pris place dans la voiture qui nous conduisit vers le lieu des agapes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soirée bien commencée, mais mal terminée. Repas désespérément pimenté. Nous nous rabattons, le Sultan et moi-même, sur les rares plats sans piment, arrosant le tout (de trop) d'alcool (de la bière, du vin rouge chinois ou du tord-boyaux local, selon les envies de chacun). Fin de festin expédiée, nous nous acheminons vers le karaoké où doit se poursuivre la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un duo sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ticket to Ride&lt;/span&gt; des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beatles&lt;/span&gt; repris par les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carpenters&lt;/span&gt;, je danse tandis que le Sultan, pris de malaise, se rend aux toilettes, dont il ne ressortira que pour prendre place dans l'ambulance commandée par un docteur en médecine, fort opportunément présent sur les lieux. Etat de choc léger. Acheminement vers l'hôpital. Consultation, perfusion, sommeil. Je viens de rentrer en moto-taxi, laissant le patient sous bonne garde (le médecin qui l'a ausculté n'a pas semblé inquiet, mais ce genre d'incident est toujours impressionnant pour l'entourage de l'infortuné).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: m'aller coucher, lire deux pages et dormir. Le froid est mordant ce soir, mais j'espère trouver le repos. Si le téléphone ne sonne pas durant la nuit, je saurai que rien de grave ne s'est produit. S'il sonne, je me déplacerai et avancerai tous les frais médicaux nécessaires. Demain matin, grasse matinée, prise de nouvelles auprès du malade ou de sa garde rapprochée, promenade dans les collines si le temps reste au beau fixe, farniente, repos, sommeil à toute heure du jour ou de la nuit. Plus que trente-et-une heures de cours, et je serai libre de mon emploi du temps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6433935441112846816?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6433935441112846816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6433935441112846816' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6433935441112846816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6433935441112846816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2009/01/dragon-noir.html' title='Dragon Noir'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6140395864191628765</id><published>2008-12-30T20:25:00.000-08:00</published><updated>2008-12-31T01:44:23.996-08:00</updated><title type='text'>La Mélopée des Briques</title><content type='html'>Mercredi trente-et-un décembre deux mille huit. Midi vingt-sept (heure française, cinq heures vingt-sept du matin). Une grosse semaine me sépare désormais de la libération; non que je vive véritablement l'enseignement comme un calvaire de tous les instants, mais ce métier puise en moi des forces vives qui mettent trop de temps à se reconstituer. J'y laisse de ma personne, et ce que j'en retire se résume, bien trop souvent, à une satisfaction passagère, un peu de frustration quand les tentatives n'aboutissent pas, et des souvenirs émus pour quand l'éloignement aura converti le quotidien en nostalgie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dizaine de jours me séparent de la précédente entrée. Depuis, je n'ai fait qu'affermir ma résolution de quitter les lieux au plus vite, c'est-à-dire après le mariage du Sultan, voire du nouvel an chinois, qui tombe le vingt-six janvier, si je parviens à tenir jusque-là. Le superviseur des enseignants étrangers m'a, au nom du proviseur, demandé de reconsidérer ma décision, mais j'ai su rester inflexible. Il faut dire que ma vie, dans les mois à venir, ne doit pas être ici. Un an m'aura suffi à faire le tour du lieu, je puis donc partir sans regret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière a été quelque peu mouvementée. Entre les leçons, l'effervescence de saison m'a sollicité pour animer le goûter de Noël d'une école privée donnant des cours d'anglais aux gosses de riches du coin. J'y suis allé deux fois, une avec le Sultan et une seconde seul, avec à chaque fois une centaine d'enfants âgés de cinq à douze ans, dans un pseudo-Kentucky Fried Chicken local (mais meilleur que l'original).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ellipse. Il est désormais dix-sept heures quarante. Je rentre à l'instant du spectacle de Nouvel An organisé par le lycée: chants, danses et sketches humoristiques. J'y ai interprété, avec l'aide du Sultan pour les refrains, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Yellow Submarine&lt;/span&gt; des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beatles&lt;/span&gt;, a capella, devant cinq mille élèves. C'est une chanson facile à chanter, facile à comprendre, pas trop longue, idéale pour un public jeune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai reçu ma paie du mois. J'espère la conserver longtemps, rentrer en France avec quelques économies, histoire de voir venir. Il s'agira de ma dernière paie pleine, puisque mon contrat prend fin dans neuf jours. Le repos me fera le plus grand bien, je commence à saturer, niveau boulot. Je n'ose même pas imaginer comment les salariés ordinaires supportent le leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée, enfin de la soirée, puisque la nuit tombe: bouquiner au froid, avant de sortir manger quelque chose de chaud pour fêter le saut de l'an. Je suis depuis deux jours sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Dain Curse&lt;/span&gt;, un Dashiel Hammett qui manquait à mon palmarès. Un Douglas Coupland s'apprête à en prendre le relais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6140395864191628765?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6140395864191628765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6140395864191628765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6140395864191628765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6140395864191628765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/la-mlope-des-briques.html' title='La Mélopée des Briques'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-9044001531562559986</id><published>2008-12-22T17:17:00.000-08:00</published><updated>2008-12-22T17:45:49.248-08:00</updated><title type='text'>Rafraîchissement</title><content type='html'>Mardi vingt-trois décembre deux mille huit. Neuf heures vingt du matin (heure française, deux heures vingt du même matin). L'hiver nous est tombé dessus à l'improviste. Avant-hier, il faisait vingt-cinq degrés en plein soleil, je me promenais en short. Hier soir, il faisait zéro degrés, avec des moufles. La Chine ne plaisante pas avec son calendrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins de trois semaines de cours me séparent encore de la libération (même si je serai triste de les quitter, mes deux mille morpions). J'ai appris vendredi dernier que le semestre prendrait fin, en ce qui me concerne, le neuf janvier, et que je ne serai plus payé au-delà. Je peux tout de même squatter gracieusement jusqu'à fin janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sultan, qui habite l'appartement voisin et occupait le siège d'à côté dans le charter qui nous a débarqués au Capitalistan, doit se marier autour du vingt janvier, donc je resterai au moins jusque là. Dans la foulée, je resterai probablement pour voir le Nouvel An Chinois, il paraît que ça vaut le coup, et puis des éles m'ont invité chez eux pour l'occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la semaine, il faudra que je pense à contacter ma compagnie d'aviation privée pour savoir s'il est possible de modifier la date de mon retour aéroporté. A vue de nez, si mes plans se concrétisent, ça me ferait rentrer en France vers le premier février, ou le deux, enfin dans ces eaux-là, plutôt que le vingt-et-un. Mais ça reste à confirmer, si ça se trouve mon billet d'avion est inamovible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi est toujours agréable, pour l'enseignant que je prétends être, parce que j'ai les meilleures classes, l'une après l'autre, sans trop de pause au milieu. Le mardi, c'est plus dur, et le reste de la semaine n'est qu'une longue traversée du désert, parsemée d'îlots hospitaliers. Mais le planning de ma semaine est vraiment fait n'importe comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, pas moyen de diffuser &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wallace &amp;amp; Gromit&lt;/span&gt; à mes seconde onze, parce que leur connasse de prof principale a embarqué les TROIS clefs du téléviseur. Deuxième fois qu'elle me fait le coup. Je me suis rattrapé aux branches en meublant comme j'ai pu. Mais, bon; m'énerve. La semaine prochaine, je l'agresserai dans une ruelle obscure pour lui faire comprendre qui a raison. Non, mais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, je ne travaillerai pas. J'ai obtenu mon vingt-quatre décembre, parce que le mercredi est plus dur à bosser que le jeudi, je bosse à huit heures. Voilà tout le sens que revêt pour moi la fête de Noël, une chance de faire la grasse matinée (si mes connards de voisins n'écoutent pas de la variétoche dès six heures du matin, comme hier soir après onze heures, et si le chantier de l'immeuble en construction derrière le mien, qui s'est poursuivi toute la nuit hier jusqu'à cinq heures du matin, n'en rajoute pas une couche dans les horaires à la con).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayn Rand est une conne. J'ai coulé son pavé indigeste dans une dalle en béton. Je me suis attaqué à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cercles&lt;/span&gt;, de Yannick Haenel, un des séides de Philippe Sollers. Pour le moment, c'est l'histoire d'un type qui abandonne son boulot un beau matin d'avril, déambule le long de la Seine en déballant des platitudes et tombe amoureux d'une danseuse russe. Ecriture légère, parfois poétique (avec une grosse dette du côté de Rimbaud, mais bon, moi aussi). J'y retrouve le tracé de mes balades d'autrefois dans Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: encore cinq cours et un atelier de conversation. Impossible de jouer au badminton cette semaine, le gymnase a été converti en salle d'exposition pour les croûtes locales. Ce soir, repas de Noël organisé par une école de cours d'anglais privés des environs, je vais devoir m'occuper des chiards jusqu'à pas d'heure. J'adore mon métier. Plus que soixante-sept heures de cours, et je serai libre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-9044001531562559986?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/9044001531562559986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=9044001531562559986' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9044001531562559986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/9044001531562559986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/rafrachissement.html' title='Rafraîchissement'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-6810444995119772420</id><published>2008-12-18T17:04:00.000-08:00</published><updated>2008-12-19T02:27:52.038-08:00</updated><title type='text'>Du Lapin sur la Planche</title><content type='html'>Vendredi dix-neuf décembre deux mille huit. Treize heures trente-cinq (heure française, six heures trente-cinq du matin). Plus que trois heures de cours avant le week-end. Je ne l'aurai pas volé. Pendant une soixantaine d'heures, je pourrai me reposer, tenter de rattraper le temps perdu sur le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Never-Ending Book Quiz&lt;/span&gt;, aller marcher dans les collines et me casser la tête contre l'ennui intrinsèque à la lecture d'Ayn Rand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche dernier, j'ai finalement couru mes dix kilomètres, en cinquante-et-une minutes environ. Mes tendons s'en ressentent toujours. Il s'agissait de mon tout premier dix mille mètres, donc je ne sais pas si je pourrai améliorer, à l'occasion, mon temps de référence. Le record du monde est de vingt-six minutes. Je pense que quand mes tendons me le permettront, je me remettrai à courir la distance jusqu'à ce qu'elle me soit confortable. Je tenterai alors de me lancer dans le semi-marathon. Dans quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, je vais bosser, non la mort dans l'âme, mais déterminé à en découdre. La semaine passée, j'ai diffusé un dessin animé dans mes vingt-six classes, si bien que les élèves tiennent désormais pour acquis que je leur ferai regarder la télévision chaque semaine jusqu'à la fin du semestre. Je m'empresse, heure après heure, de les dissuader de leurs conceptions erronées. Mais je me suis emporté quelquefois. Les conséquences sont plutôt positives, les élèves chinois étant apparemment habitués à ce que leurs profs fassent preuve d'autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que trois heures. A en croire les informations fournies ce matin par certains élèves, il ne resterait plus que trois semaines de cours avant la fin du semestre. Si je pars de cette base, je peux me réjouir de ne plus avoir beaucoup à tirer. La semaine prochaine, je bénéficierai d'un à deux jours de congé pour Noël, dont la date me reste libre à fixer (je verrais bien Noël tomber un vingt-trois décembre, pour changer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans deux semaines, pour le passage à la nouvelle année, l'école prévoit une journée de festivités, avec chants, danses et déclamations. Je risque de finir par chanter un tube des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Backstreet Boys&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, pour faire dans le consensuel. Je ne les sens pas encore prêts pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Metallica&lt;/span&gt;. Devant les cinq mille élèves du lycée assemblés, je me ridiculiserai  pour la postérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ellipse. Dix-huit heures douze (heure française, onze heure douze du matin). Après avoir prodigué ma sagesse aux trois dernières classes de la semaine, je ressors d'un entretien avec mon patron qui m'a confirmé la date des vacances, tout en me précisant que je ne serais plus payé au-delà du neuf janvier... Il faudra que je voie si la date de mon retour aérien ne peut pas être avancée de quelques semaines, si je me retrouve en Chine sans revenu pendant un mois et demi, autant rentrer avant (après le nouvel an chinois, qui tombe le vingt-six janvier, et après le mariage du Sultan, qui devrait survenir la semaine d'avant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: rester au chaud (enfin, au froid, puisque la nuit est tombée) un moment, puis sortir manger quelque chose de chaud. Hop. Deux fois "chaud" dans la même phrase: je vais à l'encontre de tous les manuels de stylistique. Poursuivre ma lecture d'Ayn Rand, qui décidément ne fait pas dans la subtilité. Ses personnages sont des entrepreneurs monomaniques, dénués de tout sens des relations sociales, dressés en ultime rempart contre les hordes du communisme planétaire. Je ne sais pas encore comment la situation va évoluer, donc je poursuis ma lecture, mais je commence à avoir du mal avec le propos du bouquin, tant il est peu nuancé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-6810444995119772420?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/6810444995119772420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=6810444995119772420' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6810444995119772420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/6810444995119772420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/du-lapin-sur-la-planche.html' title='Du Lapin sur la Planche'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5683634276022238283</id><published>2008-12-13T23:19:00.000-08:00</published><updated>2008-12-13T23:55:14.378-08:00</updated><title type='text'>Pentecôte pour un Pangolin</title><content type='html'>Dimanche quatorze décembre deux mille huit. Quinze heures vingt (heure française, huit heures vingt du même matin). Il est des jours qui filent à la vitesse de l'éclair. Il en est d'autres qui se traînent à la vitesse d'un limaçon apathique. Aujourd'hui reste suspendu quelque part entre les deux. Quant au défilement des jours, des mois et des semaines, il appartient décidément à la seconde catégorie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je trouve le temps long à moyen terme, et trop bref à court terme. Je peine à trouver comment meubler les cent cinquante-six heures de cours qu'il me reste à dispenser d'ici au vingt-trois janvier, date officielle de mes vacances. Six semaines m'en séparent. Pour demain et les quatre jours suivants, je prévois une thématique de saison (expliquer à mes ouailles, qui ne fêtent pas Noël, comment on la célébre de mon côté du Rideau d'Argent). Pour la suite, mystère... Quant au contenu précis du cours de la semaine, je m'en occuperai sans doute demain matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux jours, je n'ai pu me rendre sur internet, mon ordinateur personnel, ou plutôt le système d'exploitation tournant dessus, Windows XP version piratée officielle chinoise, ayant subitement décidé de rendre l'âme. Combustion spontanée. Mon PC n'était plus qu'un gros presse-papier où seul marchait encore mon lecteur de livres électroniques stockés sur mes disques durs externes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les conseils du Sultan, et avec ma bénédiction, je viens de me faire installer Ubuntu, une plateforme Linux, qui a le mérite d'être officiellement gratuite (pas uniquement en Chine, mais dans le monde entier, y compris chez mon père). Je tâtonne depuis ce matin pour me familiariser avec l'engin, mais je constate d'ores et déjà que ma bécane tourne beaucoup plus vite, et que je peux, enfin, écouter de la musique en même temps que tourne une autre application. Je croise les doigts en attendant que soit confirmé dans mon cœur l'impact immense qu'y constitue la révolution Linux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'ordinateur ne tournait plus, et que j'étais officiellement en week-end, j'ai fait marcher cette autre pompe à temps qu'est la lecture. J'ai neutralisé la menace présentée par Douglas Coupland et son très fluide &lt;span style="font-style: italic;"&gt;JPod&lt;/span&gt; (avec des foutages de gueule comme l'insertion d'une trentaine de pages contenant les cent mille premières décimales de Pi). Lecture agréable, dans la lignée de ses précédents ouvrages. Il me reste son dernier roman en date, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Gum Thief&lt;/span&gt;, quelque part sur mes étagères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enchaîné prestement avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rafles sur la ville&lt;/span&gt;, un roman policier d'Auguste le Breton datant de mille neuf cent cinquante-six, que je viens de finir. Lecture délectable. Le Breton et moi, c'est une histoire d'amour pas vieille, mais intense. Je n'ai lu que quatre ou cinq de ses romans, notamment tirés de la série des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rififi&lt;/span&gt; (terme dont il est l'inventeur et le possesseur légal), mais j'en garde un souvenir intense et le désir d'en lire davantage. Chaque chose en son temps. Une fois de retour au pays, je tâcherai d'engloutir une partie de mes économies dans tous les livres qui me font baver (ou je m'inscrirai dans une bibliothèque municipale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rafles sur la ville&lt;/span&gt;, Le Breton abandonne le point-de-vue des truands et autres affranchis, coutumier de ses romans, pour adopter celui des flics, habituels antagonistes. Une brigade parisienne tente tout pour coincer un tueur ayant liquidé l'un des leurs. Mais tout n'est pas tranché noir sur blanc, certains policiers comportant leur part d'ombre, tandis que les gangsters de Paname renferment leurs côtés humains. Avec de l'argot policier qui sonne vrai, dans le Paris d'il y a cinquante ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les dix ou douze prochains jours, je m'apprête à attaquer de front l'iceberg Ayn Rand, avec la lecture d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Atlas Shrugged&lt;/span&gt;, son grand-œuvre, si je ne m'abuse. Auteur évadée d'une Union Soviétique qu'elle dénigrera d'autant plus qu'elle débarque dans l'Amérique maccarthiste des années cinquante (notons au passage que je n'ai pas vérifié les détails de sa biographie, et que je me trompe sans doute sur la date exacte de son arrivée aux Etats-Unis, mais que la parution du roman remonte bel et bien  cinquante-sept), Ayn Rand reste aussi bien adulée que controversée outre-Atlantique. Je n'ai jamais rien lu d'elle, donc j'en pourrai dire davantage d'ici mille deux cents pages imprimées tout petit, au secours, mes pauvres yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers temps, pour masquer mon vernis d'activité intellectuelle sous une épaisse couche d'exercices physiques, je m'adonne davantage au tennis de table, depuis que le badminton devient difficile à pratiquer étant donnés mes horaires de travail, l'oblicité plongeante des rayons solaires quand je quitte ma salle de classe et la mauvaise volonté des praticiens locaux à se plier à mes habitudes déviant de la norme chinoise. Ils demeurent surpris que je ne dîne pas à dix-sept heures pétantes, et ferment la salle de badminton vers dix-huit heures, quand bien même je me suis tout juste échauffé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il fait nuit de plus en plus tôt, je ne cours plus guère, n'ayant que très modérément envie de me fouler la cheville dans le noir, comme cela m'est déjà arrivé depuis ma venue en Chine. Quant à mon objectif de courir dix kilomètres d'affilée en moins d'une heure d'ici fin deux mille huit, j'ai bien peur que... A moins de m'y mettre tout de suite...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la journée: d'ici une vingtaine de minutes, sortir pour aller courir comme un con autour du stade. Objectif, trois à cinq kilomètres en petites foulés. Si je ne suis pas mort à l'arrivée, me diriger vers la salle de badminton pour aller mesurer mes tendinites à l'aune des raquetteux du coin. Si le badminton se refuse à moi, opter pour le ping-pong, voire la douche, selon mon état de fatigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En soirée, recevoir les instructions du Sultan pour nourir et sortir son chien les trois prochains jours, qu'il devrait passer à Wuhan aux prises avec l'administration franco-chinoise (objectif, se marier le mois prochain, dans les parages, avec une fille des environs, qui le lui rend bien). Préparer mollement mon cours de demain. Lire à m'en user les yeux. Dormir tard, car j'ai bu trop de thé, ou tôt, car je serai rincé par ma Longue Marche dans la poussière (à laquelle je retournerai, mais c'est une autre histoire).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5683634276022238283?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5683634276022238283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5683634276022238283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5683634276022238283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5683634276022238283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/pentecte-pour-un-pangolin.html' title='Pentecôte pour un Pangolin'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-2586133937772065988</id><published>2008-12-11T03:40:00.000-08:00</published><updated>2008-12-11T05:03:39.268-08:00</updated><title type='text'>Retour au Monde dans moins de Quatre-Vingts Jours</title><content type='html'>Jeudi onze décembre deux mille huit. Dix-neuf heures quarante-cinq (heure française, midi quarante-cinq). Tentons un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;follow-up&lt;/span&gt; à mon entrée d'hier. La pianiste amatrice de l'étage du dessous a ressorti ses gammes, et mon ordinateur poussif refuse que j'écoute &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pantera&lt;/span&gt; en même temps que je me promène sur internet. Bon. Ma revanche sera terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée s'est bien passée, malgré une légère déconvenue (j'ai appris que les examens de mes élèves ne commenceraient que demain soir, et que, par conséquent, je devrais assurer tous mes cours en journée). Mon cours de la semaine n'est pas très difficile à reproduire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad nauseam&lt;/span&gt;, il consiste à faire du bla-bla pendant quinze minutes, en introduisant quelques mots de vocabulaire essentiels à la compréhension de la seconde étape, laquelle se limite à lancer un dessin animé sur les écrans de télévision dont le gouvernement chinois a généreusement doté chaque salle de classe (mille euros le poste).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche. Nonobstant. J'en suis à vingt-et-un visionnages en quatre jours de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wallace &amp;amp; Gromit: The Wrong Trousers&lt;/span&gt;, et une portion non négligeable du plaisir de me projeter dans un week-end anticipé était de ne pas avoir à le regarder cinq fois de plus. Je suis patient, et la répétition ne me dérange pas, mais bouquiner au lit m'aurait davantage motivé que me taper quatre ou cinq projections supplémentaires des mêmes trente minutes d'animation en pâte à modeler. Je connais les dialogues presque par-cœur. Je pourrais toujours changer le contenu du cours, me direz-vous. Mais ça serait justement aller à l'encontre de mon projet, lequel consiste précisément en une routine totale de mon quotidien. Le temps passe plus vite dans la répétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma santé ne pose aucun problème. Le froid et la sécheresse contribuent à m'avoir couvert les mains de petites plaques rouges désquamantes, mais depuis deux jours, leur propagation s'est stabilisée (un peu d'eczéma, pour les non-hypochondriaques). D'après mon sponsor, le Professeur van Houten, mes hanches devraient déjà s'être vu perforer par l'acide dilué en suspension dans l'eau de ma douche, mais je n'observe pour le moment aucune lésion cutanée. Je ne tousse même plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le froid. Le Grand Froid. Il existe en Chine, mais plus loin au nord. Vers Pékin, voire en Mandchourie, le mercure chute et la neige tombe. Mon ami Niin, actuellement en Corée, m'a dit l'autre jour qu'il y faisait moins douze, ou moins sept, je ne sais plus. Ici, il doit faire dans les plus cinq le matin, et cet après-midi, je suis persuadé que le thermomètre a dépassé les vingt degrés en plein soleil. Certains élèves, fraîchement débarqués d'une sieste réparatrice et d'une frénétique partie de basket, avaient même mis en route les ventilateurs de leur salle de classe, tandis que les gamines emmitouflées du premier rang grelottaient dans leurs gros anoraks. J'ai rétabli l'ordre dans le groupe humain, car telle est ma mission d'enseignant. Avant de me réfugier derrière les péripéties d'un chien en pâte à modeler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la température extérieure fluctue, oscillant entre du froid de saison au petit matin pour grimper à des altitudes printanières dès que le soleil a pointé son nez deux ou trois heures, elle reste toutefois constante, en mon rechet, où elle semble stationnaire autour des dix ou douze degrés. Je me les pêle. Les Chinois du Sud n'ont pas le chauffage, et le double vitrage n'est qu'un doux rêve. Les nappes d'air froid venues de Sibérie, qui dominent la Chine du Nord et font de la capitale chinoise une annexe de Moscou, envoient des langues de chat nocturnes lapper le grand Sud. D'après mes voisins, il fera vraiment froid le mois prochain. En attendant, je vis l'hiver le plus chaud de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week-end, depuis deux ou trois semaines, je passe deux ou trois heures à crapahuter dans les collines situées non loin de mon lycée, une fois traversée la grande route poussiéreuse où les semi-remorques passent rejoindre l'autoroute située à proximité. La ville où je demeure et enseigne, Xinfeng pour ne pas la nommer (oups, trop tard), est une petite bourgade en pleine expansion, enchassée dans une campagne densément peuplée, essentiellement rizicole, comme la Chine en compte tant. Si bien que dans certains quartiers, la ville n'a eu le temps de jeter sur le fond rural ambiant qu'une ébauche d'urbanisation. La grande route poussiéreuse a tout du décor de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;western&lt;/span&gt;, toutes les maisons collées présentant une façade unique derrière laquelle le promeneur soupçonne l'absence de profondeur. Je traverse un décor pour me rendre en montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait de montagne, il s'agit surtout d'une demi-douzaine de collines boisées, qui se succèdent en une série de sentiers grimpants, crescendo jusqu'au sommet local, trois-cent soixante-dix mètres au-dessus du niveau de la mer. Une grosse antenne de transmission électrique s'y dresse, surveillée par un gardien résidant sur place. La solitude étant son lot quotidien, il accueille avec plaisir et locacité les visiteurs de passage. La promenade proprement dite me prend deux heures aller et retour. Si je m'attarde à tailler le bout de gras, elle peut durer trois heures, le temps de redescendre pour m'aller cloître dans mon mausolée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai peu lu ces derniers temps, mais depuis quelques jours, le rythme s'accélère (il faut dire que je néglige quelque peu le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Never-Ending Book Quiz&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, je finirai bien par perdre ma quatrième place au classement, un jour ou l'autre). Je suis resté une bonne semaine sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Mammoth Hunters&lt;/span&gt;, troisième tome de la pentalogie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Earth's Children&lt;/span&gt;, de l'Américaine Jean M. Auel. Nous sommes dans le roman érotico-civilisationnel préhistorique. L'héroïne est une jeune &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Homo Sapiens&lt;/span&gt; du palélolithique (âge de la pierre taillée, si mes souvenirs d'enfance ne se sont pas trop émoussés), belle et ingénieuse, élevée par des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Homo Neanderthalensis&lt;/span&gt; qui ont fini par la bannir à la fin du premier tome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le second volume, elle met cinq cents pages à rencontrer Jondalar, le beau tailleur de silex romantique venu du bout du monde pour d'obscures raisons philosophiques. Ils sont tous deux blonds, lui mesure un mètre quatre-vingt-quinze et elle quelque chose comme un mètre quatre-vingts, ils sentent le sable chaud et le crottin de cheval, car la belle a inventé la domestication, vu qu'elle s'emmerdait, toute seule dans sa grotte, à attendre le prince charmant. Elle a aussi inventé l'aiguille à coudre, le briquet, le langage des signes et la sagaie. Une sorte de Rahan avec des tresses. Les deux finissent par s'unir, c'est merveilleux, ils s'aiment comme des bêtes et se prennent dans toutes les positions entre le lion des cavernes et les deux chevaux du cheptel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils s'aiment, mais se compliquent la vie. Convaincus de ne plus être aimés de l'autre, ils s'enferment dans des attitudes ambigües qui ne facilitent pas le dialogue. Je soupçonne l'auteur d'y être pour beaucoup. Dans le troisième tome, ils quittent leur nid d'amour pour partir à la recherche d'autres humains dans la zone. Ils tombent sur les chasseurs de mammouths, qui adoptent Ayla. La pesanteur romantico-érotique vient s'alourdir d'un triangle amoureux, le couple étant rejoint par un sculpteur d'ivoire venu d'Afrique noire. Il faudra attendre le dernier chapitre pour que se démêle l'écheveau des sentiments humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends plaisir à cette lecture, ne serait-ce que pour constater à quel point les personnages peuvent être stupides. L'écriture n'a rien de follichon, sauf parfois dans la description des paysages et des rituels. L'énumération botanique de la faune des steppes apporte une touche pédante qui permet d'éviter l'effet Barbara Cartland. Je lirai avec intérêt les deux derniers volumes. Dans le quatrième, je prédis que les deux amoureux poursuivront leur voyage pour rentrer chez Jondalar, qui se languit des siens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu en début de semaine, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ship of Strangers&lt;/span&gt;, de Bob Shaw, auteur nord-irlandais méconnu (apparemment, trois de ses romans, sur une trentaine, ont été traduits en français dans les années soixante-dix). Il s'agit, à la base, d'un recueil de nouvelles mettant en scène une même équipe d'explorateurs interplanétaires. Le fil conducteur, héros par défaut, est un vétéran du Service Cartographique, revenu de tout, qui continue de se ré-engager parce qu'il a la bougeotte et ne supporte pas bien longtemps la vie civile. Nous sommes dans un contexte familier des lecteurs de Van Vogt, auquel le livre est dédicacé. Les nouvelles ont été soudées par une trame narrative, à la manière de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Voyage of the Space Beagle&lt;/span&gt;, qui semble LA référence principale de Shaw, en l'occurrence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avantage des romans de Bob Shaw, dont j'avais précédemment lu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Medusa's Children&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Orbitsville&lt;/span&gt; (qui a connu deux suites, que je lirai un jour), est commun à bien des ouvrages de la "grande époque" de la science-fiction: en moins de trois cents pages, ils arrivent à raconter ce que les auteurs actuels mettraient trois volumes de cinq- ou huit-cents pages à distiller. Ils savent aller à l'essentiel. Je trouve en outre que dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ship of Strangers&lt;/span&gt;, Bob Shaw a réussi à donner à son protagoniste davantage d'épaisseur, notamment psychologique, que n'en ont souvent les personnages stéréotypiques du genre et de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement en chantier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;JPod&lt;/span&gt;, avant-dernier roman en date (publié en deux mille six) du Canadien Douglas Coupland. Suite thématique à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Microserfs&lt;/span&gt;, sorti au début des années quatre-vingt-dix et ayant introduit la notion (et le terme) de "Mac-job": des ingénieurs en informatique travaillant pour une compagnie de développement technologique dans un  ensemble de six &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cubicles&lt;/span&gt; (des espaces de travail compartimentés par des cloisons en préfabriqué, sans plafond, je ne connais pas le terme en français)  contemplent leur interchangeabilité, l'absurdité de leur existence et leurs passions de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;geeks&lt;/span&gt; (le terme a connu un certain succès ces derniers temps en français, notons que l'auteur décrit le milieu et emploie cette appellation depuis les années quatre-vingts, à l'instar de Scott Adams et de son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dilbert&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ma lecture de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Generation X&lt;/span&gt;, et surtout depuis celle de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Microserfs&lt;/span&gt;, je suis puissamment fan de Douglas Coupland, dont j'ai lu tous les romans dans l'ordre chronologique de leur publication, à l'exception des deux derniers, qui m'accompagnent justement dans mon séjour chinois. J'ai, accessoirement, intégralement regardé, en la compagnie du Sultan avant qu'il n'achète son chien, la série animée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dilbert&lt;/span&gt;, adaptée du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;strip&lt;/span&gt; du même nom. J'ai commencé à lire les archives en ligne dudit &lt;span style="font-style: italic;"&gt;strip&lt;/span&gt;, mais l'accès n'étant pas facile depuis la Chine (un grief récurrent que je me verrai un plaisir de remiser au placard une fois regagné le plancher des vaches fromagères), j'ai mis ma lecture de côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de clore le présent billet, je signalerai pour mémoire (la mienne, faillible, et à laquelle ce journal supplée) que la semaine dernière j'ai, pour la première fois, mangé du chien, après plus de six mois en Chine. A vue de langue, ça n'est pas mauvais, mais comme les Chinois ont décidé qu'il fallait absolument servir cette viande avec un max de piments rouges, je n'ai pu qu'y tremper le bout de mon organe gustatif avant combustion. Il faudra que je m'informe des usages cynoculinaires en République de Corée (du Sud).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Programme de la soirée: traîner encore un peu en ligne. Poursuivre ma lecture, sur le PC, du cinquième recueil des aventures dessinées de Spider Jerusalem, dans les pages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Transmetropolitan&lt;/span&gt;, écrit par Warren Ellis. D'ici une demi-heure à une heure, m'engouffrer sous la couette avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;JPod&lt;/span&gt; pour la suite des opérations (roman commencé hier, vraisemblablement terminé demain, cinq cent cinquante-cinq pages, je lis quand j'en ai le temps). Tâcher de dormir avant deux heures du matin, en espérant que l'absence de sport aujourd'hui, la lecture passionnante et la musique nocturne de mon voisin ne contribuent pas à me mettre des bâtons dans les roues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de transmission: vingt heures cinquante-trois (heure française, treize heures cinquante-trois).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-2586133937772065988?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/2586133937772065988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=2586133937772065988' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2586133937772065988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/2586133937772065988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/retour-au-monde-dans-moins-de-quatre.html' title='Retour au Monde dans moins de Quatre-Vingts Jours'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-5186332169970711661</id><published>2008-12-09T21:24:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T05:15:01.401-08:00</updated><title type='text'>Le Royaume du Cartilage</title><content type='html'>Mercredi dix décembre deux mille huit. Treize heures vingt-huit minutes (heure française, six heures trente-huit du matin). Beaucoup de choses se sont enchaînées ces huit derniers jours, et non des moindres. Depuis la semaine dernière, je bénéficie d'un permis de séjour de deux ans, valable jusqu'à fin novembre deux mille dix. Dommage que j'aie prévu de quitter le territoire chinois d'ici deux mois et dix jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Soixante-treize jours me séparent d'un retour programmé sur le sol français. Septante-trois jours dont un peu plus de six semaines de cours. Oui, je compte chaque heure, non que le cadre me déplaise, mais le métier d'enseignant n'est décidément pas mon truc. Je pourrais rester ici indéfiniment, je compterais toujours les heures de cours, et le nombre de jours, me séparant de l'étape suivante dans ma lente dérive vers le néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Cette année passée en Chine aura été riche en introspections; riche en solitude, malgré un nombre restreint de déprimes proprement dites. Je commence sans doute à me faire au globe-trotting. Je sais aussi fermement où mon affect m'attire, et je ne me vois pas loin rester durablement loin de ma patrie; six mois par-ci, par-là, assurément, mais plusieurs années d'affilée, non, décidément, non. Mon employeur sera très déçu, et me demander sans doute de le rembourser des frais occasionnés par ma demande de permis de travail, de permis de séjour et de certificat d'expertise étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Car je suis un expert étranger. Tel est mon titre désormais. J'ai attendu, ou plutôt, mon employeur a attendu neuf mois pour finaliser les démarches administratives me permettant de rester ici deux ans. Mon intention initiale était de rester ici un an, et je m'en tiendrai là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Ellipse. Quelques heures plus tard. Ma trépidante vie professionnelle a coupé dans l'œuf mon élan autophage. Je reprendrai demain, ou un autre jour, le fil de mes pensées décousues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Programme de la soirée: zoner sur l'entretoile, lire Douglas Coupland et dormir douze heures. Demain, cinq heures de cours avant week-end anticipé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-5186332169970711661?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/5186332169970711661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=5186332169970711661' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5186332169970711661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/5186332169970711661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/le-royaume-du-cartilage.html' title='Le Royaume du Cartilage'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6047782722589276525.post-8136977570275922378</id><published>2008-12-01T05:38:00.000-08:00</published><updated>2008-12-01T06:03:10.517-08:00</updated><title type='text'>Ton Grand-Père est au Goulag</title><content type='html'>Lundi premier décembre deux mille huit. Vingt-et-une heures dix-neuf (heure française, quatorze heures dix-neuf). Depuis plusieurs semaines, le pare-feu chinois auquel je suis sujet me brise les gonades en menus morceaux. Impossible d'actualiser mon journal en ligne, et je suis passé par  tous les proxies. La solution semble bel et bien de changer, une fois de plus, d'hébergeur. Ca n'est pas de gaîté de cœur, l'habitude tendant à engendrer une fidélisation par défaut, mais je me vois contraint, pour un temps, d'aller voir ailleurs si j'y suis. Le lecteur perspicace aura suivi le lien laissé dans les commentaires du dernier billet en date, chez le précédent hébergeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Comment rendre compte de l'intervalle, mesuré à trois bonnes semaines, depuis ma dernière entrée? Le rhume qui me tenaillait les bronches a fini par céder, renonçant à se convertir, comme je l'ai craint un moment du fond de mon hypochondrie, en tuberculose galopante. J'ai repris du poil de la bête. Mes tours de piste ont fini par cesser, menacés par une tendinite persistante dans mon genou gauche. J'en étais rendu à plusieurs itérations hebdomadaires de huit kilomètres en petites foulées, sur un circuit en terre battue ménagé à cet effet, dans le lycée qui m'emploie présentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le froid est pour beaucoup dans la métamorphose de mon activité physique. Je me contente souvent de trois ou cinq sessions hebdomadaires de badminton dans le gymnase idoine (ancien réfectoire du lycée, en des temps reculés), renonçant à ma préparation pour le marathon de Paris en 2010. Je verrai à reprendre mon entraînement quand j'aurai regagné la mère patrie. Dans quelque chose comme deux mois et trois semaines. Quatre-vingts jours tout rond, à compter de demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le froid, donc. Car il a fini par se faire sentir, comme partout, si près des Tropiques soyons-nous. La région de Chine méridionale où j'exerce mon sacerdoce est souvent plus fraîche que le sud profond, sans toutefois atteindre les abysses thermométriques du Nord. La Chine est partagée en deux par une ligne située juste au nord de Shanghaï, entre une moitié de pays chauffée en hiver, et une moitié (la mienne) qui se contente de vêtements chauds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Techniquement, il ne fait pas si froid, mais le matin, il doit faire entre trois et cinq degrés, et si l'après-midi voit le mercure avoisiner les vingt degrés en plein soleil, c'est pour mieux replonger le soir venu. A trois semaines du solstice d'hiver, la saison froide referme ses griffes glacées sur le cœur du pays. Je ressens le froid, surtout au niveau des mains. Ma peau n'apprécie que modérément la brusque chute, et habituée qu'elle est d'un chauffage domestique, elle se couvre par endroits de plaques rouges du plus bel effet, en signe de protestation. Le froid assèche mes doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je dirais que depuis deux semaines, donc, l'hiver nous est tombé dessus comme une tonne de briques. L'automne en profite pour ronger lentement les feuilles des arbres alentours, modestement, sans en muter les couleurs en un foisonnement chromatique tel qu'on en peut voir en Europe du nord ou au Canada. Le territoire reste essentiellement dominé par les conifères, qui conserveront tout l'hiver leur éternelle verdure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le retour à l'enseignement s'est fait sans heurt, après une bonne semaine d'interruption. Je meuble comme je peux les vingt-six heures hebdomadaires (auxquelles viennent s'ajouter deux périodes d'une heure et demie en libre accès, et en plein air, par tous les lycéens, soit trente heures en tout). La semaine dernière, j'ai pour la première fois recouru à la vidéo (toutes les salles du lycée ont été équipées de téléviseurs il y a deux mois); l'idéal serait d'utiliser mon ordinateur portable, mais je l'ai laissé en France. Je me contente d'un diaporama chargé sur ma clef USB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Avec l'avénement du froid, mon organisme a opté pour son biorythme hivernal, caractérisé par un besoin accru en sommeil, une tolérance amoindrie pour l'obscurité, une tendance certaine à la déprime. Comme je n'en suis pas à mon coup d'essai, je sais voir venir les symptômes de mal-être, et les contrecarrer dans l'œuf. Je me couche donc plus tôt, afin d'approcher autant que faire se peut des dix heures de sommeil désormais nécessaires. Je me lève avec le soleil, pour bénéficier pleinement des dix ou onze heures quotidiennes d'ensoleillement. Je sais relativiser mes coups de blues, comme dérivant de l'éloignement, de la fatigue et de la saison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je sors d'un week-end de trois jours, occasionné par des examens blancs pour lesquels les Terminales requéraient le squattage des salles de classe de mes Secondes. Les élèves, heureux, ont pu rentrer trois jours dans la campagne auprès des leurs (d'ordinaire, ils ne bénéficient que d'une pause d'une demi-journée le samedi; le reste du temps, ils ont cours du lundi au dimanche, pensionnaires levés dès six heures, cours jusque vers vingt-deux heures). Leur professeur, bon joueur, en a profité pour se reposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Le Sultan, mon collègue et ami venu de France par le même avion pour enseigner l'anglais dans le même lycée chinois, est moins disponible qu'il y a quelques mois, puisqu'il prépare son mariage, imminent si l'administration accepte. Du coup, je lis davantage, et je profite de mes week-ends pour me promener dans la campagne attenante à la petite ville qui nous héberge. Samedi et dimanche, j'ai gravi une série de collines, enchassées sur un chemin de crête menant au point culminant du coin, trois-cent soixante-dix mètres de pinèdes chauffées par le soleil. Adepte de randonnée, de grimpette et de nature, je ne peux que me féliciter de mon initiative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Il y a trois semaines, j'ai oublié de le mentionner depuis le dernier épisode de mes aventures, j'ai couru un trois mille mètres en compagnie des élèves de Terminale. Je n'ai pas fini dernier, mais je me suis fait prendre un tour par le meilleur d'entre eux. A trente-et-un ans, en bonne forme physique mais sans activité sportive régulière depuis treize ans, j'ai parcouru les sept tours et demi de piste en douze minutes environ. Je considère ça comme un début encourageant. Si je réitère mes tentatives de coureur de fond, je m'essaierai au dix mille mètres en moins d'une heure, avant la fin du mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mes lectures des dernières semaines ont inclus "Twilight", un mauvais roman de vampires pour midinettes, commis par une certaine Stephenie Meyer; "Knight Moves", un formidable roman du génial Walter Jon Williams, dans la veine des premiers romans de Roger Zelazny (j'en dirai sans doute davantage quand j'en aurai le temps); "L'Acacia", un roman dense avec les loups et expérimental dans la forme, de Claude Simon, une réussite totale, à mon avis; les quatre premiers tomes de la bande dessinée "Transmetropolitan", scénarisée par Warren Ellis; "The Affirmation", de Christopher Priest, exploration sur la personnalité, le rôle psychologique de l'auto-fiction et les réalités parallèles (en cours de lecture sur mon ordinateur); et "The Mammoth Hunters", de Mme Jean M. Auel, troisième tome du cycle préhistorique "Earth's Children".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je m'étendrai davantage sur mes lectures du moment, mes états d'âme et le menu de mes repas quand j'aurai vidé ma vessie, dormi six heures et préparé mes cours de la semaine. Prochaine représentation, demain matin huit heures et quart, en classe onze. Le mardi reste ma journée la plus chargée, avec six heures de cours suivies d'une heure et demie d' "English Corner" avec les volontaires venus braver le froid. Pour le moment, le programme de ma soirée inclut de la lecture, du blottissement sous couette et un sommeil aux rêves fromagers, interrompu toutes les heures et demie par la soif, et vers six heures du matin par la fanfare du lycée...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6047782722589276525-8136977570275922378?l=lemondesansschopenhauer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/feeds/8136977570275922378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6047782722589276525&amp;postID=8136977570275922378' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8136977570275922378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6047782722589276525/posts/default/8136977570275922378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondesansschopenhauer.blogspot.com/2008/12/ton-grand-pre-est-au-goulag.html' title='Ton Grand-Père est au Goulag'/><author><name>Paraph</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16428579731833609816</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/83/Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg/420px-Lapland_Mother_NGM-v31-p556.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry></feed>
